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Hommage à Mouloudji

Mouloudji fut un touche-à-tout depuis l’enfance dans le foisonnement culturel du Front populaire à l’âge adulte, après-guerre. Procurez-vous le CD édité en 2014 pour le vingtième anniversaire de la mort du chanteur. Un précieux investissement par les temps qui courent.

Un CD édité en 2014 pour le vingtième anniversaire de la mort du chanteur. Un album salutaire et opportun. Non pas que l’on puisse oublier Mouloudji et si cela était, l’espace d’un instant, un p’tit coquelicot, aperçu au bord d’un chemin, l’été, nous le rappellera toujours « le myosotis et puis la rose, ce sont des fleurs qui dis’nt quèqu’chose… ».


Ami de Jean-Louis Barrault, de Prévert, de Boris Vian, Mouloudji fut un touche-à-tout depuis l’enfance dans le foisonnement culturel du Front populaire à l’âge adulte, après-guerre. Tout ce qu’il touchait se transformait en or. Auteur, compositeur et interprète, acteur, peintre, écrivain, il créa même sa propre maison de disque qui produisit entre autres, Graeme Allwright et Hélène Martin.


Et puis il y a Mouloudji citoyen, le coeur marqué à jamais par le pain dur de l’enfance ou par le responsable d’un centre de vacances du syndicat du Livre qui les incita, lui et son frère, à pousser la chansonnette. Il y a aussi l’artiste de Mai 68 qui se produit dans les usines occupées. « Il apportait son coeur, son âme, son soutien à ceux qu’il avait connu enfant », dit sa fille Véronique dans la pochette du disque.


Je me souviens de lui, déambulant, tout sourire, dans les rues éphémères de la fête de l’Huma…
Plus qu’un hommage, c’est un album balade dans l’univers de Mouloudji. Certes, il y a un peu de nostalgie, mais qui a dit que c’était désagréable, et puis il y a les onze voix qui pianotent dans l’émotion, la tendresse, l’amour et nous montrent l’étonnante actualité et beauté des textes de Mouloudji.


Louis Chédid Comme un p’tit coquelicot, Alain Chamfort Un jour tu verras dans un duo tout en douceur et tendresse avec Annabelle la fille de Mouloudji, et tous les autres : Daphné, Maud Lubeck, Baptiste W. Hamon, Frédéric Lo et Mouloudji fils qui clôt l’album avec un texte autobiographique de son père. Et encore Melissmell pour la reprise d’une des plus belles chansons de Mouloudji Faut vivre : « Malgré qu’en nous, un enfant mort/Si peu, parfois, sourit encore/Comme un vieux rêve qui agonise/Faut vivre… » et la belle note antimilitariste-anar de Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, le temps d’une reprise du Déserteur de Boris Vian. Mouloudji, grand pacifiste militant, créa cette chanson de Vian, le soir même de la chute de Dien Bien Phu.


On vibre, on sourit, on fredonne et on frissonne Comm’ un p’tit coqu’licot, mon âme !/
Un tout p’tit coqu’licot.



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