Sommaire (ARCHIVES)

Société


Réchauffement climatique : Le fiasco de Copenhague (n°155)

Survendue dans les médias avant même sa tenue, la conférence de Copenhague sur le climat s'est conclue par un texte dépourvu de tout engagement. Les grands de ce monde ont échoué en voulant régler des dossiers politiques par la seule loi du marché.


 

« Si le climat était une banque, vous l'auriez sauvé depuis longtemps ». Cette phrase prononcée par le président Vénézuélien Hugo Chavez résume assez bien, ce qui s'est passé lors de la conférence de Copenhague sur le climat. Le texte final -non signé, mais rédigé par une vingtaine de pays sur 119 participants- fixe l'objectif des deux degrés supplémentaires à ne pas dépasser concernant le réchauffement climatique en cours, durant les prochaines décennies. Mais, il ne comporte aucune mesure contraignante à cet effet.

Par Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Réchauffement climatique : Causes et conséquences (n°159)

Ces dernières décennies, les retraités français ont été nombreux à déménager pour s'établir dans le sud du pays. Freinés par la spéculation immobilière, les bons plans de XXe siècle seront peut-être les pièges des prochaines décennies, en raison du réchauffement climatique et de ses conséquences multiples

Un été 2010 avec des grosses pointes de chaleur, surtout dans le sud de la France, une tempête hivernale dévastatrice sur plusieurs départements de la façade atlantique, des inondations catastrophiques dans le Var au mois de juin. Le point commun probable de ces trois aléas climatiques est le réchauffement de la planète. Vient alors une question au moment de choisir le lieu où l’on passera sa retraite : La tentation du bord de mer et de l’ensoleillement maximum sont-ils aujourd’hui les choix les plus judicieux pour les vingt-cinq prochaines années et après ?

Gérard le Puill
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Le bien-être des animaux de la ferme (n°160)

Jocelyne Porcher chargée de recherche à l’Inra, a beaucoup enquêté et écrit sur le bien-être animal. Les 6 et 7 novembre dernier se sont tenues à Lazaret en Tarn-et-Garonne, des journées sur le thème des relations entre l’homme et l’animal. L’occasion de répondre aux questions de Vie nouvelle.

Vous utilisez les mots donner, recevoir et rendre dans votre définition des liens entre l’humain et les animaux de ferme. Pouvez-vous être plus explicite sur la nature des liens séculaires entre l’éleveur et ses animaux ?
J’entends par-là, qu’on ne peut pas être seulement dans une relation utilitaire avec l’animal. Dit autrement, l’intérêt strictement économique ne doit pas être la seule motivation de l’éleveur dans sa relation aux êtres vivants que sont les animaux. Le donateur doit rendre plus qu’il n’a reçu afin de créer des liens.

Gérard Le Puill
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Les Babayagas : une coloc entre vieilles dames (n°161)

Elles sont une quinzaine à porter depuis des années le projet d’une maison de retraite autogérée, solidaire, citoyenne et écologique. La maison des Babayagas devrait sortir de terre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, en 2012.

Elles se sont rencontrées, se sont aimées et se sont dit pourquoi pas ? Pourquoi ne pas vieillir ensemble ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de s’entraider jusqu’à la fin ? Pourquoi ne pas créer une maison pour nous et pour toutes celles qui nous ressemblent ? Pourquoi ne pas l’appeler la maison des Babayagas ? Un nom emprunté aux légendes russes qui désigne une sorcière unijambiste, vivant dans une maison sans fenêtre dans les tréfonds de la forêt.

Christelle Barbut
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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L'Europe recolonise l'Afrique pour son carburant

Les gouvernements des pays membres de l’Union européenne ont décidé de rendre obligatoire l’introduction de 10 % d’agro-carburants d’ici 2020 dans les moteurs consommateurs de pétrole. Cet engagement est devenu une directive européenne. Du coup, des investisseurs privés européens sont allés investir en Afrique dans la culture du jatropha. Cette plante produit une graine huileuse non comestible qui prend la place des cultures vivrières dans les pays pauvres.

Aujourd’hui, en Europe, on sait faire de l’éthanol pour les moteurs à essence en distillant des céréales ou de la betterave. On fait aussi du diester en triturant des graines de colza, voire de tournesol. Mais la plupart des pays membres de l’Union européenne n’ont ni les terres disponibles, ni l’envie de produire de quoi alimenter nos réservoirs de carburants verts à hauteur de 10 %. Ils ont donc chargé des firmes capitalistes d’aller produire sous d’autres cieux les carburants qui réduiront les émissions de CO2 dans le ciel européen. Ces firmes ont jeté leur dévolu sur les pays africains.

Gérard Le Puill
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Pas de justice sans humanisme et équité (n°165)

Il est grand temps, que la justice sorte du carcan de la démagogie et du sécuritarisme d’État pour jouer un autre rôle, avec les moyens humains et financiers qui s’imposent.

Qui s’intéresse aujourd’hui au fonctionnement de la justice ? Si on se réfère aux rares spectateurs qui suivent les audiences des tribunaux, c’est très peu. Si on se réfère à l’audimat des émissions consacrées aux affaires judiciaires livrées en spectacle aux citoyens assis devant leur télévision, c’est beaucoup de monde.

Yvon Huet
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Julien Lauprêtre, président du SPF : Voir les retraités à l'aide alimentaire me bouleverse (n°166)

Les Pères Noël verts du Secours populaire français (SPF) sont de sortie à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais le SPF c’est aussi la solidarité nationale et internationale d’un bout à l’autre de l’année. 82 000 bénévoles y consacrent une bonne partie de leur temps et parmi eux figurent de nombreux retraités. Rencontre avec son président Julien Lauprêtre, pour un tour d’horizon de la solidarité que le SPF ne confond jamais avec l’assistanat.

Les retraités bénévoles ont toujours joué un grand rôle dans l’organisation de la solidarité au Secours populaire. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que de plus en plus de retraités ont aussi besoin d’aide alimentaire en raison de la dégradation de leur pouvoir d’achat ?

Gérard Le Puill
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Sommet de Durban : Le climat sera chaud pour les générations futures (n°167)

Sous quel climat vivront dans quarante ans nos petits-enfants et leurs descendants en France, en Europe et sous d’autres latitudes ? Les risques sont élevés, car une attitude de laisser faire a prévalu lors du sommet sur le climat qui s’est tenu pendant deux semaines en novembre et décembre 2011 à Durban en Afrique du Sud.

Une fois de plus, la montagne a accouché d’une souris, ce qui en dit long sur l’irresponsabilité des principaux décideurs politiques de la planète. Quand il s’agit de sauver les prédateurs qui sévissent dans les banques et sur les marchés financiers spéculatifs, Sarkozy et ses pairs mouillent la chemise. Quand il s’agit de sauver la planète d’un désastre écologique annoncé par les émissions de gaz à effet de serre (GES), ces mêmes décideurs politiques sont aux abonnés absents.

Gérard Le Puill
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La vieillesse n’est pas une maladie (n°167)

« Un individu devient vieux quand il décide de l’être. Lorsqu’on commence à se dire : « Je suis trop âgé, je n’ai plus rien à faire… », alors oui, on est âgé. Mais tant qu’une personne possède des choses à accomplir, elle reste jeune. C’est une question d’attitude. Je côtoie des personnes de 30 ans qui sont déjà très âgées. À l’inverse, l’abbé Pierre, que je connaissais très bien par ailleurs, a été vieux très tard. Il avait toujours des choses à faire, cet homme-là !
Je me souviens l’avoir rencontré très peu de temps avant sa mort, dans sa petite piaule à Alfortville, un logement très spartiate. Et bien, il était encore jeune. Quelque part, je pense qu’il n’a jamais été vieux. » Albert Jacquard (généticien)

Ces propos d’Albert Jacquard nous interrogent sur la perception et le statut de la vieillesse dans notre société. La perception négative actuelle de la vieillesse est sous-tendue par une vision du monde très libérale : seule la valeur économique de l’individu compte. Dans ce contexte le « vieux » qui n’est plus productif constitue une « charge ». Cette vision réduit les individus à l’argent qu’ils peuvent gagner ou aux bénéfices que leur entreprise peut tirer d’eux.

Docteur Christophe Prudhomme
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Trop de médicaments peu de temps avec les patients ! (n°168)

« Les personnes âgées font souvent l’objet d’une médication multiple. Celle-ci, bien que nécessaire, peut parfois entraîner des risques iatrogéniques(1). Parce que 20 % des hospitalisations des plus de 80 ans sont liées en tout ou en partie à un médicament, il est important de diminuer le risque lié aux traitements, de favoriser leur observance et d’éviter les prescriptions inutiles. » Haute Autorité de Santé

Même les autorités sanitaires se préoccupent de la longueur des ordonnances, notamment des personnes atteintes de ce qu’on appelle des polypathologies, c’est-à-dire de plusieurs maladies qui peuvent être liées à l’âge.
Notre système de soins ignore trop souvent la prévention et l’éducation des patients. Ainsi, le médecin choisit la facilité de la prescription de médicaments, plutôt que de prendre le temps de la discussion pour rechercher, notamment dans le mode et les conditions de vie, les mesures qui pourraient améliorer l’état de santé de son patient.
Il faut savoir qu’en général, plus un médicament est actif, plus ses effets indésirables potentiels sont importants. Par ailleurs, certains produits peu ou pas efficaces possèdent par contre des effets secondaires redoutables.

Docteur Christophe Prudhomme
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Le reste à charge, facteur majeur de renoncement aux soins (n°169)

Dans son rapport annuel de 2011, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), a abordé la question du reste à charge. Selon son analyse 70 % des assurés ayant consommé des soins en 2008 ont un reste à charge, après remboursement par l’Assurance maladie obligatoire, de 500 euros maximum (à peu près 40 euros par mois) ; environ 20 % des assurés ont à financer des restes à charge élevés, entre 500 et 1 000 euros et 10 % ont un reste à charge « tout à fait substantiel », supérieur à 1 000 euros par an ; dans 5 % des cas, ce reste à charge dépasse 1 500 euros ; plus édifiant encore, 1 % des patients, non bénéficiaires de la CMU complémentaire, doit même s’acquitter d’un montant pouvant être supérieur à 3 000 euros par an.

Ces restes à charge concernent souvent des soins peu remboursés par l’Assurance maladie, comme l’optique, les soins de prothèse dentaire et les dispositifs médicaux. Cependant, de plus en plus souvent aujourd’hui, ce sont les dépassements d’honoraires tant en ville qu’à l’hôpital qui posent le plus de problèmes. En effet, c’est ici la loi du marché qui s’applique avec des médecins ayant souvent oublié les règles d’éthique qui appliquent le principe suivant : « Ce qui est rare est cher. Je suis rare donc je suis cher ».

Dr Christophe Prudhomme
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La cécité politique face au changement climatique (n°169)

Il pleut de moins en moins en France d’une décennie à l’autre. La lutte contre le réchauffement climatique fait désormais partie des urgences. Elle est pourtant la grande oubliée de la campagne électorale en cours pour élire les députés après le président de la République.

Quand ce numéro de Vie nouvelle sera entre vos mains, nous serons au cœur de la campagne électorale pour les élections des députés après celle du président de la République. Durant les mois de débats et polémiques qui ont précédé les scrutins du 22 avril et du 6 mai, les enjeux relatifs au réchauffement climatique et aux conséquences pour nos enfants et nos petits-enfants n’ont guère été traités par les différents candidats.

Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Voir, entendre et croquer à pleines dents (n°170)

Une enquête menée par le Collectif interassociatif sur la santé auprès des caisses primaires d’assurance maladie montre qu’après l’aide à la mutualisation, les demandes et les montants versés pour la prise en charge des frais d’appareillages optiques, auditifs et dentaires sont les plus importants.

Ce constat montre que de nombreux usagers ne sont pas en mesure d’accéder aux soins nécessitant l’achat de dispositifs médicaux souvent faiblement pris en charge par l’assurance maladie obligatoire. D’autres chiffres indiquent que pour les patients non bénéficiaires de la CMU complémentaire, mais aux ressources limitées, le reste à charge peut dépasser 3 000 euros par an et que les deux principaux postes de dépenses sont les soins dentaires et les prothèses auditives.

Dr Christophe prudhomme
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Vacances en maison de retraite : Yvonne, je veux décider de ma vie (n°170)

Yvonne vit dans un appartement en rez-de-chaussée donnant directement sur un joli jardin à 25 m de ses enfants et petits-enfants. Une situation presque idéale, puisque ceux-ci lui apportent, avec le concours du service de maintien à domicile départemental, toute l’aide et la sécurité dont elle a besoin. Cette année « les jeunes » ont décidé de partir en vacances à Pâques. Sa forme physique ne lui permettant pas de venir avec eux, il a été proposé qu’elle réside pendant une dizaine de jours dans une maison de retraite (Éhpad) proche, pratiquant l’accueil temporaire1. À son retour les mots sont durs !

Malgré la compétence et le dévouement des personnels qui font tout leur possible pour les résidents, Yvonne, qui a plus de 80 ans, a ressenti le lieu comme « un mouroir ». La vie en collectivité est une contrainte difficile à supporter. Les cris émanant toutes les nuits de la chambre d’à côté, exaspèrent.

Yolande Bachelier
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Télémédecine : Docteur Jekyll et Mister Hide (n°171)

Un progrès technique n’est ni bon ni mauvais en soi, c’est son utilisation qui en fera un atout ou qui le détournera à d’autres fins. La télémédecine est typiquement à cette croisée des chemins.

Sous la pression financière, certains imaginent une évolution de notre système de soins où la machine permettra de fermer des structures de proximité et de supprimer du personnel. Cette vision doit être combattue car elle est antinomique avec la pratique de la médecine où ce qui est appelé le « colloque singulier », c’est-à-dire le face à face physique entre le soignant et le patient, est essentiel pour pouvoir comprendre ce dont il souffre, et trouver avec lui les meilleures solutions pour le soulager.

Dr Christophe Prudhomme
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Les rats, le maïs OGM, les pesticides et nous (n°172)

Une expérience de deux ans sur des rats nourris de croquettes contenant 11 à 33 % de maïs OGM, et buvant de l’eau contenant des traces d’herbicides, met en exergue les dangers des cultures transgéniques pour la santé.

Publication d’un livre (1), sortie d’un film, débats et polémiques… les Organismes génétiquement modifiés sont devenus un dossier chaud de l’automne 2012. Alors qu’était rendue publique son étude sur les rats mangeurs de croquettes avec 11 à 30 % de maïs OGM NK 603 de Monsanto dans leur ration pendant deux ans, le professeur Gilles-Éric Séralini écrivait dans son livre : « Il faut bien y revenir, malgré les beaux discours présentant les OGM comme des solutions d’avenir aux problèmes cruciaux de la planète (sécheresse, maladies, carences alimentaires…), ceux actuellement cultivés à travers le monde servent :

Gérard Le Puill
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Réchauffement climatique : Les politiques restent de glace (n°173)

Plus le climat se réchauffe, moins les dirigeants des grands pays pollueurs se pressent d’agir. La preuve par Doha.

Pendant deux semaines, en novembre et décembre 2012, 162 pays étaient représentés à Doha au Qatar, pour discuter des mesures à prendre en vue de freiner le réchauffement climatique en cours. L’endroit était bien choisi, si on considère que le Qatar fait partie des pays où le réchauffement moyen de la température journalière pourrait augmenter de 6° d’ici 2050. Mais le Qatar n’est pas un modèle de sobriété énergétique, puisque c’est celui qui pollue le plus par habitant.

Gérard Le Puill
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Santé : Automédication = Dangers! (n°173)

Le Conseil de l’Ordre des médecins a défini l’automédication comme « l’utilisation, hors prescription médicale, par des personnes, pour elles-mêmes ou pour leurs proches, et de leur propre initiative, de médi­caments reconnus comme tels et ayant reçu l’autorisation de mise sur le marché (AMM), avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens ».

L’automédication est un phénomène ancien dont l’objectif est de permettre de se procurer des médicaments non remboursables conseillés par le pharmacien pour soigner des petits maux tels qu’un rhume, une migraine, une insomnie passagère ou des troubles digestifs occasionnels… Utilisée de cette manière, elle permet d’obtenir le soulagement de symptômes simples sans attendre une consultation médicale. Cependant une bonne utilisation de ce qu’on appelle couramment la « pharmacie familiale » nécessite d’avoir bénéficié au préalable de conseils adaptés de son médecin et de son pharmacien sur les médicaments utiles, sur leurs indications, leurs contre-indications et leurs effets secondaires. Dans ce cadre, la connaissance des règles de l’automédication est essentielle.

Dr Christophe Prudhomme
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Comment bien dormir ? (n°174)

Les difficultés d’endormissement et autres troubles du sommeil sont un motif de consultation fréquent. S’il existe des maladies graves - comme par exemple les apnées du sommeil – qui nécessitent une prise en charge médicale spécialisée, dans la plupart des cas une solution simple peut être trouvée.

Claude P a 61 ans. Depuis qu’il était en préretraite il souffrait d’une asthénie sévère dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Il n’avait plus d’envie, ne s’intéressait plus à rien, ce qui faisait qu’il passait la plus grande partie de ses journées devant la télé - lui qui auparavant n’aspirait à rien d’autre que d’être retraité pour avoir enfin du temps à consacrer à ses hobbies. Il n’arrivait pas non plus à dormir car il était assailli la nuit par des pensées sombres du type « Je ne sers plus à rien ». Un psychothérapeute du comportement lui conseilla une « politique des petits pas ». « Vous devez redécouvrir les petites joies de la vie quotidienne » lui enjoigna-t-il. Il lui demanda d’établir une liste de tout ce qui lui faisait plaisir. Au début, cela concernait spontanément peu de choses. Auparavant, oui, il avait de nombreux hobbies - maintenant, il pouvait à peine se rappeler de tout ce qu’il avait fait. Mais petit à petit, Claude redécouvrit certains violons d’Ingres oubliés et il apprit, pas à pas, à organiser son quotidien de manière plus agréable et intéressante. Depuis, ses troubles du sommeil se sont significativement améliorés et il a retrouvé une certaine joie de vivre.

Dr Christophe Prudhomme
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Les périls de la malbouffe (n°175)

Il faut avoir en tête le fait que l’augmentation de l’espérance de vie est due pour 80 % à l’amélioration des conditions de vie -notamment de l’alimentation- et à 20 % aux progrès médicaux. L’objectif actuel est de ne pas perdre ce qui a été gagné avec une alimentation déséquilibrée.

Le constat est sans appel. Notre alimentation actuelle, souvent trop riche en sucre, sel, graisse et additifs, est nocive pour notre santé. À cela s’ajoute un manque criant d’activité physique du fait de l’évolution vers des activités professionnelles de plus en plus sédentaires.
Que veut dire bien manger ?
Bien manger, c’est manger équilibré, c’est-à-dire manger de tout mais en quantité raisonnable, tout en privilégiant les aliments bénéfiques pour notre santé (fruits, légumes, féculents, poissons…) et en limitant la consommation de produits sucrés, salés et gras.

Dr Christophe Prudhomme
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La lutte entretient la santé (n°176)

La retraite évoque le juste repos après une vie de labeur. Cela convenait aux années 1950, où le travail était pénible et la retraite survenait à soixante-cinq ans pour une espérance de vie à la naissance de soixante-cinq ans, mais aujourd’hui ?

Les recommandations pour pouvoir vieillir en bonne santé indiquent qu’une activité physique régulière, adaptée à des objectifs de maintien de l’autonomie, est potentiellement porteuse de bénéfices sur les plans moteur, psychologique et social pour la personne âgée. Ainsi, l’autonomie fonctionnelle et le niveau d’indépendance s’en retrouvent renforcé.Par ailleurs, l’activité intellectuelle régulière d’une personne âgée paraît réduire ses risques de démence et notamment la survenance de la maladie d’Alzheimer.

Dr Christophe Prudhomme
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Philippe Collin : « Il faut s’inspirer des bonnes pratiques agronomiques » (n°177)

Après avoir été porte-parole de la Confédération paysanne pendant six ans, Philippe Collin, 55 ans, est revenu à plein temps sur sa ferme à Larcy, près d’Avallon dans l’Yonne. En 2007, il avait laissé la conduite de l’exploitation céréalière de 315 hectares en agriculture biologique à son associé, tandis qu’un salarié payé par le syndicat remplaçait sur la ferme le permanent syndical. Afin que son retour soit un nouveau départ, Philippe Collin a convaincu son associé de convertir une partie de la ferme en production laitière, un quart de siècle après l’avoir abandonnée. Une partie du lait sera transformée en produits frais et en fromage d’Époisses commercialisés en vente directe. La ferme comptera désormais quatre salariés au lieu de deux. Entretien.

Vous retournez au bercail pour produire du lait sur une partie de votre ferme à contre courant de la tendance actuelle qui est d’abandonner l’élevage pour des productions céréalières d’un meilleur rapport avec moins de travail. Pour quelles raisons faites-vous le choix inverse ?

Mes raisons sont multiples. En revenant sur l’exploitation après six ans de syndicalisme à plein temps, je me suis dit que je serai plus à l’aise pour retrouver ma place si je participe à la création d’une nouvelle activité. Je suis membre d’un syndicat qui plaide pour des créations d’emplois en agriculture, plutôt que de poursuivre dans la voie de la mécanisation à outrance et à l’agrandissement sans fin des exploitations. La mise en place d’un atelier laitier nous permet d’avoir quatre emplois sur notre Groupement d’exploitation en commun (Gaec) au lieu de deux en grandes cultures. Ces deux emplois seront occupés par Adrien, le salarié de trente ans qui m’a remplacé durant six ans, et par Fanny, ma fille de vingt-six ans. Dernier argument, les vaches laitières vont produire du fumier, un fertilisant précieux en agriculture biologique.

Gérard Le Puil
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Ruptures de stock de médicaments (n°177)

Médecins et pharmaciens s’inquiètent depuis plusieurs années. Des ruptures de stock régulières concernent de nombreux médicaments. Le cas le plus récent avec le Lévothyrox, hormone de substitution indispensable pour les trois millions de patients souffrant d’hypothyroïdie en France, est emblématique de cette situation, dont l’industrie pharmaceutique est clairement responsable.

Dans un rapport publié en avril dernier, la vénérable Académie de pharmacie note que la valse des fusions et acquisitions dans le domaine pharmaceutique a réduit le nombre d’usines en activité et que lorsqu’une panne survient, les conséquences se répercutent à grande échelle.1

De fait, l’explication est bien la recherche du profit maximal par cette industrie qui est considérée comme la plus rentable dans le monde avec des bénéfices exorbitants qui dépassent largement les crédits qu’elle consacre à la recherche. L’exemple du groupe d’origine française, mais largement internationalisé, Sanofi-Aventis est particulièrement éclairant. En 2012, 8,2 milliards d’euros de résultat net -dont plus de la moitié versée en dividendes à ses actionnaires- pour un chiffre d’affaires de 35 milliards d’euros. Quand vous achetez 100 euros de médicaments produits par cette entreprise, vous l’enrichissez de 23 euros dont plus de 12 euros iront directement dans la poche des actionnaires et creuseront le fameux « déficit de la Sécurité sociale ». !

Docteur Christophe Prudhomme
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Droits des femmes/contraception : Le combat continue (n°179)

Du chemin a été parcouru depuis la loi du 31 juillet 1920 qui interdisait le recours à l’avortement, la contraception et punissait la publicité, la production, l’importation ou la vente de tous les contraceptifs. La politique nataliste au sortir de la Première Guerre mondiale ne considérait la femme que comme une pourvoyeuse d’enfants pour repeupler la Nation !

Alors que l’année 1960 est celle de la création du Mouvement français pour le planning familial, il a fallu attendre 1967 et la loi Neuwirth pour autoriser la contraception en France. Et ce n’est qu’en 1975 que la loi Veil dépénalise dans certaines conditions l’avortement.

Christophe Prudhomme
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Environnement/pollution : Quelle planète pour nos arrières petits-enfants ? (n°181)

Paris accueillera en décembre 2015 la prochaine conférence internationale sur le climat. Son objectif proclamé est de prendre des engagements collectifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de freiner le réchauffement climatique en cours. En France, nous disposons de cinq leviers pour agir efficacement.

Les inondations de l’hiver dernier et les pics de pollution survenus en France à partir du mois de mars sont venus nous rappeler que notre pays est directement concerné par les pollutions imputables aux activités humaines (voir encadré).

Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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De l’hospice à l’Ehpad (n°181)

Face à l’allongement de l’espérance de vie, à l’amélioration de l’habitat et surtout au souhait de pouvoir rester chez soi le plus longtemps possible, l’organisation des établissements s’est transformée. Nous sommes ainsi passés de la maison de retraite pas ou peu médicalisée à des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dont le nom énonce clairement le public concerné.

Deux transformations majeures se sont donc produites. D’une part, une médicalisation des structures, d’autre part, l’apparition d’un secteur privé lucratif qui a connu une très forte croissance ces dernières années et qui se poursuit.

Christophe Prudhomme
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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