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N° 169


XIIe Conférence nationale de l’UFR-FAPT :
Objectif 13 000 adhérents

C’est dans un rythme soutenu d’interventions, que les délégués à la XIIe Conférence nationale de l’UFR-CGT Fapt -qui s’est tenue du 27 au 29 mars à Ronce-les-Bains en Charente-Maritime- ont réaffirmé leur volonté de ne rien lâcher de leurs revendications. Les débats préparatoires à cette conférence sur le thème Des sections UFR qui revendiquent, organisent, communiquent avec les retraités et retraitables dans la profession et les lieux de vie, ont permis pendant ces trois jours de riches échanges sur la vie des sections.

Dynamisés par l’objectif atteint des 12 000 adhérents, d’entrée les délégués décident d’une nouvelle journée d’action le 7 juin prochain. Beaucoup d’interventions pour rappeler une des préoccupations « centrales » qui taraudent le quotidien des retraités, celle du pouvoir d’achat. Toutefois, des délégués soulignent que dans le même temps, il est souvent très difficile de faire exprimer les retraités sur leur vécu, sur leurs attentes

 

Les « recalculés » ne sont pas des fraudeurs

Pour faire passer sa réforme des retraites en 2003, le gouvernement Fillon concède aux salariés qui avaient travaillé tôt et longtemps la possibilité d’anticiper leur départ à la retraite. En 2007, voulant réduire les dépenses publiques, le gouvernement « découvre les largesses » du dispositif. Les droits de milliers de retraités sont recalculés engendrant des situations dramatiques. La Cgt mène la bataille. Avec succès. Le point avec Jean-Louis Butour, membre du collectif retraite de la Cgt.

De quoi sont victimes les retraités qui voient leurs droits recalculés aujourd’hui ?
Les retraités « recalculés » sont victimes d’un véritable « guet-apens » dont la responsabilité incombe clairement au gouvernement Sarkozy. Après avoir autorisé des dizaines de milliers de salariés à procéder à des régularisations de trimestres de tout début de carrière leur permettant d’entrer dans le dispositif carrières longues, le ministre s’est lancé dans une « chasse aux fraudeurs » qui a conduit à l’annulation, plusieurs années après leur validation par les Urssaf ou la MSA, d’environ 1 500 dossiers de retraites anticipées