Retour à l'accueil Retour au sommaire

N° 169


Le reste à charge, facteur majeur de renoncement aux soins

Dans son rapport annuel de 2011, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), a abordé la question du reste à charge. Selon son analyse 70 % des assurés ayant consommé des soins en 2008 ont un reste à charge, après remboursement par l’Assurance maladie obligatoire, de 500 euros maximum (à peu près 40 euros par mois) ; environ 20 % des assurés ont à financer des restes à charge élevés, entre 500 et 1 000 euros et 10 % ont un reste à charge « tout à fait substantiel », supérieur à 1 000 euros par an ; dans 5 % des cas, ce reste à charge dépasse 1 500 euros ; plus édifiant encore, 1 % des patients, non bénéficiaires de la CMU complémentaire, doit même s’acquitter d’un montant pouvant être supérieur à 3 000 euros par an.

Ces restes à charge concernent souvent des soins peu remboursés par l’Assurance maladie, comme l’optique, les soins de prothèse dentaire et les dispositifs médicaux. Cependant, de plus en plus souvent aujourd’hui, ce sont les dépassements d’honoraires tant en ville qu’à l’hôpital qui posent le plus de problèmes. En effet, c’est ici la loi du marché qui s’applique avec des médecins ayant souvent oublié les règles d’éthique qui appliquent le principe suivant : « Ce qui est rare est cher. Je suis rare donc je suis cher »

La cécité politique face au changement climatique

Il pleut de moins en moins en France d’une décennie à l’autre. La lutte contre le réchauffement climatique fait désormais partie des urgences. Elle est pourtant la grande oubliée de la campagne électorale en cours pour élire les députés après le président de la République.

Les pluies de printemps sont totalement consommées par la végétation
et ne peuvent aller jusqu’aux nappes phréatiques qui alimentent les rivières.

Quand ce numéro de Vie nouvelle sera entre vos mains, nous serons au cœur de la campagne électorale pour les élections des députés après celle du président de la République. Durant les mois de débats et polémiques qui ont précédé les scrutins du 22 avril et du 6 mai, les enjeux relatifs au réchauffement climatique et aux conséquences pour nos enfants et nos petits-enfants n’ont guère été traités par les différents candidats