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N° 169


LSR : À Tarbes, il se passe tous les jours quelque chose

Dans le précédent numéro de Vie nouvelle, nous évoquions la riche activité de LSR Jura. Dans celui-ci, nous mettons le cap plein sud-ouest. À l’autre bout du pays, comment vit une autre association LSR, celle de Tarbes. Rencontre avec Pilar, sa nouvelle présidente.

Contents qu’on reconnaisse le dynamisme de leur association au point d’y consacrer un article dans Vie nouvelle, la nouvelle présidente Pilar (l’Espagne n’est pas loin) Ambrosini et le vice-président René Blasco se bousculent amicalement autour de l’appareil pour dire « n’oublie pas de lui parler de ceci, et aussi de cela ! LSR Tarbes, c’est comme les Galeries Lafayette : Tous les jours, il s’y passe quelque chose » dans cette association de 212 adhérents… 11 de plus en ce début d’année !

Les Républiques françaises :
L’histoire de notre Histoire

La proposition faite par le candidat Jean-Luc Mélenchon, pendant la campagne électorale de la présidentielle, de soumettre aux Français une nouvelle Constitution pour une VIe République, mérite que l’on poursuive le débat. L’histoire de nos Républiques s’enracine dans notre Histoire de France.

La première, officiellement nommée République française, amenée par la Révolution de 1789, est le régime politique qui dirige la France entre 1792 et 1804. Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention décident à l’unanimité l’abolition de la royauté, et trois jours plus tard, la République est solennellement déclarée « une et indivisible ». Avec les avancées progressistes apportées par la Révolution et la Déclaration des droits de l’homme, une nouvelle ère d’exercice du pouvoir voit le jour en Europe

XIIIe Festival Boby Lapointe à Pézenas (34)
Boby : Lapointure au-dessus !

« À l’image de Boby, le Printival (c’est ainsi que l’ont nommé ses créateurs, il y a treize ans) est un festival audacieux débordant de créativité, mais aussi de chaleur, de sympathie et d’humour » lit-on dans le dossier de presse. C’est plus que cela ! Impressions et rencontres.

J’ai passé deux jours sur ce festival -qui s’est tenu du 12 au 14 avril- en compagnie de Gilles Tcherniak. Son père, Léon est le créateur du Cheval d’or, ce cabaret de la Contrescarpe à Paris dans lequel débuta Boby Lapointe en 1958. Sur les conseils de Georges Brassens, Boby Lapointe avait poussé la porte de ce cabaret, non pas pour y chanter, mais pour trouver une chanteuse qui interpréterait ses textes. Voyant qu’ils ont affaire à un personnage peu banal, Léon Tcherniak et Jean-Pierre Suc, son associé, le persuadent de chanter lui-même ses chansons. Vous connaissez la suite… Son talent évident a fait le reste. Gilles est un familier de ce festival et connaît bien la famille Lapointe. Il m’a ouvert bien des portes, facilité les rencontres, que je veux faire partager aux lecteurs de Vie nouvelle

Et des chansons pour l’été…

Nous partons. Trois destinations principales. Francofolies, Vieilles Charrues et Chansons de Parole à Barjac. La chanson est faite de chemins tortueux, d’à-pics, de ravins. Les routes y sont rares. Souvent, elles sont aux mains des marchands. Mais tout un chacun peut choisir. Et rien n’empêche de se laisser porter.

De Barjac à Aizac par exemple… Les programmes peuvent satisfaire toute sensibilité ou émotivité. Des centaines de chanteurs, compositeurs interprètes et musiciens vous attendent. Il suffit pour cela de prendre la route. Comme Dylan. Comme Leprest. Deux poètes chanteurs hors normes. Qui dira la bourrasque qu’ils suscitent en nous, les rêves enfouis de l’enfance ? Cela resurgit, s’impose, les mots nous paraissent d’évidence. La même rage d’écrire, de nous emporter dans leur monde peuplé de personnages à la fois ordinaires et flamboyants. On y croise poètes et ouvriers, musiciens de fortune, baladins en tous genres. Des femmes, aimées à la douleur, à la mort. Dylan est à Carhaix. L’ombre fabuleuse de Leprest plane sur Barjac

Fernand Léger, le peintre ouvrier

« La guerre de 1914-1918 a été pour moi une chance ; elle m’a permis de découvrir le peuple et de me renouveler entièrement… J’ai été versé dans le génie… le génie est un corps d’ouvriers, de terrassiers, de mineurs… C’est là vraiment que j’ai compris ce que c’est qu’un homme du peuple. C’est un type d’un ordre parfait ; si bien que j’ai pu constater que j’ét

ais moi-même un parfait désordre… J’ai appris leur langage, car ils ont un langage, un argot. Nous, peintres, nous avons des mots, c’est surtout nos tableaux. C’est pour cela qu’il doit y avoir un moyen de s’entendre entre eux et nous… » De son propre aveu, la guerre fut bien pour Fernand Léger une expérience humaine. C’est ainsi que l’homme du peuple devint un grand sujet dans son monde artistique. Omniprésent, il occupa le centre de ses méditations.

 Les Constructeurs, 1950, six ouvriers plantés en plein ciel travaillent à l’assemblage de poutres métalliques, suspendus  à leur échafaudage sur un fond bleu azur, clairsemé de petits nuages. Chacun d’eux n’est pas

Les Constructeurs, 1950, toile 300 x 217 cm,
Musée national Fernand Léger,
Chemin du Val de Pome - 06410 Biot.

une forme mais un être vivant et vrai. Des mouvements d’hommes au travail, le dessin des plis du pantalon sur les jambes écartées, les mains déformées par les callosités, les épaules voûtées par le poids trop lourd des fardeaux, des mouvements d’hommes non plus abandonnés à la peine du labeur, mais tout à sa réussite dans une architecture qui monte très haut et dont ils prennent possession

Perturbations à Montpellier :
L
a Création contemporaine s’invite au musée

L’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, département des Arts décoratifs du musée Fabre de Montpellier, dans l’Hérault, accueille jusqu’au 16 septembre, 80 œuvres en céramique et en verre dans le cadre de l’exposition Perturbations. Une manifestation qui vient moderniser l’ordre établi de cet hôtel particulier et se fondre au sein des collections reconstituant fidèlement le cadre de vie d’une famille bourgeoise aux XVIIIe et XIXe siècles. Clins d’œil.

 Œuvre sans nom
 de Michel Gouéry
 Terre cuite émaillée.

L’idée n’est pas neuve que de vouloir confronter l’expression plastique contemporaine à un lieu d’architecture emblématique de l’histoire de l’architecture et des arts décoratifs. Pour Jérôme Farigoule, le conservateur du département et commissaire associé avec Stéphanie Le Follic-Hadida, docteur en histoire de l’art, responsable de la programmation, il s’agit de faire entrer des pièces contemporaines dans les décors de l’hôtel particulier du XIXe siècle restitué d’après les modèles originaux, et de l’ouvrir à un public plus sensible à la création contemporaine. « Pas question de faire offense au lieu, précise-t-il, mais plutôt de lui ajouter du relief et de donner du sens aux pratiques contemporaines. »

Escale gourmande : Et si nous cuisions l’abricot !

Roger Verger, l’admirable maître queux qui fit joyeusement entrer, trente années durant, le soleil dans sa cuisine, adore les abricots ! « C’est mon fruit préféré », susurre ce magicien des saveurs méditerranéennes.

De sa tante Célestine, l’ancien triple étoilé de Mougins a appris à aimer la « chair pulpeuse et tendre » de ce diablotin nous arrivant de Chine, à l’égal d’ailleurs de sa belle amie la pêche, et non pas d’Arménie, comme l’affirmèrent longtemps d’éminents botanistes ! Dans son ouvrage Les fruits de France, outrageusement plagié par moult auteurs de manuscrits culinaires à prétentions scientifiques, cet érudit docteur Henri Leclerc, accusé par un certain Eugène-Guitard Humbert, « archiviste-paléographe » de son état et initiateur de la Société d’histoire de la pharmacie, d’être le plus « littéraire » des « scientifiques » et le plus « pharmacien » des « médecins », soulignait savamment, en 1925, que « l’Empire du Milieu » le connaissait « dès la plus haute antiquité ». Et de citer un grimoire attribué à l’empereur Yü, décrivant ce fruit plus de 2 200 ans avant la naissance de l’enfant de cette brave Marie et de ce pauvre charpentier qui ne l’avait pourtant point encore touchée

Les rosés, favoris de l’été

À l’approche de l’été, nous allons quitter provisoirement les vins de longue garde que l’on oublie longtemps au fond de la cave, pour des breuvages plus frais, susceptibles d’accompagner les repas d’été servis en plein air. Depuis une vingtaine d’années, les rosés de Provence sont de mieux en mieux vinifiés et de plus en plus bus lors des repas d’amis autour d’un barbecue