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Edito N°178


Les luttes pour imposer le changement

Dans le monde du travail, nombreux sont ceux qui sincèrement pensaient que le changement de président de la République et l’avènement d’une nouvelle majorité allaient changer le rapport des forces en leur faveur, et qu’enfin, leur quotidien si difficile allait un peu s’améliorer.

Dans le monde du travail, nombreux sont ceux qui sincèrement pensaient que le changement de président de la République et l’avènement d’une nouvelle majorité allaient changer le rapport des forces en leur faveur, et qu’enfin, leur quotidien si difficile allait un peu s’améliorer.
L’espoir n’aura pas duré très longtemps. La majorité au pouvoir, comme celle d’hier, se plie aux injonctions européennes et aux puissances de l’argent. Les dégâts et les drames sociaux s’accumulent dans tous les pays européens pour les salariés et les retraités.
Fermetures d’entreprises, licenciements, remise en cause des acquis sociaux, baisse des salaires et des pensions sont les tributs à payer d’une politique libérale qui ne cesse de céder aux ordres d’un patronat qui n’en n’a jamais assez !
Après s’être fait élire pour des progrès sociaux, ce gouvernement de gauche ne cesse d’offrir au Medef et aux puissances de l’argent des lois qui servent les profits et désagrègent la cohésion sociale ! Nombreux sont les économistes qui crient à la catastrophe, devant les inepties d’une telle rigueur économique et sociale. Après l’accord de compétitivité qui ne sert qu’à rendre flexible et corvéable les salariés, voilà maintenant une énième réforme des retraites qui recule encore l’âge de départ.
Et que dire de la fiscalité pour résorber les déficits : c’est la saison, les feuilles tombent ! Suppression de la ½ part pour les veuves et du quotient familial, désindexation des tranches d’impôts. Les soi-disant nantis que sont les retraités devront acquitter 0,30 % de taxe pour (paraît-il !) financer la perte d’autonomie et verront leurs pensions bloquées pendant dix-huit mois !
Franchement, il y a de quoi perdre son latin. L’obsession des ordres européens ou la complainte du Medef pour le moins d’État n’ont jamais fait une politique ou encore moins un mode de gouvernance !
Le monde du travail est en colère et le montre comme il le peut dans une situation économique et sociale difficile et avec une unité syndicale bien compliquée. Malgré cette division syndicale, les luttes sociales restent importantes et essentielles. Ce sont elles seules qui imposeront le changement !

Jean-Pierre Grenon
Email : ucr@cgt.fr