Sommaire (ARCHIVES)

Loisirs - Culture


LSR : Découverte des villages Touristra de Provence (n°155)

À l’invitation de Touristra, quelque cinquante représentants de 23 associations LSR de diverses régions de France, accompagnés de Michèle Bruneau, secrétaire adjointe de la Fédération, ont visité les cinq  villages de vacances de la Côte d’Azur. Vie nouvelle était du voyage. Impressions.

« Le Yotel » à Cogolin, « La Gaillarde » aux Issambres, « Le Domaine d’Agecroft » à La Napoule,  «  Léo Lagrange » à Ramatuelle, «  La Manne » à Bormes-les-Mimosas, des noms synonymes de détente et de loisirs. De tourisme social au vrai sens du terme.

Par Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Les « Mongols » du Marais poitevin (n°156)

On dit que l'homme a été de tout temps un animal formidablement opportuniste. Pour preuve, il a su s'établir et s'adapter de longue date aux confins des déserts brûlants, dans les zones de grands froids du Groenland, et d'ailleurs, dans les steppes inhospitalières de Mongolie grâce, cette fois, au nomadisme en yourte pour faire pâturer les troupeaux itinérants. La yourte justement, des jeunes Poitevins y ont de plus en plus recours, afin de pouvoir vivre et travailler dans les villages du marais par ces temps de précarité généralisée de l'emploi. Au point d'avoir créé une petite unité de production de cet habitat très particulier.

Julien Le Guet est un grand gaillard trentenaire, un homme tranquille, un brin hirsute et plein d'humanité. Biologiste de formation, il vit sous une yourte avec sa compagne et ses deux enfants, à Arçais, dans les Deux-Sèvres, à la lisière du Marais mouillé. Posée sur une prairie, sa maison est à deux pas du bâtiment où il travaille à la construction d'autres yourtes avec six associés, dont sa compagne.

Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Les Charentais quittent leurs pantoufles ! (n°156)

Le 9e Congrès des retraités de la Cgt se déroulant sur leur territoire ne pouvait laisser indifférents les 260 adhérents de LSR 17 qui vient précisément de tenir son assemblée générale annuelle à La Rochelle. Regards sur cette association qui « bouge ». 

Il y a  bien longtemps que les  adhérents LSR de ce département n’ont plus le complexe de cette Charente du temps où elle portait le qualificatif « d’inférieure » aujourd’hui appelé « maritime ». Ouverts sur l’océan, les Charentais sont fiers de leurs trois îles :  Ré, Oléron, Aix. Tellement fiers, que nos amis LSR seront aux côtés  des « accompagnants » des délégués au Congrès pour les visiter toutes les trois, comme le prévoit, entre autres excursions et visites, le programme de leur séjour. Tout laisse à penser que les plateaux de fruits de mer iront de pair avec ce programme touristique pour donner envie de revenir à ces visiteurs occasionnels.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Au premier temps de la valse (n°155)

Les bals du samedi soir ou les bals de guinguette ont laissé la place à d'autres formes de rencontres, la danse en discothèque ou en dancing, les bals thématiques (mariage, 14 juillet, fête locale) ou les après-midi dansants. Mais la passion de la danse a traversé les époques et touche tous les âges.

Aussi loin que l'on remonte dans le temps, les hommes ont exprimé leurs sentiments au travers de la musique, des chants et des danses. Danser est une activité naturelle très bénéfique pour les retraités à plus d'un titre.

Par Yolande Bachelier
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De la ville à la vigne (n°155)

Un surdoué de l'informatique et une professeure de danse ont quitté Paris en ce début de siècle pour aller faire du vin en Roussillon. Si les premiers nectars sont prometteurs, les travaux d'Hercule sont à peine engagés dans une vaste et vieille demeure. Ils vont même s'étaler sur plusieurs décennies. Récit d'une rencontre insolite au mas Ferriol à Espira de l'Agly (1).

Le vin passionne de plus en plus d'hommes et de femmes. Les plus fortunés achètent des vignobles de prestige, et recherchent l'œnologue qui saura faire monter leur grand cru dans la hiérarchie des notes décernées par quelques dégustateurs en vogue, pour faire valser les étiquettes en termes de prix. Bernard Arnault, François Pinault et d'autres grandes fortunes du même calibre occupent ce créneau.

Par Gérard Le Puill
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Quand le peuple s'en mêle (n°155)

Belle année aussi que l’année 1895 qui se termine le 28 décembre, par la première projection cinématographique publique au monde, à l’hôtel Scribe à Paris, et où Maurice Pottecher, dans le mouvement du « théâtre populaire » fonde le Théâtre du Peuple dans les Vosges à Bussang.

Bien que freiné dans son développement par la défaite de la Commune, le mouvement ouvrier ne tarde pas à se ressaisir… si bien que lorsqu’au 3e Congrès Ouvrier de Marseille, fin 1879, la tendance « collectiviste » l’emporte et donne naissance à la « Fédération du Parti des travailleurs socialistes de France », doté d’un programme marxiste, l’élan est donné. Dans la foulée, la loi de 1884 sur les libertés syndicales va permettre l’essor des syndicats. La première Bourse du travail, outil majeur pour le développement du mouvement syndical est inaugurée à Paris le 3 février 1887.

Par Betty Gavazzi
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Radio Castagne : Les mineurs libres d'antenne (n°156)

Alès. Jeudi 21 janvier 2010. Près de trois cents personnes sont réunies, en soirée, salle polyvalente. Des anciennes gueules noires, des veuves de mineurs, des habitants de cette vallée du Gardon terriblement touchée par le chômage, de nombreux retraités, des militants syndicaux, des artistes et intellectuels engagés dans les luttes sociales.

Dans la matinée, de larges délégations de retraités et veuves de mineurs et électriciens et gaziers s’étaient manifestées auprès des pouvoirs publics pour exiger le respect de leurs droits dans le cadre de la journée d’action décidée par l’Union fédérale des retraités Mines-Énergie.

Toutes et tous sont présents pour marquer un double anniversaire : d’abord, celui d’une radio de lutte appelée à l’époque radio libre par opposition aux radios nationales sous l’autorité des pouvoirs publics ou des puissances financières ou bien encore radio pirate pour les tenants du légalisme bourgeois. Ensuite, l’anniversaire de la première grève des mineurs de Ladrecht, celle du puits Destival.

François Duteil Membre du Conseil de direction de Vie nouvelle
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LSR : 1500 retraités au cœur de Lyon (n°157)

L’année dernière les associations LSR de la région Rhône-Alpes avaient rassemblé plus de 500 des leurs à Annonay pour une journée dont on se souvient encore. Était né de ce succès, le défi de se retrouver, le double, pour une journée à Lyon.

Défi relevé ! Tout a commencé le matin par un petit-déjeuner de presse au musée d’Art contemporain  en présence de nombreux journalistes, représentants du Conseil régional, de la municipalité de Lyon et de plusieurs de ses arrondissements.

Pierre Corneloup
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Cartes postales : L'enver du décor (n°156)

Georges Klochlender, économiste et sociologue, apprécie et étudie les cartes postales pour les textes qu’elles portent à leur verso. Une recherche originale, déjà relatée dans deux ouvrages. Il nous parle de sa tendresse pour les gens qui, à l’heure des SMS, utilisent, toujours aussi nombreux, ce support populaire de communication datant de plus d’un siècle.

D’où vous vient cette lecture inattendue des cartes postales ?

J’accompagnais des amis dans une brocante jurassienne. Pour calmer l’ennui que ces lieux m’inspirent, je me suis attardé sur une boîte pleine de ces cartes postales anciennes. Dans le texte de l’une d’entre elles,  une femme parlait de « ses maîtres » à une amie. Il y avait comme une sorte de télescopage entre la modernité de ce support et la référence à un rapport social que  je croyais dépassé… du moins dans le vocabulaire. J’ai acheté cette carte. Je crois que ce fut le moment où je suis passé du hasard de la rencontre à l’étude plus systématique.

Pierre Corneloup
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L’aquarium de La Rochelle : Face au roi des mers (n°156)

Partiellement exploré, mystérieux ou féerique, le monde sous-marin ne cesse de fasciner… Une raison suffisante, essentielle voire déterminante, qui a prévalu à ce que les constructeurs du nouvel aquarium de La Rochelle s’attachent à utiliser les toutes dernières technologies pour offrir, pendant plus de deux heures, un spectacle à la fois familier et méconnu.

L'aquarium de La Rochelle d’une superficie de 8045 m2, pour un volume de 3 millionsde litres d’eau de mer, vaut le détour.

Raymond Massoni
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Au fil de la Venise verte (n°156)

Entre La Rochelle et les côtes vendéennes, le Maris poitevin couvre une partie des départements de la Charente Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée. Au total, il s'agit de 90 000 hectares de prairies humides et de champs drainés (30 000 hectares) et de 160 kilomètres de voies navigables, surtout en barque.

Le marais a une longue histoire. Au fil des millénaires, les eaux du large ont poussé des sédiments vers le rivage, créant successivement une zone d'îlots, puis un marais non drainé. Le marais était déjà peuplé 4 000 ans avant Jésus-Christ, avec des populations d'agriculteurs-éleveurs sur les rivages comme sur les îles. À partir du VIIe siècle de notre ère, ce sont les moines qui entreprennent de valoriser le territoire des marais.

Gérard Le Puill
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Honoré Daumier : Témoin critique et satirique de son temps (n°156)

Témoin critique et satirique de son temps, Honoré Daumier, caricaturiste, dessinateur, graveur, sculpteur, peintre, quitte l’école à douze ans et c’est dans la rue qu’il apprend les humains. Républicain convaincu, généreux et ardent, en nous faisant vivre l’essor du capitalisme, le pouvoir croissant de la finance et de la spéculation, il donne une odeur à l’argent.

Au cours de sa vie, il connaît : le Premier Empire, les deux Restaurations, la Monarchie de Juillet, la IIe République, le Second Empire, la IIIe République et trois révolutions : 1830, 1848, 1871.

Betty Gavazzi
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Droit aux vacances : Fort recul des départs en 2009 (n°157)

La récession économique et la baisse du pouvoir d'achat des salariés et des retraités qui en résultent font reculer les taux de départs en vacances pour l'immense majorité de Français. Telle est la conclusion du baromètre Opodo 2010 qui a analysé l'évolution subie par le tourisme de loisir entre 2003 et 2009.

L'étude réalisée par Opodo, un organisme spécialisé dans la vente de voyages sur Internet, montre d'abord que le désir de partir reste très fort chez nos compatriotes. Mais, alors que la population française des 15 ans et plus a augmenté de 2 millions de personnes entre 2003 et 2009, le nombre de Français partis a diminué de 3,2 millions pour s'établir à 29 millions.

Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Burkina Faso : Ambassadeurs de fond (n°157)

« Qui a eu cette idée folle » …non pas d’inventer l’école, comme le dit la chanson, mais de partir à douze courir la savane, au Burkina Faso ?

Eric (Primard), Djamel (Ledad) et Brigitte (Bastien), tous les habitués du complexe de la Cgt à Montreuil les ont croisés. Eric, pour un billet de train ou d’avion dans la boutique Touristra, Djamel, dans ses activités de gestion de la  maison confédérale, Brigitte à l’Ancav-TT. Tous trois sont membres du Club omnisports de la Cgt. Eric est le chef d’orchestre de cette aventure. Témoignages.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Wolinski à cœur ouvert (n°157)

À 75 ans, Georges Wolinski vient d’éditer un nouvel ouvrage Pitié pour Wolinski. Un livre pas tout à fait comme les autres. Où se mêlent vérités et mensonges. Mais où l’auteur se raconte. Enfin. Pour notre plus grand plaisir. Lors du 9e congrès de l’UCR à la Rochelle où  il est venu en ami, il nous a parlé. À livre ouvert. Rencontre.

Que représente votre visite au congrès de l’Union confédérale des retraités de la Cgt ?

Je viens ici en ami. Comme pour toutes les manifestations de la Cgt, je suis solidaire. Même en retraite, je suis de la Cgt. En relations amicales avec Bernard Thibault et tous les militants. J’étais encore récemment à Cuba avec des syndicalistes de la Cgt. C’est mon syndicat. Je suis bien et fier d’être ici, parmi ces femmes et ces hommes qui font la Cgt.

 

Michel Scheidt
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Retour en fanfare des mineurs à La Napoule (n°158)

Gaston Ferry, aussi bien connu des mineurs que des amis de LSR, est « l’inventeur » de ce « retour en fanfare » de 260 mineurs et veuves de mineurs du Nord-Pas-de-Calais à la Napoule que préparent en commun, pour septembre prochain, la Fédération nationale LSR et l’Ancav-TT avec le concours de l’Avenir social. Propos croisés entre Jacques Sanchez, président de la Fédération LSR et Gaston Ferry.

Jacques Sanchez. Je pense que cette idée un peu folle de créer les conditions pour faire revenir 260 mineurs et veuves de mineurs pour huit jours de vacances dans leur château de La Napoule, trouve son point de départ dans la réflexion que nous t’avions chargé d’animer, lors de notre 8e Assemblée générale, en 2008, sur le thème de la Solidarité.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Les seniors de l'Internet (n°158)

Le web permet aux plus âgés de rester en contact avec leurs proches, mais aussi de créer de nouveaux liens sociaux, de s'informer, de se divertir, même quand les déplacements deviennent compliqués.

Lili Rose a 82 ans. Depuis peu, elle est en maison de retraite et tient chaque jour son… blog (1). En date du 25 mai dernier, elle écrit : « Je vais vous conter l'histoire du jour. Certains ici la juge drôle, pour ma part, je la trouve plutôt effrayante.

Christelle Barbut
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Peinture : L'expression d'un monde visible (n°158)

Le paysage n’est rien d’autre que la représentation de la nature qui sert de cadre à la vie humaine. Énoncée comme une banalité, cette représentation permet à l’artiste de se positionner, de ressentir la nature vide ou peuplée, avec des hommes, des animaux, des saints, vide ou bâtie avec des édifices contemporains ou antiques, accueillante ou hostile, précise ou idéalisée, locale ou exotique. Pas si simple et pas si banal !

La peinture du paysage idéal Les Noces d’Isaac et de Rébécca, de Claude Gellée, dit Le Lorrain (1600-1682), obéit à quelques règles classiques : au premier plan, un arbre majestueux, faisant effet de repoussoir, envoie le regard à l’arrière-plan vers de plus lointains en s’approfondissant vers le centre du tableau. La couleur, elle aussi est définie : les tons chauds pour les premiers plans, les tons froids à l’horizon.  Les nuages, la rude écorce des arbres, tout se peint selon des recettes éprouvées. Jusqu’à la naissance du romantisme où les idées changent. Une attitude nouvelle bénéficie au paysage jusque-là considéré comme un genre mineur.

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La ballade de Bernard Dimey (n°158)

Nogent, petite cité coutelière de Haute-Marne a accouché d’un géant de la littérature : Bernard Dimey. Chaque année, autour du 10 mai, évidemment, le festival Dimey lui rend hommage. 2010 : 10e édition.

Les gourmands de bonne chanson francophone et de poésie étaient ravis. Au menu, rien que du dessert : Gérard Morel et le duette qui l’accompagne, Claire Elzière, belle et généreuse voix fait (re)découvrir Pierre Louki, poète et chanteur, orfèvre des mots. Les Blaireaux, imprévisibles et délirants avec une mise en scène étonnante, Gérard Berliner et son spectacle hugolien, Jean-Sébastien Bressy, Marcel et Frédo, Geneviève Laloy, Fabienne Sabatrie… Manu Galure, impertinent du haut de ses vingt ans, bourré de talent.

Richard Vaillant
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La course à pied : Une thérapie contre le chômage ? (n°159)

Hélène est inquiète. « Qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter ? Vous me poserez des questions, n'est-ce pas ? Ça m'aidera ! » Mais, il n'est nul besoin de l'aider. Durant une heure, Hélène égraine, d'un ton enjoué, la liste de ses exploits : 1994: le marathon de Paris, 1995 : Paris à nouveau.  1997 : New-York ! Mais avant d'en arriver aux tours de Manhattan, elle commence par une bien triste histoire.

Nous sommes en 1993, Hélène travaille pour l’usine Chausson. « Un matin, je croise le patron à côté de la photocopieuse, il me demande : Bon et maintenant qu’est-ce que vous allez faire ? Je lui dis que je ne comprends pas sa question, il me répond : il va falloir penser à chercher du travail. Le lendemain, je recevais ma lettre de licenciement. Il avait considéré notre discussion comme un entretien préalable. »

Christelle Barbut
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Le paysage : L’expression d’un monde sensible (n°159)

Siècle de la révolution industrielle, le XIXe influence grandement la création artistique. La vitesse, le train changent le rythme. Le regard évolue, saisit les choses dans leur instantanéité. D’autres démarches s’imposent, aux côtés de l’art officiel. De 1848 à 1914 s’élaborent un foisonnement de pratiques picturales novatrices qui s’opposent de façon toujours plus radicale avec la grande tradition. Autant de refus de vieilles recettes, de nouvelles quêtes, de libertés qui préparent celles du XXe siècle.

Après le large survol des mouvements artistiques de la première moitié du siècle (Vie nouvelle n° 158) et leur expression dans le paysage, évoquons Rosa Bonheur (1822-1899) passée de la peinture animalière à la peinture naturaliste. Le paysage de Labourage nivernais, le sombrage, 1849, est bien celui du Nivernais, sans ajout d’arbres décoratifs. La charrue n’a qu’une valeur documentaire, tandis que les sillons si parfaitement peints « sur nature », paraissent encore luisants ­d’humidité.

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Chapeaux ! (n°159)

Peintre et photographe, Jean Pallarès, originaire des Cévennes gardoises, est à l’affût des moindres anecdotes d’ici ou d’ailleurs. Grand voyageur, il en a ramenéplus d’une, de ses nombreux périples. Rencontre.

Quel rapport, me direz-vous, entre Espéraza, petite ville de l’Aude et New York ?
A priori, aucun. Et pourtant, il suffit d’un rien pour qu’un rapprochement se dessine… Le jour de Pâques, à New York sur la Cinquième Avenue, vers 10 heures, la cathédrale néogothique Saint-Patrick accueille ses paroissiens pour une messe célébrée par l’archevêque de la ville, en personne. Seuls entrent, ceux qui ont une place réservée. La foule emplit vite la nef, et ceux qui n’ont pas eu le « sésame » nécessaire attendent dehors, rejoints par d’autres fidèles venus d’autres quartiers. Vers midi, quand Saint-Patrick se videra de ses ouailles, tous - ceux qui ont attendu et ceux qui sortent - se rencontrent, s’embrassent (la police a bien sûr bloqué la circulation sur l’avenue). Et, chacun a mis son chapeau, le plus excentrique, le plus beau, le plus fou, le plus drôle, le plus bricolé. On appelle cela, la Parade des Chapeaux.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Au cœur des jeux (n°159)

Les jeux de cartes et de société occupent une place importante dans nos souvenirs d'enfance, car ils étaient pratiqués très régulièrement dans les familles, en soirée ou pendant les fêtes. On jouait à tous les âges, les enfants commençaient par la bataille, le jeu de l'oie, puis le jeu de sept familles, poursuivant par le nain jaune, le Monopoly, le 1000 bornes. Il faut dire bien sûr, que la télévision n'occupait pas la place qu'elle a aujourd'hui.

Depuis la nuit des temps les hommes pratiquent le jeu sous toutes ses formes, hasard, stratégie, adresse, avec toujours la même envie, gagner pour être admiré et estimé des autres.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Plus vivants que morts ! (n°159)

« Les vivants et les morts », le magnifique roman que Gérard Mordillat a écrit en 2005, vient d’être adapté pour la télévision. Un téléfilm de huit épisodes diffusés prochainement sur France 2. Une grande fresque sociale qui nous faire vivre l’histoire d’un jeune couple emporté dans le torrent de l’histoire contemporaine. Notre histoire. Entre tourments et révolte. À la vie, à la mort. À ne rater sous aucun prétexte.

Le téléfilm Les vivants et les morts est certes l’adaptation d’un roman. Mais d’un roman tellement proche de la réalité qu’en refermant le livre, on se demande si l’on n’a pas tout simplement traversé une tranche de la vraie vie. Celle vécue par ces millions de gens qui luttent au quotidien pour survivre dans un monde où la logique financière l’emporte sur l’homme.

Michel Scheidt
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Stéphane Dervaux : Maurice, mon grand-père de substitution (n°159)

Éducateur sportif, titulaire d'un doctorat en sciences humaines, enseignant chercheur associé, Stéphane Dervaux, 43 ans, enseigne la pratique du judo et d'autres sports de combat depuis une vingtaine d'années en Ile-de-France. Il lui est même arrivé de donner des cours dans des prisons. Il a publié cet été Le Vieux monsieur d'à côté, un petit livre à la fois émouvant et pudique sur la relation amicale entre un sportif en activité et un nonagénaire en fin de vie, pensionnaire d'une maison de retraite à Saint-Prix dans le Val-d'Oise.

Comment s’est effectuée votre première rencontre avec ce vieil homme que vous appelez pudiquement monsieur M. dans votre récit ?
En feuilletant une revue sportive, L’Esprit du judo, je suis tombé sur un article qui parlait de Maurice Gruel, né en 1920. Il s’agit de l’un des hommes les plus gradés de l’histoire du judo français. Il a été pendant huit ans l’élève du grand maître japonais Mi Fune.

Gérard Le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Retour des mineurs à La Napoule, pari gagné

Qui aurait pu penser, il y a deux ans, que cette idée folle de Gaston Ferry consistant à faire retourner 264 mineurs et veuves de mineurs du Nord-Pas-de-Calais dans leur château de La Napoule était réalisable et aurait un tel retentissement ? LSR et l’Ancav-TT ont atteint ce but !

Au-delà de la sympathie que cette population inspire largement dans notre pays pour les raisons historiques que l’on sait, ce choix des mineurs était particulièrement emblématique des retraités à très basses ressources et de leurs veuves qui doivent, eux aussi pouvoir accéder à cette dimension du lien social que constitue le moment des vacances.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Parc Le vallon du Villaret (n°160)

Dans la famille des parcs de culture et de loisirs, le Vallon du Villaret est un peu David au pays de Goliath. S’il a ouvert ses portes en 1993, à la même période que les créations des industries du loisir, sa philosophie est tout autre. Description sommaire d’un lieu quelque peu atypique…

«Aux manèges, nous avons privilégié ici, au Vallon, tout à la fois la nature, le jeu et l’art contemporain » précise d’emblée Guillaume Sonnet qui, avec sa compagne Jacqueline, ont réalisé ce rêve un peu fou.

Raymond Massoni
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Les canaux, témoins de l'histoire des hommes (n°160)

Depuis l’Antiquité, les fleuves et les lacs sont utilisés pour irriguer les cultures et communiquer entre les hommes. Mais les tracés capricieux des rivières et l’inégalité de leurs débits ont toujours rendu leur utilisation aléatoire. Il ne faut donc pas s’étonner que des projets destinés à réguler les cours d’eau ait été engagés. L’homme a toujours rêvé de se substituer à la nature pour pouvoir redessiner des rivières idéales ou relier des fleuves entre eux. Promenade dans l’histoire, au fil de l’eau.

Les premières constructions de canaux furent imaginées par les Romains. Ils avaient envisagé une liaison Rhin-Rhône par la Moselle. Vers les années 790, Charlemagne entreprenait de créer un canal reliant le Rhin, le Main et le Danube, mais les premiers travaux furent rapidement arrêtés, en raison de l’effondrement des berges, du manque de moyen de pompage et surtout par le fait que les écluses n’avaient pas encore été inventées pour s’affranchir des dénivelés.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Sculpteur Aimé-Jules Dalou : Parler à l'âme et au cœur (n°160)

Au moment où la République est quelque peu secouée, il n’est pas inutile de faire un petit clin d’œil à certains symboles… histoire de nous inciter à battre le pavé avec encore plus de détermination. En voilà un bel exemple avec Jules Dalou, ce fils d’ouvrier gantier, cet artiste loyal, probe et consciencieux, ce républicain ardent et convaincu, ce grand sculpteur lié à l’histoire de son temps.

Lorsque la guerre de 1870 éclate, il entre tout naturellement dans la garde nationale, puis s’engage dans la Commune. Membre de la Fédération des artistes présidée par le peintre Gustave Courbet, il est chargé de rouvrir et de surveiller les musées, attaché plus particulièrement au Louvre comme sous-délégué de la Commune.

Betty Gavazzi
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LSR : Et pourquoi pas un Tous ensemble associatif ? (n°161)

« Des solidarités à l’œuvre, des coopérations à construire ». C’est sur ce thème qu’en marge de son Assemblée générale, l’Avenir social a invité plusieurs associations au débat, dont LSR (1).

Jacqueline Guichard de LSR Lyon, membre du bureau de la Fédération a évoqué l’initiative « Culture solidaire et lien social » prise en région Rhône-Alpes qui a rassemblé plus de 1 500 retraités à Lyon, le 6 mai dernier (voir Vie nouvelle n° 157). Jacqueline a souligné que les « Solidarités mises en œuvre pour cette occasion étaient celles liant les dix-sept associations LSR de la région appelées à mettre concrètement en commun leurs moyens et compétences pour réussir cette initiative. »

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Le cirque : La surprise au menu de l’émotion (n°161)

Le cirque fait partie de l’histoire de l’humanité. De ses origines chinoises et égyptiennes à son expression moderne initiée par les Anglais, il a été mis en valeur en début d’année, à Paris, au Festival mondial du cirque de demain. Il a suivi les transformations de la société, ses crises, ses développements et ses décadences, dépassant toujours la fin des civilisations elles-mêmes pour rebondir toujours, exprimant ainsi la permanence d’un art collectif.

Jean-Yves Penafiel, comédien, chanteur, écrivain et metteur en scène, est entré dans l’arène. Sa passion : participer au renouveau du cirque. Il a bien voulu nous guider dans cet univers immense, diversifié autant que complexe, qui fait le bonheur des petits et des grands.

Yvon Huet
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Un bouton, c'est attachant (n°161)

Les boutons, ces petits objets qui nous accompagnent toute notre vie, de la brassière de bébé au costume trois pièces de cérémonie, sont aussi utiles que décoratifs. Pourtant, presque personne ne leur accorde la moindre pensée, sauf lorsqu’il en manque un, bien sûr ! Comme les lacets de chaussures, ils balisent les étapes de notre évolution psychomotrice. Savoir boutonner son manteau et nouer ses lacets sont les premières choses que l’on apprend à l’école maternelle. Ils finissent souvent leur vie, oubliés, solitaires, seuls rescapés quand tous leurs frères jumeaux ont depuis longtemps disparu, anonymes et inutiles dans une vieille boite en fer. L’occasion peut-être de devenir un fibulanomiste.

Qui n’a pas le souvenir, enfant, d’avoir joué les jours de pluie avec les boutons, les classant inlassablement par couleur, par taille ou les transformant en jouets : toupie, hanneton ou tour Eiffel.

Yolande Bachelier
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Delacroix : Une peinture conforme à sa pensée politique (n°161)

Petit préambule ! Notre choix portera cette fois-ci sur l’examen d’un seul tableau de l’œuvre d’Eugène Delacroix, 1798-1863 - artiste peintre déjà évoqué dans Le mouvement romantique (1) et dans L’expression d’un monde visible (2). En effet, nous sommes toujours aussi animés du désir de raviver quelques symboles… Ça aide pour battre le pavé !

Dans ce premier tiers du siècle, le peintre Louis David - chef de l’école néoclassique et sous l’Empire, peintre de Napoléon - subjugue par son génie, Dominique Ingres, son héritier, par son intransigeance. Paris est conquis au style classique : composition digne, dessin strict et scrupuleux, forme nette, action monumentale, passions maîtrisées, clarté intellectuelle. C’est rigoureux ! plein de schémas !

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR Limoges : De 5 à 99 ans, apprendre de l'autre (n°162)

Intergénérationnellement : Le mot est un peu barbare, mais l’idée est belle ! LSR la reprend à son compte comme une des raisons fondamentales justifiant sa volonté de « s’ouvrir au monde qui l’entoure ». Reportage sur une initiative commune entre de jeunes enfants et des retraités d’une association LSR.

Cette « ouverture » de LSR passe par la rencontre de diversités de tous ordres : origines professionnelles, sociales, culturelles ou de sensibilités.
L’une des démarches de LSR concerne aussi sa volonté d’ouverture aux autres générations, pas seulement dans les mots, mais dans la recherche ou l’invention d’activités qui brassent les générations. On vit aujourd’hui plus longtemps en meilleure santé et il est plus courant de constater que la différence entre les générations s’estompe lorsqu’il s’agit de s’engager dans des pratiques culturelles, sportives ou de loisirs. Il y a même aujourd’hui comme une sorte d’exigence nouvelle chez les retraités à ne pas être ghettohisés en tant que tel.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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L'arbre mémoire vivante (n°162)

Pendant des siècles, la forêt a été perçue comme menaçante et l’arbre utilisé en tant que banale matière première. Pourtant, il est un symbole de vie, témoin des relations historiques et sociales. L’observation de son développement nous donne des indications précieuses, car il est porteur de la mémoire des climats.

Aujourd’hui, l’arbre retrouve peu à peu une considération aux yeux des hommes, mais pas de tous. La déforestation programmée au Brésil, en Asie et dans d’autres points du monde, au seul bénéfice des grands groupes financiers, ne semble pas pouvoir être jugulée, tant la recherche du profit gouverne notre société. Pourtant, les arbres sont omniprésents dans la vie des hommes, ils sont utiles et même indispensables à bien des égards. Ils protègent la faune et la flore, abritant tout un écosystème.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Jardiner, entretient le moral (n°162)

Une petite douceur dans l’air, des bourgeons qui pointent leur nez, des oiseaux qui s’impatientent, bref, c’est le printemps qui arrive !

Aussitôt, une agitation s’empare des jardiniers, femmes ou hommes. Ils ne laissent « nulle place où la main passe et repasse » comme le préconisait le vieux laboureur à ses enfants et on voit le jardin reprendre vie.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Gérard Mordillat : Les choix politiques commandent les choix artistiques (n°162)

Avec ce troisième livre, l’auteur boucle une saga sociale qui remet à la mode la notion de lutte de classes. Un entretien sans langue de bois.

Vous faites dire à Carvin, le personnage principal de Rouge dans la brume : « Tant que les patrons auront des animaux domestiques, ils pourront dormir tranquilles. » Vous remettez à la mode la notion de lutte des classes ?

Propos recueillis par Sabine Ferry
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Pyrénées : Sport, gastronomie et culture (n°163)

Hiver comme été, la montagne pyrénéenne est beaucoup moins fréquentée que la longue chaîne qui va des Vosges aux Alpes-Maritimes en passant par le Jura. Pourtant, les Pyrénées ont des atouts à faire valoir pour les amateurs de nature, de marche et même de baignade, sans oublier la gastronomie et les bons vins.

Parce qu’elles sont plus éloignées des grandes agglomérations du nord de la Loire que le massif alpin, les montagnes pyrénéennes reçoivent beaucoup moins de skieurs que les Alpes, lesquelles disposent aussi d’une multitude de stations. Du coup, on oublie trop en France que les Pyrénées sont aussi une fort belle destination pour les vacances d’été.

Gérard Le Puill
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La Loire, fleuve sauvage (n°163)

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la Loire est la voie principale par laquelle transitent les marchandises de l’intérieur du pays jusqu’au port de Nantes. L’arrivée du chemin de fer change la donne. Présentée comme le dernier grand fleuve sauvage en France, la Loire est certainement le plus long sur le territoire français (1 013 km) et, sans doute, le plus aimé des artistes. Est-ce le décor nuancé de ses rives et de ses îles boisées, le jeu subtil de ses eaux et de ses grèves qui font le secret de son charme?  Embarquement.

De tout temps, la Loire a inspiré les poètes. Ils ont chanté sa quiétude et ses accès sauvages, l’ont qualifiée aussi de royale en évoquant le nombre de châteaux implantés sur ses rives ou ceux de ses affluents. Plus d’une centaine, dont Azay-le-Rideau, Angers, Amboise, Blois, Chambord, Chenonceau, Cheverny, Nantes…

Yolande Bachelier
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Robert Marchand Deux roues et un cœur en or (n°163)

Robert Marchand est né le 26 novembre 1911. Un des rares témoins, bien vivant, d’un XXe siècle tourmenté. Comme l’a été sa vie d’ouvrier. Toujours syndiqué à la Cgt, à l’Union syndicale des retraités de Mitry-Mory en Seine-et-Marne, abonné à Vie nouvelle et à L’Humanité, Robert est un homme de convictions. Qui n’a de cesse de transmettre des valeurs humanistes universelles. En pleine forme, il parcourt 7 000 kilomètres à vélo chaque année, et affiche un des plus fabuleux palmarès cyclotouriste. Une longévité exceptionnelle qu’il explique simplement par de la chance. La roue tourne aussi pour Robert Marchand. Pas celle de la fortune, certes non ! Mais celle de la vie qu’il ajoute aux années. Kilomètre après kilomètre. ­Rencontre.

«Je ne suis pas un phénomène. Simplement un type ordinaire qui a de la volonté. J’ai toujours fait des efforts. Et de ce point de vue, le vélo comme le travail sont des sacrées écoles. » Une évidence pour Robert, mais pas forcément pour le quidam qui découvre ce petit bonhomme qui a traversé quasiment tout le XXe siècle du haut de son mètre cinquante-deux.

Michel Scheidt
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Les facteurs factices débarquent (n°163)

L’Adresse musée de La Poste présente, en co-production avec l’association Saint-Martin-d’Abbat demain, Facteurs factices, une exposition d’art populaire : des boîtes aux lettres imaginées par les habitants d’un petit village du Loiret, Saint-Martin-d’Abbat. Une aventure originale. À visiter jusqu’au 27 août prochain.

Il était une fois un village, le village de Saint-Martin-d’Abbat. Entre le Val-de-Loire et la forêt d’Orléans, ce petit village sans histoire compte à peine 1 500  habitants. Alentour tout pousse : blé, orge, maïs, betteraves, mais à l’intérieur du bourg, ses habitants cultivent des plantes peu ordinaires : des boîtes aux lettres originales !

Martine Violet
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Naissance de l'art : Vénus de pierre (n°163)

Aussi loin que remonte l’art avant l’histoire, c’est-à-dire avant l’écriture, l’homo sapiens, - l’homme qui pense - désormais à l’abri dans sa caverne, relativement protégé de ses prédateurs et relativement douillet… à la chaleur du feu qu’il vient de découvrir, nous a laissé ses premières traces de dessins et de peintures pariétales.

Mammouths, rennes, bisons…, représentation des faits de chasse de l’homme préhistorique… de façon plus plausible, il grave l’image de l’animal sur les murs pour se donner un pouvoir sur sa proie, pour se l’accaparer une bonne fois pour toutes, pour la rendre vulnérable, pour la symboliser.
Poursuivant inlassablement son évolution, apparaissent ses premières sculptures « en pied », il y a 25 000 ans avant notre ère, pendant la civilisation gravettienne du paléolithique supérieur. Mais fait exceptionnel, elles sont toutes féminines, elles représentent toutes la femme !

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Trente ans à Ramatuelle (n°164)

LSR tiendra sa 9e Assemblée générale du 26 au 29 septembre prochain à Ramatuelle dans le Var. Au programme, l’objectif pour les trois prochaines années : Être mieux encore un outil du lien social et, dans ce but, atteindre les 20 000 adhérents et les 200 associations. Cette AG correspondra aux trente ans de LSR !

La fédération LSR d’aujourd’hui, ses 150 associations et 17 000 adhérents sont les héritiers de la conception de ce que doit être LSR, c’est-à-dire indépendante, autonome, ouverte à tous et au « monde qui l’entoure » dans sa diversité comme dans ses combats. C’est cette conception qui a permis son développement constant pour en faire aujourd’hui cette association de loisirs des retraités « pas comme les autres », parce que ne reniant rien de ses origines et de son histoire, elle place au cœur de son sigle, comme de son activité quotidienne, le « S » de Solidarité qu’on ne saurait confondre avec la charité. Six retraités sur dix ne partent jamais en vacances faute de ressources nécessaires à consacrer à ce besoin pourtant légitime.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Belle-Île en mai (n°164)

La traversée Quiberon (Morbihan)-Le Palais, principale commune de Belle-Île-en-mer, s’effectue en moins d’une heure. Connue pour être la plus grande des îles bretonnes (17 km de long sur 9 km de large), elle mérite bien son nom. Un vrai régal pour les randonneurs qui arpentent les 90 km de sentiers sillonnant les milieux naturels les plus riches de l’île.

Le guide local édité par l’office du tourisme indique que quatre jours suffisent à un marcheur pour parcourir ces sentiers.

Henri Zalugas
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Vide-greniers : Au bonheur des bradeux (n°164)

Un vide-greniers aussi appelé braderie, foire aux puces, foire à tout, bric à brac, troc et puces, est une manifestation rassemblant des particuliers qui offrent à la vente des objets dont ils n’ont plus l’usage. Cela peut se dérouler dans une rue, un quartier, une ville entière ou simplement dans des salles municipales.

Une des plus ancienne foire à tout est celle d’Andelys (Eure). Elle se tient régulièrement depuis 1965, le premier week-end de septembre et occupe pratiquement toute la ville. Mais une des plus importante de France et même d’Europe se déroule à Lille.

Yolande Bachelier
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L'art du doublage : Emmanuel Fouquet, homme de paroles (n°164)

Homme de paroles et de dialogues, Emmanuel Fouquet possède à l’évidence ces qualités dans la vie. C’est aussi son activité professionnelle qui consiste à « traduire » en français les dialogues de films étrangers. Ils sont quelques centaines en France à pratiquer ce métier à la fois précis et sensible, nommé « adaptateurs ». Rencontre.

Emmanuel est dans son « atelier ». Un bien grand mot pour cette petite chambre à l’étage de sa grande maison au milieu de la forêt landaise. Cassettes, CD, dictionnaires et papiers s’éparpillent sur tables et étagères. Emmanuel est d’abord un poète (voir encadré). Il me tire soudain vers la fenêtre. « Regarde l’écureuil, il est là tous les jours à la même heure », souffle-t-il, avant de montrer son poste de travail.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Bandes dessinées : Traits résistants (n°164)

C’est sous ce vocable que le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, en collaboration avec le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, présente jusqu’au 18 septembre, une exposition sur la Résistance dans la bande dessinée de 1944 à nos jours. Visite guidée.


 

Dès la Libération, lorsque les résistants sortent de la clandestinité, la diffusion d’affiches et d’imprimés, de photographies sur les maquis et la période insurrectionnelle, cristallise pour des décennies l’archétype du résistant. Dans les illustrés pour la jeunesse, un trait particulier permet alors de définir son image : celle du maquisard, fier et courageux, surgissant de l’ombre.

Raymond Massoni
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Brassens, trente ans après (n°164)

« Il y a une chose très ennuyeuse qui peut se produire, c’est de mourir », disait René Fallet à Georges Brassens en 1967, et Georges de surenchérir, « ça leur arrive à tous, il n’y en a pas un qui ait survécu ».

Trente ans déjà sont passés depuis sa disparition à Saint-Gély-du-Fesc dans l’Hérault le 29 octobre 1981, à l’âge de 60 ans, mais il est toujours aussi vivant dans nos cœurs, toujours aussi actuel dans cette si simple et belle expression de l’art qu’est la chanson. Son nom sonne comme un prénom.

Yvon Huet
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Joseph Reiss, 100 ans de vie, 30 ans à LSR (n°165)

Le petit homme pose sur moi un regard perçant et profondément humain. Ce regard a vu pas moins de deux guerres mondiales, observé les enthousiasmes et les déceptions des grands combats et mouvements sociaux qui ont rythmé cette fin du XXe siècle… Ces yeux ont aussi pleuré à l’épreuve des exils et persécutions. Cent ans plus tard, Joseph observe activement ce monde qui nous entoure, comme on dit à LSR. Entretien.

Joseph Reiss est l’un des « inventeurs » de LSR Paris et toujours adhérent : « Tout est parti de la Commission départementale des retraités de Paris créée à la Libération par quelqu’un dont on parle peu et qui portait le nom de Robert Lafrance, ô combien évocateur pour l’époque.

Pierre Corneloup
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Itinéraires jurassiens : L'abbaye de Baume-les-Messieurs (n°165)

Un site grandiose à la beauté sauvage, un passé prestigieux embelli de légendes, cette abbaye, avec Saint-Claude et Luxeuil a fait de la Franche-Comté une terre d’élection monastique comparable à la Bourgogne voisine. Clin d’œil rapide sur l’un des multiples itinéraires jurassiens.

Baume-les-Messieurs est bien, à la vérité, un site étonnant. Géologie, archéologie et histoire se marient dans cette reculée typique du Jura. L’abbaye et le village sont situés à la convergence de deux cours d’eau, le Dard et la Seille. Sur les falaises imposantes, les strates calcaires du jurassique moyen sont colorées par le ruissellement des eaux. Un réseau karstique s’y est creusé, créant des grottes, donnant naissance à des eaux vives qui alimentaient moulins et forges. Au pied des falaises, les éboulis forment des talus actuellement boisés, où les cultures ont longtemps retenu la forêt loin du village.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Cabanel et Delacroix : Cachez ce sein que je ne saurais voir (n°165)

Dans le contexte de la colonisation de l’Algérie et de l’après 1848… comment deux artistes peintres contemporains, l’un inconditionnel de l’Académie, l’autre de génie reconnu, attachent leur œuvre à des écoles, voire à des conflits d’école pour produire une image de la femme symbolisant leur Orient.

Alexandre Cabanel, (1823-1889) s’est inspiré d’Albaydé, 1848, Chant XXVI de Les Orientales, Victor Hugo, 1829, pour représenter une femme semi-allongée, dans la même attitude que La Vénus d’Urbin de Titien, ou Olympia de Manet.
Eugène Delacroix (1798-1863) a produit Femmes d’Alger dans leur intérieur, 1849, suscité par son voyage au Maroc en 1932 - lors de son escale à Alger - et généré, quinze ans auparavant, l’exécution d’un premier tableau Femmes d’Alger dans leur appartement, 1834, que l’on peut admirer au musée du Louvre.

Betty Gavazzi
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Isabelle Aubret : « Je donne au public toute la couleur de mes émotions » (n°165)

Cinquante ans qu’elle chante. Et nous enchante. Sous l’aile bienveillante de ses trois parrains, Aragon, Brel et Ferrat, Isabelle Aubret fête cette année ses noces d’or avec la chanson française. Sous sa blonde fragilité, se cache une force formidable. Belle et rebelle, elle résiste aux modes. Et au temps qui passe. Une battante inlassable avec une volonté de vaincre et une espérance folle chevillées au corps. Entre elle et nous s’est établie une magnifique histoire d’amour. Il y a cinquante ans, elle a donné une âme à la Fanette offerte par Jacques Brel. Aujourd’hui, c’est par la voix de métal ardent d’Isabelle que s’envolent les mots, les notes, les rêves et les révoltes de Jean Ferrat.

1961-2011. Cinquante ans de chanson. Quel regard portez-vous sur ce qui est, malgré tout, une belle carrière ? Si vous deviez faire quelques arrêts sur images, qu’est-ce que vous retiendriez ?
On peut bien sûr parler de l’Eurovision, des voyages, des rencontres ou des coups durs… Autant d’événements qui ont bien sûr jalonné ma « petite vie » pour le meilleur et le pire. J’ai toujours fait ce métier simplement, sans chercher à attirer l’attention sur moi. Je suis restée une ouvrière, une sorte… d’artisan. Chaque jour, je travaille les textes, les musiques et ma voix. J’ai toujours voulu entrer en scène avec le sourire et la certitude d’être prête. Même si parfois c’était très douloureux à cause des séquelles de ce fichu accident de voiture. Un désastre qui a marqué et marquera ma vie jusqu’au bout.

Michel Scheidt
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La confiture ça dégouline (n°165)

Mot évocateur de plaisir et de douceur, elle est un péché mignon pour les petits comme pour les grands.

Qui n’a pas, parmi ses souvenirs d’enfance, une bonne odeur d’abricot exhalant de la bassine de cuivre posée sur la cuisinière ? Cette senteur se répandait dans toute la maison, un régal de tous les sens. Nul besoin à l’époque, des parfums d’intérieur artificiels, qui se déclenchent automatiquement toutes les dix minutes. Quant au goût des tartines du matin, un délice ! C’était simple. Une belle tranche de pain, une couche de beurre et une bonne cuillerée de confiture par-dessus. Celle-ci avait souvent tendance à dégouliner sur les doigts. Mais comme c’était bon !

Yolande Bachelier
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Le Cheval d’or repart au galop ! (n°166)

Boby Lapointe, Raymond Devos, Daniel Prévost, Pierre Etaix, Anne Sylvestre, Ricet Barrier… et bien d’autres ont fait leurs débuts dans ce cabaret parisien, le Cheval d’or situé au 33 de la rue Descartes à Paris Ve. Une plaque vient d’y être apposée. Retour sur cet événement

La soirée est douce comme une chanson d’amour ce 20 septembre 2011 dans ce quartier de la Contrescarpe. Le fantôme de Georges Brassens, fidèle soutien du Cheval d’or est là parmi les deux cents personnes se pressant sur le trottoir, jusqu’à bloquer la rue. La plaque qui va, tout à l’heure être dévoilée, indiquera aux passants que « cet immeuble a abrité de 1955 à 1969 ce lieu dédié à la chanson française et à l’expression artistique ». Cette initiative revient à Gilles, le fils de Léon Tcherniak qui avec le jeune chanteur Jean-Pierre Suc créa ce cabaret.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Expo : Je et compagnie (n°166)

Comment les enfants se socialisent-ils ? La cour de récréation est-elle une microsociété, un simple reflet de nos relations entre adultes ? Leur mode d’organisation est-il propre à leur âge ? Autant d’interrogations auxquelles tente de répondre l’exposition Je et compagnie présentée au Forum départemental des sciences à Villeneuve-d’Ascq dans le Nord qui, en proposant un parcours d’expériences ludiques, questionne les petits de trois à six ans sur leur place parmi les autres. Visite guidée

Sous le regard des adultes qui sont invités à faire partie du jeu, les enfants se réunissent en premier lieu dans une clairière. Ils se répartissent alors en petits comités et doivent s’organiser pour découvrir une cabane tous ensemble, trouver les clés qui ouvrent les portes, mettre en place une fête pour les habitants, et enfin imiter ces derniers pour s’intégrer à leur groupe.

Raymond Massoni
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Giacometti : Véritable passion (n°166)

Originaire de Stampa, village de la Suisse italienne, près du lac de Côme, Giacometti en choisissant de venir s’installer à Paris en 1922, plutôt qu’à Vienne, pour y parfaire sa formation, a eu bien raison. Imaginons qu’avec ou sans charter… il fut renvoyé chez lui ? Non seulement il ne nous aurait pas apporté une nouvelle vision de la sculpture, mais nous aurions été privés de l’œuvre de l’un des plus grands sculpteurs du XXe siècle.

Pendant plus de quarante ans d’activité, Alberto Giacometti a nourri une véritable passion pour les splendeurs de toutes les civilisations du passé : art égyptien, sumérien, byzantin, aztèque, pour les gravures rupestres de l’art africain et les fétiches océaniens, révélés par les empires coloniaux d’Afrique et d’Océanie.

Betty Gavazzi
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Le santon, messager de Provence (n°166)

Lorsque le Général de Gaulle était président de la République, la France offrait des santons de Provence à ses invités de marque. Youri Gagarine en voyage dans la région de Marseille, en 1967, en avait reçu en cadeau. C’est dire si ces petits personnages sont des ambassadeurs de la Provence à travers le monde

Les santons sont avant tout les héritiers des vieilles coutumes et traditions, qu’elles soient païennes ou religieuses. Ils parlent du terroir et du passé ancré dans les mémoires.

Yolande Bachelier
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Huîtres bio ou triplo ? (n°166)

Les premiers fossiles d’huîtres retrouvés datent de 230 millions d’années. Pourtant ce coquillage est très exigeant pour son développement ; qualité de l’eau, température, salinité et pourcentage d’éléments nutritifs (le phytoplancton). De plus, il est sensible aux maladies, virus et pollutions. Malgré cela, il a survécu jusqu’à nos jours. Mais c’est sans compter sur la recherche effrénée de la rentabilité à tout prix, qui semble menacer aujourd’hui de nombreuses espèces vivantes. Les huîtres en font partie.

En 2008, les ostréiculteurs français tirent la sonnette d’alarme. Une mortalité anormale touche les naissains (bébés huîtres), plus de huit milliards de jeunes huîtres sont décimées.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Lettre ouverte contre la double peine (n°167)

Est-ce bien le moment de parler « vacances, loisirs, activités culturelles, physiques et sportives » alors que nous nous enfonçons dans un hiver, certes pas encore trop rigoureux, mais dont le ciel -à l’image des porte monnaie- est plombé par les mesures découlant des « indispensables efforts pour éviter à notre pays les conséquences de la perte du AAA » dont on nous rebat les oreilles ? Les délégués des associations LSR (Loisirs et solidarité des retraités) réunis en Assemblée générale à Ramatuelle ont estimé que oui !

C’est tout le sens qu’ils ont voulu donner à la lettre ouverte à tous les candidats pour l’élection présidentielle et les législatives qui suivront, évoquée dans le précédent numéro de Vie nouvelle mais dont le contenu vaut -dans cette actualité- que l’on y revienne.

Pierre Corneloup
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Bisons d'Amérique en Creuse : Douce prairie sur les berges du Taurion (n°167)

Un couple de paysans élève des bisons d’Amérique en Creuse du côté de Bourganeuf entre Limoges et Guéret. L’élevage peut se visiter toute l’année sur rendez-vous. Mais il vaut mieux savoir que les petits naissent toujours au printemps avant d’offrir cette visite à ses petits-enfants.

Beaucoup de grands-parents d’aujourd’hui ont grandi avec la télévision et ses nombreux westerns qui mettaient en scène des cow-boys, des indiens et parfois des troupeaux de bisons. Il existe désormais quelques élevages de cet animal en France. Celui que nous avons visité en Creuse se trouve dans un cadre sauvage et superbe.

Gérard Le Puill
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Guy Thomas : Une plume acide de Jean Ferrat (n°167)

Guy Thomas ressemble à Monsieur Tout le monde. Mais chez lui, Monde s’écrit avec une majuscule. C’est celui des sentiments et fantasmes les plus intimes des femmes et des hommes jusqu’à leurs révoltes les plus impétueuses. Chez Guy Thomas, inspirations et indignations vont rarement les unes sans les autres. Le parolier de dizaines de chansons de Jean Ferrat a, pour une fois, accepté de nous parler de lui… et un peu de Jean, son « ami de quarante ans ».

Nous étions convenus de nous retrouver dans un petit café aux alentours de la gare de Lyon. Entre deux trains, entre deux lectures publiques de ses poèmes, il m’observe. Curieux de tous les instants comme le sont tous les vrais créateurs, c’est lui qui, au bout de quelques minutes, me demandera de raconter ma vie ! (Vais-je la retrouver un jour en chanson ?)

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Michel Arbatz : Poète et passeur de poètes… (n°167)

Auteur-compositeur, interprète et metteur en scène, Michel Arbatz est né à Paris en 1949. En quarante ans de métier, il a réalisé une dizaine de spectacles à la frontière du théâtre et de la chanson, enregistré dix albums et mis en musique Desnos et Dubillard. « Ce travailleur de l’ombre de la chanson française », comme le qualifiait récemment un magazine, est aussi l’instigateur d’une Bip (Brigade d’intervention poétique) qui se consacre depuis sept ans à la diffusion orale des poètes, et a réalisé en tous lieux des centaines d’interventions-surprise. Rencontre.

C’est très tôt que Michel Arbatz est tombé dans la marmite de la poésie et de la musique. « Mes parents aimaient la chanson française. Mon père adorait chanter. À la maison, on écoutait Brassens, Ferrat, Montand, Aznavour à haute dose, mais aussi la musique classique. J’ai grandi dans cette ambiance avec un faible cependant pour Brassens dont les chansons ont nourri mon enfance. Le premier livre qui inaugura ma collection de Poètes d’aujourd’hui était celui qu’Alphonse Bonnafé lui avait consacré. J’écoutais en boucle cette voix unique, avec ses nasales méditerranéennes, ses « r » généreux, sa diction surdimensionnée. L’apprenti poète y trouvait son compte. »

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Croquer la vie à pleins crocs (n°167)

La France compte 7,8 millions de chiens et 10,7 millions de chats. Près de la moitié des foyers possède un animal de compagnie. Celui-ci rassure ou rompt la solitude et l’isolement social, accompagne le développement de l’enfant, apporte aussi une aide précieuse à certaines personnes handicapées.

Le chien ou le chat, est un inconditionnel de l’amour, il ne juge pas. Il manifeste des signes d’affection à son maître, qu’il soit beau, laid, riche, pauvre, de mauvaise humeur, triste ou joyeux. C’est le secret de son succès !

Yolande Bachelier
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Le Corbusier : La vie inventée à l’épreuve du temps (n°167)

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des quartiers entiers de Nantes (44) sont à reconstruire. Bien que le pays soit exsangue, les décisions politiques seront audacieuses en matière d’habitat, mais pas seulement. Le Corbusier, sollicité par la société coopérative d’HLM, va proposer une solution qualitative à une demande qui était uniquement quantitative. Après quelques tergiversations dues aux différences de point de vue sur le projet, l’immeuble baptisé la Maison radieuse sera implanté sur la commune de Rezé.

Les travaux de la Maison radieuse débuteront en juin 1953, et les premiers occupants s’installeront en mars 1955. Les habitants sont généralement des familles jeunes avec deux enfants en moyenne, employés, ouvriers ou de professions intermédiaires. Certains, présents encore aujourd’hui se souviennent de leur joie lors de l’aménagement dans ce grand appartement calme, tout neuf, avec une belle salle de bains, l’eau chaude à volonté, des toilettes séparées, le chauffage central, une chambre pour chaque enfant, l’école pour les petits sans sortir du bâtiment. Tout cela pour un loyer modéré, le bonheur !

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Peinture féminine  (n°167)

Même si toutes les civilisations comptent des femmes peintres, il faut bien constater que le plus souvent elles ont été reléguées à un oubli des plus suspects. Femmes exceptionnelles qui restent inconnues… et pour lesquelles ce fut plus difficile que pour les hommes d’acquérir la reconnaissance.

Le choix de Judith et Holopherne1, exécuté par une femme artiste peintre, Italienne du Seicento, remet en question la condition de la femme, jusque-là maintenue dans le rôle exclusif de mère, vue comme un être inférieur, soumise à l’homme, qui peut difficilement envisager une carrière autre que domestique. Ainsi, il aura fallu attendre la fin du XVe siècle pour voir les femmes peintres -en particulier en Italie- accéder à la notoriété. Ce tableau par son format, son sujet, son auteur, sa technique, renverse complètement l’image convenue de la peinture féminine.

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Le Jura fait dans la diversité (n°168)

LSR, une association pas comme les autres avons-nous l’habitude de dire. Mais encore ? Jeannie Léger, la présidente sortante de LSR Jura, nous en dit un peu plus sur la façon dont son association pratique au quotidien cette affirmation.

Selon vous, cette pratique date de la création de LSR, il y a dix ans ?
En effet. Cette volonté de créer LSR revient à un responsable local de la Cgt. Nous ne connaissions pas LSR. Et c’est en couple, pour lui faire plaisir, que nous avons accepté, sans conviction, de nous rendre à l’assemblée générale de la fédération. Je m’attendais au « ronron » habituel de ce genre d’assemblée. J’en suis revenue enthousiasmée, adhérant à tous les propos, débats et décisions qui tournaient autour de cette question : Comment faire vivre, au côté du syndicalisme, un « outil associatif » autonome, ouvert à tous les retraités aspirant à vivre une retraite pleine et riche de tout ce qu’ils n’avaient pas eu le temps de faire auparavant. Un outil associatif qui ne saurait cependant souffrir l’indifférence au sort réservé à l’époque aux retraités, et dont nous conviendrons vite qu’il ne s’est pas amélioré depuis !

Entretien réalisé par Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Ariane Ascaride  :

Ariane Ascaride est une des comédiennes françaises des plus populaires. Icône du « clan Guédiguian », son rôle éclatant dans Marius et Jeannette la révèle au grand public. Actrice, réalisatrice, elle excelle aussi au théâtre et dans la mise en scène. Ariane est également une citoyenne engagée dans la vie et le mouvement social. Rencontre au siège de Vie nouvelle à Montreuil. À quelques jours d’échéances politiques importantes.

Une maman employée de bureau, un papa représentant chez L’Oréal… Un environnement familial qui ne prédispose pas, a priori, à devenir comédienne. Par quel cheminement y parvenez-vous ?
Il faut remonter aux origines… Mon père, issu de l’immigration italienne est un Napolitain. Lorsqu’il arrive à Marseille, il habite dans un quartier « ghetto » où se retrouvaient tous les Italiens. Il a travaillé très tôt. À onze ans, il était garçon coiffeur pour les navigateurs dans le salon de son père. Je ne sais pas pourquoi, mais il a toujours voulu s’intégrer profondément à la société française. Il voulait parler un français parfait. Il écoutait beaucoup la radio pour entendre et s’imprégner de la sonorité et des expressions de la langue. Il adorait l’opéra. Normal sans doute pour un Italien élevé dans la culture du chant…

Propos recueillis par Michel Scheidt
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La fête au business ! (n°168)

Dans une société de consommation libérale avancée, rien ne doit échapper à la production de profits : la vie, la mort, la maladie, les sentiments, la misère, la guerre, la paix…

Tout fait vendre du papier, l’amour, le malheur, la détresse. La plupart des journaux s’en servent, certains avec parcimonie, d’autres en font carrément leur fond de commerce. Mais les championnes sont les chaînes de télévision. Presque toutes diffusent des émissions racoleuses dites de télé-réalité, véritable show créant les conditions pour mettre en scène les sentiments humains, les plus beaux comme les moins reluisants. Le seul objectif étant de faire plus d’audimat que la chaîne concurrente, donc d’avoir plus de rentabilité.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La boule de fort en pantoufles (n°168)

L’Anjou est marqué par l’implantation de la boule de fort. Ce sport ou loisir est une quasi-exclusivité, même si quelques similitudes existent avec la bourle chez les Ch’tis ou le flat green bowls en Grande-Bretagne. Ses origines sont mal connues. Les sociétés, nom porté par les associations et les lieux où se pratique la boule de fort, remontent au XVIIIe siècle. Créées par des notables, elles se sont ensuite démocratisées. Ainsi, on trouve des agriculteurs, pêcheurs, constructeurs ou laboureurs… Il existe encore 365 sociétés, réparties dans six départements, principalement dans le Maine-et-Loire. L’Indre-et-Loire n’est pas en reste, viennent ensuite : Loire-Atlantique, Sarthe, Mayenne et Loir-et-Cher.

Autrefois, activité de plein air, la boule de fort se joue maintenant presque uniquement en salle sur une piste, sorte de cuvette en plastique mesurant vingt-deux mètres de long sur six de large et où l’on ne pénètre qu’en chaussons ou pantoufles. Elle ressemble à une dalle ou gouttière, fermée à chaque extrémité par un madrier : la planche.

André Brangeon
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Alexander Calder : L’art en mouvement (n°168)

Né au sein d’une famille d’artistes à Philadelphie, son diplôme d’ingénieur mécanicien lui servira énormément tout au long de sa vie de sculpteur pour traduire avec bonheur, équilibre et mouvement. Taillé comme un ours, vêtu en permanence d’une chemise de flanelle rouge, qui devient son signe distinctif, Alexander (Sandy) Calder est déjà d’un humour raffiné, lorsqu’il débarque des États-Unis dans la capitale française, en juin 1926.

Plein de joie de vivre, il peint, dessine, « croque » dans la rue et les cafés, dans la continuité des dessins de ses débuts à New York - faits à partir de l’observation du mouvement des animaux des zoos du Bronx et de Central Park - fabrique des jouets et des animaux articulés étonnants de ressemblance. S’orientant ainsi vers la sculpture en mouvement, il invente des figurines, véritables exercices d’équilibre et d’acrobatie, qui vont composer le célèbre Cirque Calder miniature. Par l’ébauche de succulentes petites mises en scène, il va passer de leur présentation à leur représentation en organisant de véritables spectacles de cirque enthousiastes !

Betty Galvazzi
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Histoires d'eaux (n°168)

Il y a dix ans, en novembre 2001, s’ouvrait au musée de Tessé, au Mans dans la Sarthe, la galerie égyptienne, un espace unique en France. Un partenariat s’est tissé depuis avec le musée du Louvre, permettant l’organisation régulière d’expositions temporaires autour de cette civilisation. Aperçu.

Alexandrie fut fondée en 331 av. J-C. par Alexandre le Grand, aux confins occidentaux du Delta, entre mer Méditerranée et lac Mariout. Construite à l’emplacement d’un fortin implanté sur un promontoire du nom de « colline du bout du monde », sa création s’inscrit dans une volonté d’ouvrir l’Égypte sur le monde grec et d’édifier une ville qui ne soit pas sujette aux crues du Nil.

Raymond Massoni
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LSR : À Tarbes, il se passe tous les jours quelque chose (n°169)

Dans le précédent numéro de Vie nouvelle, nous évoquions la riche activité de LSR Jura. Dans celui-ci, nous mettons le cap plein sud-ouest. À l’autre bout du pays, comment vit une autre association LSR, celle de Tarbes. Rencontre avec Pilar, sa nouvelle présidente.

Contents qu’on reconnaisse le dynamisme de leur association au point d’y consacrer un article dans Vie nouvelle, la nouvelle présidente Pilar (l’Espagne n’est pas loin) Ambrosini et le vice-président René Blasco se bousculent amicalement autour de l’appareil pour dire « n’oublie pas de lui parler de ceci, et aussi de cela ! LSR Tarbes, c’est comme les Galeries Lafayette : Tous les jours, il s’y passe quelque chose » dans cette association de 212 adhérents… 11 de plus en ce début d’année !

Entretien réalisé par Pierre Corneloup
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L'histoire de notre Histoire (n°169)

La proposition faite par le candidat Jean-Luc Mélenchon, pendant la campagne électorale de la présidentielle, de soumettre aux Français une nouvelle Constitution pour une VIe République, mérite que l’on poursuive le débat. L’histoire de nos Républiques s’enracine dans notre Histoire de France.

La première, officiellement nommée République française, amenée par la Révolution de 1789, est le régime politique qui dirige la France entre 1792 et 1804. Le 21 septembre 1792, les députés de la Convention décident à l’unanimité l’abolition de la royauté, et trois jours plus tard, la République est solennellement déclarée « une et indivisible ». Avec les avancées progressistes apportées par la Révolution et la Déclaration des droits de l’homme, une nouvelle ère d’exercice du pouvoir voit le jour en Europe.

Yolande Bachelier
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XIIIe Festival Boby Lapointe (n°169)

« À l’image de Boby, le Printival (c’est ainsi que l’ont nommé ses créateurs, il y a treize ans) est un festival audacieux débordant de créativité, mais aussi de chaleur, de sympathie et d’humour » lit-on dans le dossier de presse. C’est plus que cela ! Impressions et rencontres.

J’ai passé deux jours sur ce festival -qui s’est tenu du 12 au 14 avril- en compagnie de Gilles Tcherniak. Son père, Léon est le créateur du Cheval d’or, ce cabaret de la Contrescarpe à Paris dans lequel débuta Boby Lapointe en 1958. Sur les conseils de Georges Brassens, Boby Lapointe avait poussé la porte de ce cabaret, non pas pour y chanter, mais pour trouver une chanteuse qui interpréterait ses textes. Voyant qu’ils ont affaire à un personnage peu banal, Léon Tcherniak et Jean-Pierre Suc, son associé, le persuadent de chanter lui-même ses chansons. Vous connaissez la suite… Son talent évident a fait le reste. Gilles est un familier de ce festival et connaît bien la famille Lapointe. Il m’a ouvert bien des portes, facilité les rencontres, que je veux faire partager aux lecteurs de Vie nouvelle.

Pierre Corneloup
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1881-1955 Fernand Léger, le peintre ouvrier (n°169)

« La guerre de 1914-1918 a été pour moi une chance ; elle m’a permis de découvrir le peuple et de me renouveler entièrement… J’ai été versé dans le génie… le génie est un corps d’ouvriers, de terrassiers, de mineurs… C’est là vraiment que j’ai compris ce que c’est qu’un homme du peuple. C’est un type d’un ordre parfait ; si bien que j’ai pu constater que j’étais moi-même un parfait désordre… J’ai appris leur langage, car ils ont un langage, un argot. Nous, peintres, nous avons des mots, c’est surtout nos tableaux. C’est pour cela qu’il doit y avoir un moyen de s’entendre entre eux et nous… » De son propre aveu, la guerre fut bien pour Fernand Léger une expérience humaine. C’est ainsi que l’homme du peuple devint un grand sujet dans son monde artistique. Omniprésent, il occupa le centre de ses méditations.

Les Constructeurs, 1950, six ouvriers plantés en plein ciel travaillent à l’assemblage de poutres métalliques, suspendus à leur échafaudage sur un fond bleu azur, clairsemé de petits nuages. Chacun d’eux n’est pas une forme mais un être vivant et vrai. Des mouvements d’hommes au travail, le dessin des plis du pantalon sur les jambes écartées, les mains déformées par les callosités, les épaules voûtées par le poids trop lourd des fardeaux, des mouvements d’hommes non plus abandonnés à la peine du labeur, mais tout à sa réussite dans une architecture qui monte très haut et dont ils prennent possession.

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Perturbations à Montpellier (n°169)

L’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, département des Arts décoratifs du musée Fabre de Montpellier, dans l’Hérault, accueille jusqu’au 16 septembre, 80 œuvres en céramique et en verre dans le cadre de l’exposition Perturbations. Une manifestation qui vient moderniser l’ordre établi de cet hôtel particulier et se fondre au sein des collections reconstituant fidèlement le cadre de vie d’une famille bourgeoise aux XVIIIe et XIXe siècles. Clins d’œil.

L’idée n’est pas neuve que de vouloir confronter l’expression plastique contemporaine à un lieu d’architecture emblématique de l’histoire de l’architecture et des arts décoratifs. Pour Jérôme Farigoule, le conservateur du département et commissaire associé avec Stéphanie Le Follic-Hadida, docteur en histoire de l’art, responsable de la programmation, il s’agit de faire entrer des pièces contemporaines dans les décors de l’hôtel particulier du XIXe siècle restitué d’après les modèles originaux, et de l’ouvrir à un public plus sensible à la création contemporaine. « Pas question de faire offense au lieu, précise-t-il, mais plutôt de lui ajouter du relief et de donner du sens aux pratiques contemporaines. »

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR : Détours en Morbihan et dans l'Oise (n°170)

Après LSR Jura, puis Tarbes, Vie nouvelle est allé à la rencontre des associations LSR Oise et Morbihan. Pour qui la prochaine étape ?

Morbihan : On couche dans les auberges de jeunesse !

Raymond Bellec, le président, joint au téléphone, indique que « son association va fêter ses vingt années d’existence ». Avec son inimitable accent breton -tantôt chantant, tantôt plus rude- il raconte que c’est en 1996 qu’une collègue, militante comme lui à la Cgt, et travaillant à l’hôpital, lui fait connaître l’association LSR qu’il rejoindra, pour en devenir quelques années plus tard, le président.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La Dordogne, département haut en couleur (n°170)

Deuxième département français pour ce qui est de la superficie, la Dordogne épouse presque parfaitement les limites de l’ancienne province nommée le Périgord. Petite visite.

Du Limousin au Nord, à l’Agenais au Sud et du Quercy côté Est, à la Gironde et aux Charentes côté Ouest, le Périgord offre une extraordinaire variété de terroirs, marqués par une grande diversité des paysages, de la flore, de l’agriculture, de l’architecture et des patrimoines ruraux, allant du granit, au calcaire, blanc ou ocre, en passant par le schiste et le grès, voire la brique et le torchis, singulièrement dans la Double, avec des toits en lauze, en ardoise, en tuiles canal, voire en planchettes de châtaigniers. Sans parler des pigeonniers et des lavoirs, des fours à pain, des séchoirs à tabac ou encore de ces cabanes de pierres sèches que l’on appelle bories…

Jacques Teyssier
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Les utopies réalisées (n°170)

En région lyonnaise se dressent cinq cités utopiques, symboles de l’audace architecturale d’un XXe siècle visionnaire. Réunis au sein du réseau Utopies réalisées ces sites livrent, aujourd’hui, leurs plus grands secrets et vous convient à un étonnant voyage dans un passé des plus futuristes, à savoir : la cité Tony Garnier à Lyon ; le quartier des Gratte-ciel à Villeurbanne - le couvent de la Tourette à Éveux - le site Le Corbusier à Firminy et la cité des Étoiles à Givors.

Changer notre regard sur l’architecture du XXe siècle, tel est le voyage auquel nous invite cette curieuse manifestation. Réalisations dont l’intérêt architectural est reconnu, tant au niveau national qu’international, ces sites incarnent les grandes utopies sociales et urbaines du siècle passé

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Peintres de la couleur : Van Gogh (n°170)

Vincent Van Gogh (1853-1890), homme timide et pas sûr de lui, modeste et généreux, fut sans aucun doute l’un des plus grands apports de l’art hollandais à la culture européenne. Dans ses tableaux, il nous raconte son existence : le Brabant, les visages de ses amis, le carrelage de sa chambre, la paille des chaises, trente-sept autoportraits, les barreaux de l’asile, jusqu’aux fleurs qu’il a cueillies… Dans notre prochain numéro, nous aborderons le second volet de cette expo en présentant Paul Gauguin.

Au tournant de la trentaine, renonçant à sa carrière de pasteur évangélique, il vient à la peinture après avoir longtemps refoulé une grande passion de jeunesse pour le dessin. Ses premières toiles autodidactes sont très influencées par le réalisme de l’école hollandaise : le clair-obscur, les contrastes ombre/lumière, les couleurs denses et épaisses.

Betty Gavazzi
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Mantes : Renaissance d’une LSR « des villes » (n°171)

Nous poursuivons pour les lecteurs de Vie nouvelle, le tour de France de la diversité des associations Loisirs et solidarité des retraités. Quittons cette fois la province, et voyons comment vit une association en zone urbaine, en région parisienne : Mantes la ville. Rencontre avec Jackie Palmer, son président.

«Renaissance », c’est bien de cela dont il faut parler pour cette association tombée en sommeil en début des années 1990 « par manque de volontaires bénévoles » nous dit Jackie Palmer son président.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Odette Roux Femme d’exception (n°171)

En mai 1945, un an après que les femmes aient obtenu le droit de vote, Odette Roux, à seulement 28 ans, est la première femme élue maire d’une ville de 18 000 habitants, les Sables d’Olonne en Vendée. C’est hors du commun !

Les choses n’arrivent jamais vraiment par hasard. Si les engagements politiques sont parfois suscités par des rencontres ou des situations fortuites, les qualités nécessaires pour jouer un rôle social important restent le courage, l’intelligence, la ténacité et les valeurs morales au service des hommes. Tout cela, Odette n’en manque pas, et les combats de sa vie, nous replongent dans l’histoire de France, tout à la fois proche et lointaine.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Théâtre à domicile : Devine qui vient jouer ce soir ? (n°171)

Je me souviens, petit enfant, de ma grand-mère écoutant des pièces de théâtre à la radio. J’étais prié de faire silence. J’écoutais aussi. Mon imaginaire faisait le reste et préparait sans doute le plaisir que je pris plus tard lorsque, devenu « parisien », ma mère me fit découvrir le théâtre « en vrai » ! Molière et sa troupe itinérante faisaient « place pleine ». Plus près de nous, on se souvient du formidable succès d’audience de l’émission TV Au théâtre ce soir. Ainsi, le théâtre plaît au plus grand public… Que ne va-t-il plus souvent à sa rencontre. Impression personnelle.

C’est cet objectif que le Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TNBA) travaille depuis plusieurs années. Avec sa formule Devine qui viens jouer ce soir, des comédiens s’envolent des belles salles du quartier Sainte-Croix pour se poser chez un habitant, investir sa salle de séjour -ou plus si nécessaire-pour, l’espace d’un soir en faire un lieu de représentation, à la fois salle, scène et coulisses, pour y jouer une vraie pièce de théâtre.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Van Gogh et Gauguin : Peintres de la couleur (n°171)

Second volet de l’exposition aux Baux-de-Provence : Paul Gauguin. Contemporain de Van Gogh, Gauguin (1848-1903) très audacieux, orgueilleux et dévoré d’ambition, croit en son génie, en son apostolat d’artiste incompris. Cependant, il jouit d’une grande renommée et saura l’exercer et la faire partager. Presque autodidacte, il commence à peindre assez tard, en 1873, il sera traversé de nombreuses périodes. Riche d’une somme d’influences croisées, il subira celles de Pissarro, Degas, Cézanne, Émile Bernard…

Dans un premier temps, entre 1880 et 1886, marqué par ses débuts de paysagiste en compagnie de Pissarro, il expose avec les impressionnistes, puis s’oriente vers des recherches personnelles : Pont-Aven, estampes japonaises, symbolisme, Arles, exotisme, primitivisme.

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Michel Issaly, vigneron chercheur sur un terroir atypique (n°171)

Depuis bientôt trente ans, Michel Issaly produit des vins de Gaillac à Sainte-Cécile-d’Avès sur le domaine de la Ramaye, une petite propriété de 5,5 hectares. Syndicaliste paysan, il est le président des vignerons indépendants. Rencontre avec un vigneron passionné dans son caveau de dégustation.

Le vigneron indépendant a la particularité d’effectuer le métier de A à Z dans la mesure où il travaille la vigne, effectue la vinification dans son chai et commercialise directement son propre vin à travers la vente à la propriété, chez les cavistes, parfois en grande surface, sur les salons ouverts aux consommateurs, sans oublier ­l’exportation.
Michel Issaly est un chercheur en vinifications originales, bien qu’il affirme s’appuyer sur les acquis de la tradition transmis par son père et son grand-père, vignerons avant lui sur la même propriété. Sur l’étiquette de ses bouteilles, il lui est arrivé d’écrire : « Vous avez le droit de ne pas aimer mes vins ». Car cet homme n’aime pas faire les choses comme tout le monde. À partir de là, ses vins sont un peu comme certains tableaux. Ils demandent des explications pour être compris et appréciés.

Entretien réalisé par Gérard le Puill
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Exclusif : Le Père Noël ouvre les portes de son secrétariat (n°172)

Je cherchais depuis longtemps un reportage canon ! Pour coller à l’actualité, je tente une interview du Père Noël ! À ma grande satisfaction, il accepte de me recevoir dans les locaux de son « secrétariat » créé à Libourne (33) il y a 50 ans. C’est de là, qu’il répond, avec ses « lutins », aux enfants qui lui écrivent…

J’ai horreur de l’avion, je me préparais à devoir me rendre quelque part dans le Ciel, Chemin des Nuages… « Non ! Là-haut, ce sont mes entrepôts, l’écurie des rennes, le garage pour le traîneau… » me précise au téléphone le Bonhomme. « Mon secrétariat est hébergé par le Centre opérationnel de l’Adresse à Libourne, en Gironde, au milieu des vignes. Viens me voir là-bas. »

Reportage Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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La magie du conte (n°172)

De l’enfance à la vieillesse, les contes bercent notre vie. Ils se transmettent dans les familles, nous servent de référence. L’enfant y devient tour à tour héros, loup… Un bon moyen pour partager des moments forts entre grands et petits. Émotions et plaisirs. Du conte à la réalité. Rencontre avec Laurence Allain, conteuse.

Généralement, on parle peu du conte. D’où vient cet art ?
Depuis toujours, l’homme a aimé les récits extraordinaires. Il a d’abord écouté des épopées, puis les récits des conteurs ont transformé des évènements de la vie réelle en les habillant de merveilleux. Dans le monde antique, les contes populaires avaient du succès, et dès le Moyen-Âge, aux récits de l’Occident est venue s’ajouter une large part de la magie de l’Orient. Le conte fait partie de la tradition orale. Il appartient à la culture populaire, il est lié à l’histoire des sociétés. Dans de nombreux pays, cette culture est encore présente aujourd’hui.

Michel Scheidt
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Librairies indépendantes : Le livre de papier se rebiffe contre e-book (n°172)

Qui l’eut cru ! Ce n’est pas le fascisme façon Fahrenheit 451 qui risque de faire disparaître le livre de papier, mais la boulimie du numérique qui tend à absorber tous les comportements de la vie sociale et culturelle. Le débat que ce danger suscite ne se limite pas à la nostalgie des vieux livres qui sentent la patine du temps. Enquête sur un sujet sensible de la vie culturelle.

Si on se réfère à la démarche de Frédéric Mitterrand sur la façon d’utiliser le numérique, et si on la compare à celle d’Aurélie Filippetti, actuellement aux commandes du ministère de la Culture, la tendance à laisser remettre en cause la prédominance du livre de papier au profit du numérique est récurrente, même si la couleur de l’en-tête est différente.

Yvon Huet
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Monnaies et médailles : Noblesse d'un art ouvrier (n°172)

Qui n’a pas eu dans un petit coin de sa boîte à souvenirs une pièce de monnaie, une petite médaille rappelant sa jeunesse. Moi, c’était une pièce de cinq francs et une médaille de puériculture donnée à ma mère en 1927. Et vous ? Il y a toute une histoire derrière ces objets, témoins de notre passé.

Et pour le découvrir, il faut aller au Musée de la Monnaie de Paris. Il est actuellement en travaux pour rénovation, jusqu’à fin 2013, mais la boutique/exposition est ouverte. Le succès de ce musée reflète un engouement populaire qui excite autant la curiosité des citoyens que des collectionneurs passionnés.

Yvon Huet
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Expo : Marguerite Yourcenar et la peinture flamande (n°172)

À l’occasion du 25e anniversaire de la mort de l’écrivaine, le musée départemental de Flandre propose, jusqu’au 27 janvier 2013, de découvrir les liens qui unissent Marguerite Yourcenar à la peinture flamande, en présentant une exposition où s’entrelacent littérature et peinture. Visite.

Dialogue entre toiles et romans, le thème, Marguerite Yourcenar et la peinture flamande, invite le visiteur à une nouvelle lecture des œuvres des maîtres flamands. C’est à travers le prisme et la sensibilité de ce grand écrivain du XXe siècle, première femme entrée à l’Académie française, que l’on redécouvre paysages et portraits flamands des XVe et XVIe siècles.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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BSV : Une bonne idée à faire évoluer (n°173)

En permettant aux personnes aux revenus modestes de profiter de vraies vacances, Bourse solidarité vacances (BSV) reste un moyen efficace de lutte contre l’exclusion. Chaque année, plus de six cents retraités peuvent partir en vacances, et LSR occupe une place originale dans l’action solidaire. Regards croisés avec Michelle Demessine, David Blumental et Jacques Sanchez.

Michelle Demessine, vous inventez BSV en 1999. Quelle est son l’histoire ?
Lorsque je suis nommée ministre, en 1997, le tourisme évoquait pour moi le droit aux vacances pour tous. Mon ambition était d’être la ministre de tous les tourismes. D’autant plus que les acteurs du tourisme social et associatif me faisaient part de leurs difficultés. Le tourisme marchand étant très puissant, beaucoup de nos concitoyens, déjà, ne partaient pas en vacances. Je me suis attachée à faire avancer l’idée que la solidarité concerne tous les opérateurs du secteur. C’est dans un contexte de lutte contre l’exclusion que naît l’idée d’une bourse mettant en place une action solidaire, permettant l’accès aux vacances à ceux qui en étaient privés. Un outil recueillant toutes les offres de vacances disponibles des différents opérateurs, pour les redistribuer aux personnes ayant des ressources insuffisantes via les associations, comme LSR, dont l’action est précisément la solidarité. Le dispositif BSV était né.

Michel Scheidt
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR 90 : À la rencontre du théâtre (n°173)

Il fallait bien qu’un jour la « culture » pointe le bout de son nez. Un 8 mars, en 2010, les militantes de l’USR 90, ont fait inscrire dans le marbre du cahier de revendications : « La culture, un droit aussi pour les retraités ». La culture, ce n’est pas comme la confiture, on ne la trouve pas en rayons dans les supermarchés. Alors, Cgt et LSR 90 sont parties, main dans la main, à la rencontre du théâtre. Ainsi, vingt adhérents ont profité d’abonnements à des tarifs préférentiels pour la saison 2011-2012.

Dans la foulée, un week-end est programmé en juillet 2012 au Théâtre du Peuple de Bussang dans le département voisin des Vosges. 34 participants étaient au rendez-vous.

Bernard Couqueberg
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Gérard Mordillat : Le Grand Retournement demain ? (n°173)

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, a écrit de nombreux romans et réalisé une vingtaine de films dont Vive la Sociale. Depuis le 23 janvier, Le Grand Retournement est sur les écrans, à la disposition de tous ceux qui veulent que le monde change de base, comme une arme démocratique et culturelle contre les dictateurs de la finance. Nous l’avons interrogé, avec Dominique Noguères, avocate et militante des droits de l’homme, qui nous donne son point de vue.

Un nouveau film sur la crise, après Catastroïka, Capital… Pourquoi ?
Le néo-libéralisme nous enferme dans son vocabulaire, nous y emprisonne. C’est devenu un lieu commun de parler de plan de sauvegarde de l’emploi à la place de licenciements, de coût du travail pour salaires et cotisations sociales, de partenaires sociaux pour syndicalistes… Le combat politique est aussi un combat de mots et il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste de Clausewitz pour savoir qu’il ne faut pas « parler la langue de l’adversaire ».

Yvon Huet
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Aragon et les peintres (n°173)

Dans La Semaine Sainte, Aragon donne visage au peintre Théodore Géricault, sous les traits du héros Robert Dieudonné, officier de cavalerie. Comme un historien d’art, il écrit L’Exemple de Courbet. Comme un amateur éclairé Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipit. Comme l’ami des artistes Henri Matisse, roman, et ainsi de suite… une série d’articles consacrés à la peinture paraissent notamment dans les Lettres Françaises : L’Essai Max Ernst, peintre des illusions, La verve de Picasso, Le sourire de Fernand Léger, Marc Chagall l’admirable, Cantate à André Masson…

C’est peu dire qu’Aragon a joué tout au long de son existence un rôle très important dans la vie culturelle française !
    Cela commence avec la guerre, sa rencontre avec André Breton et Philippe Soupault, la découverte de Rimbaud, de Lautréamont… d’Apollinaire. Libéré, il rejoint les dadaïstes - mouvement lancé en 1916, par Tristan Tzara, Hans Arp à Zurich. Le mouvement publie le Manifeste Dada en 1918. Max Ernst l’étend à Cologne. Marcel Duchamp, Françis Picabia, Man Ray aux États-Unis. En 1919, Tzara et Dada viennent s’installer à Paris.
Dada c’est la haine de la guerre, du militaire, des valeurs établies. Ses armes sont la dérision, la truculence, le scandale, la provocation…

Betty Gavazzi
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Le Petit Quotidien : Grand-père, mon journal s'il te plait ! (n°173)

À l’âge où nos petits-enfants lèvent difficilement les yeux de leurs multiples écrans, nous serions bien surpris d’entendre l’un d’entre eux nous dire : « S’il te plaît, passe-moi « mon » journal ». Et pourtant, depuis quinze ans, deux journaux des Éditions Play Bac, Le Petit quotidien et Mon quotidien, maintiennent leur diffusion contre le vent des tweet et la marée des sms ! Visite à nos deux confrères, un jour de Conférence de rédaction à laquelle -aux côtés de vrais journalistes- sont associés des jeunes lecteurs.

Comme dans toute rédaction, c’est la ruche ! Une ruche très organisée. Sur le flanc des bureaux, un panneau indique la fonction de chacun. S’y entrecroise la réalisation des différents journaux : Celle du Petit quotidien, un quatre pages destiné aux 6/9 ans, un vrai journal avec ses quelques suppléments « Jeux », mais qui mobilise cependant dix minutes quotidiennes de lecture sérieuse et attentive. Celle de Mon quotidien, un huit pages destiné aux 9/13 ans, celle de l’Actu, un huit pages pour les 14/17 ans, et l’Éco, un hebdomadaire, paraissant chaque vendredi, traitant d’économie pour les 14 ans et plus.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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L'animal de compagnie : Une vie de chien (n°173)

Plus de 60 millions d’animaux de compagnie partagent nos foyers en France, 8 millions de chiens et 10 millions de chats. Cela représente un marché de presque 4 milliards d’euros, occupant plus de 50 000 personnes : élevage, alimentation, soins, santé et garde, avec une progression annuelle du chiffre d’affaires de 5 %.

Les relations que les hommes entretiennent avec leur animal sont en pleine évolution depuis 25 ans. Autrefois utilitaires dans le milieu rural, aujourd’hui peluches vivantes pour les enfants ou petits compagnons pour les personnes âgées, les chiens et les chats ont totalement investi la famille. Selon une enquête de la Sofres, ce sont les foyers d’au moins trois personnes qui les accueillent majoritairement.

Yolande Bachelier
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Océarium du Croisic Les océanographes en herbe… dans un monde fantastique (n°173)

L’Océarium du Croisic, qui vient de célébrer son 20e anniversaire, présente la richesse de la faune et de la flore des océans, de l’Atlantique au Pacifique avec une brève « escale » cependant par la mer Méditerranée. Il fait partie des vingt sites de la Loire-Atlantique qui réservent un accueil particulier aux enfants de 6 à 12 ans. Aperçu.

Dès l’entrée, les enfants reçoivent un carnet de jeu adapté à leur âge et un crayon. Tout au long de la visite, dans chaque salle, des indications les aident à trouver le mot mystère qui leur permet de recevoir un diplôme de chercheur ou de chasseur de trésor. Au début du parcours de près de deux heures, à portée de leur vue, plusieurs aquariums tabulaires présentent les premiers stades de la vie des animaux marins. Des microscopes reliés à des écrans vidéo permettent de contempler les micro-organismes et les différents planctons dont se nourrissent poissons et crustacés.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Dans le regard de l'autre (n°174)

Kyriakos Kaziras est un photographe animalier pas tout à fait comme les autres. Son objectif nous fait croiser le regard des lions, des gorilles ou des tigres… Des face à face intimes et spectaculaires où l’on s’attarde autant sur les yeux que sur le sujet. Ses photos d’animaux sauvages en liberté, prises dans leur environnement naturel, où se mêlent couleurs et mouvements, sont de véritables œuvres d’art. Enfin réunies dans un superbe livre Animal émotion, pour le plaisir des yeux. Et du cœur.

Kyriakos est un jeune quadra actif aux allures de globe-trotter bien dans ses baskets. Né en Grèce, il vit en France et a fait de la photographie animalière son métier. C’est à Paris, d’où il prépare minutieusement toutes ses expéditions vers des contrées aussi sauvages que belles, que nous l’avons rencontré. Si son grand-père, artiste peintre à Athènes, lui a sans doute légué le goût de l’art, de la scénographie et de la force de l’image, il doit à son père, marin, celui des voyages. C’est sur les quais, entre passerelles et bastingages des navires en partance pour le monde entier, que Kyriakos s’exerce à la photo, grâce à un bon vieux Praktica d’occasion acheté avec ses trois premières paies de serveur en job d’été.

Michel Scheidt - © Photos Kaziras
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En passant par la côte picarde (n°174)

En étant classée grand site de France, depuis le 3 juin 2011, la Baie de Somme acquiert ses lettres de noblesse. En général, le visiteur entre par le côté nord de la côte picarde (le parc de Marquenterre ou Le Crotoy). Mais, en passant par le côté sud, il mettra ses pas dans ceux de Victor Hugo. En 1867, l’écrivain part à pied du Tréport, port normand, pour rejoindre Saint-Valéry-sur-Somme, et ainsi, découvrir les falaises, jusqu’à Étretat. Petite visite guidée…

La station balnéaire de Mers-les-Bains a pris son nom en 1906, après s’être nommée Mers-le-Tréport, Mers-sur-Mer et Mers-Plage. Cette ville se distingue par ses villas anciennes de styles anglo-normand, flamand, picard, mauresque, renaissance, Louis XII, Napoléon III et des années 1930. Elles portent un nom en façade pour les identifier.
L’été, l’esplanade est appréciée par les habitants et les visiteurs. Les cabines de plage, petit village au bord de la mer, permettent, grâce au plancher qui les réunies, une marche confortable au-dessus des galets, même lorsque le temps est moins propice. Petite originalité : La plage, au pied des falaises, accueille chaque 1er janvier les plus courageux qui prennent leur premier bain de mer.

Pierre Bolle Roseline Duchesne
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Aragon et les peintres : Voir c'est penser, peindre c'est dire (n°174)

« Toi mon ami mon maître/dont j’envie/L’écriture étrange qui se passe des mots ».     Ces écrits sur l’art dont on a pu entrevoir dans Vie nouvelle n° 173 l’ample contribution durant les combats dadaïste et surréaliste, Louis Aragon va les poursuivre résolument, tout au long du XXe siècle. Au travers de conférences, de revues Europe, Poésie 42, Les Lettres françaises, La Nouvelle critique, de préfaces de catalogues d’expositions, de journaux l’Humanité, Le Monde, cet acteur infatigable de son siècle fait aujourd’hui référence sur les rapports de la politique et de l’art.

On a vu combien Aragon, admiratif devant la peinture, a porté un intérêt majeur aux collages tout au long de sa réflexion sur l’art.     
Dès mars 1930, il intitule La Peinture au défi, la préface du catalogue de l’exposition de collages à la galerie Goemans à Paris. Aux cimaises, Arp, Braque, Dali, Duchamp, Ernst aux collages photo et collages illustration ; Gris, Magritte aux papiers collés et collages illustration ; Miro, aux papiers pas collés, ondulants, aux bords flottants et… du bitume ; Picabia et son goût de la dérision avec ses objets collés : pailles, cure-dents, épingles de nourrice ; Picasso dans sa « crise de collage » : une chemise sale fixée sur la toile avec fil et aiguille, des clous sortant du tableau, de vieux bouts de tulle, carton, ficelles, chiffres, le choix de véritables déchets, quelque chose de pauvre, de sali, de méprisé ; Tanguy aux papiers découpés. Par la suite s’y sont adjoints John Heartfield, allemand antinazi, le tchèque Adolf Hoffmeister, puis Jiri Kolar et Alain Le Yaouanc.

Betty Gavazzi
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LSR : Du neuf en Loire-Atlantique (n°174)

Nantes pèse lourd dans ce département de Loire-Atlantique. Les retraités y sont 400 000 dans une région fortement marquée par les luttes sociales et -son corollaire- une forte tradition et présence du syndicalisme (4 000 adhérents Cgt). On aurait donc pu penser que LSR s’y soit naturellement, et depuis longtemps, implantée et développée. La toute jeune association LSR 44 créée l’année dernière, nous démontre que cela ne va pas de soi… mais que ça se concrétise lorsque l’on s’en occupe. La parole à son président Claude Constant.

Il faut tout d’abord souligner que la création de LSR 44 correspond à un véritable besoin de la part des retraités de notre département pour sortir de leur isolement. Besoin que nous nous sentions bien lors des rencontres dans nos instances syndicales retraités et, plus largement, dans la vie. Lorsque nous nous sommes décidés à « y aller » et que nous avons fait connaître cette intention un peu plus largement, le nombre impressionnant de coups de téléphone traduisait bien ce ­besoin.

Pierre Corneloup
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Un grand « petit lieu » de la chanson française (n°174)

1996. Un « petit lieu » a vu le jour à Paris, cité Bergère, dans une impasse parallèle au boulevard Poissonnière, métro Grands Boulevards. Sa vocation ? Faire vivre la chanson française au cœur de Paris, dans la foulée d’un autre Limonaire, fermé auparavant dans le XIIe arrondissement de Paris en avril 1995, près du marché d’Aligre, après 149 ans d’existence. Rencontre avec Noëlle, hôtesse du Limonaire où se succèdent chanteurs et poètes, d’un jour et de toujours.

Noëlle tient ce cabaret chanson qui fait restaurant midi et soir, offrant après le dîner un moment d’émotion culturelle partagé dans la chaleur d’une convivialité toujours aussi intense que délicate. Elle aime qu’on soit bien à l’aise, le temps de notre passage, en nous proposant un repas préparé par Lolo, qui sait marier bonne tradition et diversité dans le choix des recettes, le vin étant toujours bien adapté aux plats. Mais le menu principal, après le plaisir de la table, c’est le spectacle. Ce soir-là, c’est Nathalie Miravette, qui nous présente, avec Jennifer Quillet son show, Cucu mais pas que. La veille, c’était Remo Gary, et le jour suivant Xavier Lacouture.

Yvon Huet
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Emmanuel Terray : Et si le monde devenait un beau village ? (n°174)

Emmanuel Terray est né en 1935. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie, il devient rapidement anthropologue et soutient une thèse consacrée à l’ethnosociologie des Dida, communauté de Côte d’Ivoire. Nommé ensuite assistant à l’université d’Abidjan, puis doyen, il cherche à constituer une anthropologie politique et s’engage en politique au PSU. Il fera l’expérience de l’Université de Vincennes et sera conseiller prud’homal de la CFDT. Il s’inscrira dans la mouvance de gauche du socialisme français tout en cherchant, à partir de son expérience, le contact direct avec les réalités de l’immigration, puis, dans la foulée, un attachement constant aux activités de la Ligue des droits de l’homme. Ainsi a-t-il participé directement aux occupations d’églises des années 1980/2000. Il rencontre la Cgt avec le mouvement des sans-papiers, dans un premier temps dans une démarche parallèle, puis sur la base d’une vraie coopération solidaire, quand elle décide de reprendre l’initiative à partir de la démarche « On vit ici, on bosse ici, on reste ici », les occupations d’agences d’intérim et les lieux de travail, avec l’impulsion de militants comme Raymond Chauveau.

Emmanuel Terray, pourquoi cet engagement auprès des sans papiers ?
Lorsque je suis allé en Afrique de l’Ouest, j’ai été merveilleusement reçu dans les villages. Quand j’ai dû revenir en France, et que j’ai pris conscience du sort réservé aux immigrés, je me suis révolté contre cette situation. Non seulement des êtres humains étaient obligés de fuir une misère sans espoir de changement, mais en plus ils étaient jetés dans un monde où ils constituaient une réserve d’exploitation sans limites, équivalente à une entreprise de délocalisation « sur place », facile à manipuler et à déplacer, voire à rejeter chez eux dès qu’on n’en aurait plus besoin. C’est vrai pour toutes les formes d’immigration et cela montre à quel point la question d’un rapport nouveau avec toutes les civilisations de notre monde doit se poser.

Yvon Huet
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LSR Mâcon : Pas des manchots ! (n°175)

Convenons-en, le titre est osé mais justifié pour une association LSR qui s’investit à fond dans l’organisation d’un match de quad rugby (rugby en fauteuil roulant) dans le cadre du Printemps du H (handicap) qu’initie, depuis 2012, l’Association de défense des malades invalides et handicapés.

Ce lien entre les deux associations tient peut-être au fait que l’Ami (créée en 1936 dans les sanatoriums pour les travailleurs atteint de tuberculose) a son siège à Mâcon, mais aussi à cette citation de Victor Hugo que cette association met au fronton de son site : « On fait la charité lorsque l’on n’a pas su imposer la justice. » Cette citation ne fait-elle pas comme un écho à ce que LSR dit de la louable « charité » qui ne saurait se confondre avec la « solidarité » ?

Pierre Corneloup
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Robin Renucci : « La culture est une élévation » (n°175)

J’avais de Robin Renucci cette récente image du médecin, maire d’Un village français sous l’occupation qu’il incarne dans le téléfilm du même nom diffusé sur France 3. Aujourd’hui, j’ai devant moi, tout à la fois ce personnage complexe… et le « patron » des Tréteaux de France, dont cet acteur subtil a repris, depuis 2011, les rênes du parcours « nomade » (il tient à ce qualificatif). Ni sa quête récurrente, et finalement vaine, d’une flamme pour rallumer sa pipe, ni le bruit de l’averse sur l’auvent du café jouxtant ce théâtre de Saintes (17) où il m’accueille, n’ont pu entamer ce moment rare ! Rencontre.

Vous aviez trois ans lorsque Jean Danet créait les Tréteaux de France. Et moi vingt ! Cette mission des Tréteaux consistant à « porter de grandes œuvres théâtrales vers des publics moins favorisés et non pourvus de structures… » est-elle toujours la même un demi-siècle plus tard ?

Entretien réalisé par Pierre Corneloup
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 Bienvenue en Corse (n°175)

La Corse s’apprête à accueillir avec enthousiasme le départ du Tour de France 2013, qui plus est pour trois étapes d’ouverture et de mise en jambes qui montreront, je le crois, la diversité géographique de notre île. Nous devons être non seulement à la hauteur de l’honneur et de la confiance qui sont faits à notre région d’avoir été choisie mais aussi de l’évènement sportif qui est une vitrine internationale extraordinaire. Bienvenue en Corse à tous les sportifs, à leurs accompagnateurs et aux nombreux amateurs de cyclisme qui viendront vivre et participer à cet évènement avec une passion particulière et pour certains d’entre eux, découvrir la Corse.
Ce qu’ils verront en premier lieu est une terre magnifique, montagne dans la mer comme il est souvent décrit dans le registre promotionnel des guides touristiques. Mais je souhaite avant tout que ces visiteurs fugitifs en profitent pour rencontrer les Corses. Nous avons beaucoup à gagner en accueillant ce Tour de France. Non pas pour profiter de façon cavalière d’une manne économique qui n’est à ce jour qu’hypothétique. Les Corses doivent être d’abord capables de démontrer ces qualités d’hospitalité singulière qui ont constitué notre spécificité historique: en étant ouvert aux autres, nous envoyons le message d’un peuple qui croit et qui a confiance en lui.
Nous ne devons pas craindre l’altérité et la vivre comme un poids qui entacherait notre identité. Nous pouvons, ce faisant, lutter contre tous les clichés qui se perpétuent. J’ai conscience que, depuis un certain temps, l’image de la Corse n’est pas celle d’un pays serein. Nous ne pouvons pas cacher ce que tout le monde sait : les évènements de ces dernières années ont contribué à donner une représentation négative de la Corse. C’est à nous de relever ce défi du changement des apparences et de faire en sorte de renvoyer les auteurs des caricatures de la Corse à leurs études: le Tour de France peut nous y aider si nous savons mettre notre sens de l’hospitalité au service des nombreuses personnes qui viendront chez nous pour cette occasion. Les Corses peuvent à cette occasion montrer de quoi ils sont capables.
Amateur de sport, je crois que nous devons profiter de cet évènement pour aider au développement de cette discipline complète et magnifique qu’est le cyclisme. Ce serait une façon idéale de permettre à de nombreuses personnes, et en particulier aux Corses, de découvrir leur région. La pratique d’un tel sport me paraît en effet utile et saine, et la favoriser me semblerait être, d’un  point de vue de la santé publique, une politique efficace.   
En accueillant ce Tour de France, je souhaite par ailleurs que les spectateurs découvrent que notre île est encore préservée et ouverte à ceux qui ne la voient pas comme une terre de spéculation. Nous mettons en œuvre une politique de développement durable et de respect du littoral afin que soient préservés les  grands équilibres économiques et environnementaux. Nous cherchons à revitaliser la Corse de l’intérieur, celle qui souffre de la désertification des campagnes lorsque les côtes courent le risque de se développer de façon ­anarchique.
Ce Tour va permettre de montrer que la Corse est un lieu où il fait bon vivre dès lors que ne s’y développent pas les pratiques douteuses et que l’on y respecte l’harmonie volontaire de son développement. Je dis à tous ceux qui viendront en Corse pour suivre ce Tour de France, qu’ils seront les bienvenus parce que non seulement nous avons le sens de l’accueil et l’envie de faire découvrir notre île dans ce qu’ elle a de meilleur, mais aussi parce que nous jouons une carte importante en matière de tourisme et de développement économique. L’image que nous donnerons à cette occasion sera à cet égard déterminante pour que de futurs évènements sportifs ou non, se produisent en Corse. Nous ne pouvons pas manquer ce rendez-vous qui est aussi un rendez- vous  de l’amitié, de la rencontre et du partage. C’est aux Corses de jouer et je souhaite qu’après cette première, attendue ici avec impatience, le Tour revienne en Corse parce qu’il y aura trouvé, non seulement des raisons sportives de le faire, mais aussi des raisons ­affectives.
Par Dominique Bucchini, président de l'Assemblée de Corse

Christian Prudhomme :
« 190 pays branchés sur le Tour »

Pour la première fois de son histoire, le Tour de France partira de Corse le 29 juin prochain. Un grand départ inédit qui marquera durablement la région et le Tour. Trois étapes de rêve entre Porto-Vecchio et Calvi en passant par Bastia et Ajaccio. Une grande boucle sur une île de toute beauté. Un défi économique et humain. Sportif aussi. Entretien avec Christian Prudhomme, directeur du Tour de France.

Ce départ du 100e Tour de France en Corse est un événement considérable pour l’Île et pour le Tour. Comment s’est construit ce ­projet ?
En réalité, l’histoire de ce grand départ du Tour en Corse est un serpent de mer. Il y a une vingtaine d’années, Bastia avait déjà fait acte de candidature. Mais évidemment, les contraintes inhérentes à l’insularité nous ont empêchés de répondre favorablement à une ville en particulier. Pour qu’une candidature puisse aboutir, il nous fallait une demande de la région, en l’occurrence, de la collectivité territoriale de Corse. C’est à partir de 2008 que cette idée a pris forme et que les élus de toutes tendances politiques ont considéré la présence du Tour sur l’Île comme un formidable atout. En décembre 2010, que l’assemblée de Corse a voté à l’unanimité le principe de l’organisation du grand départ du 100e Tour de France scellant ainsi la rencontre de deux volontés : celle de la Corse toute entière et la nôtre ; nous voulions faire de cette 100e édition, un Tour qui, en quelque sorte, boucle la boucle des régions où nous n’étions jamais allés. Nous voulions un départ inédit, esthétique et sportif. La Corse répond pleinement à ces trois critères. Ainsi, nous partirons de l’Île de Beauté après y avoir effectué trois vraies étapes en ligne, et quelles étapes, pour arriver à Paris trois semaines plus tard, sur les Champs-Élysées, en soirée, à l’heure où ils sont illuminés. De l’Île de Beauté à la ville lumière, une édition franco française, on ne pouvait pas rêver mieux pour ce 100e Tour de France.
L’Île de Beauté offre un fabuleux théâtre naturel pour accueillir le Tour. Mais c’est aussi une « petite » montagne dans la mer. Une configuration géographique, à bien des égards, particulière. Quels défis avez-vous relevé pour organiser ces trois étapes corses ?
L’insularité nous a conduits à innover pour accueillir le Tour. Notamment sa logistique et les quelque 2 000 journalistes qui le couvrent. C’est donc sur un bateau que nous installerons la permanence du Tour, la salle de presse, ainsi que les dizaines de camions transportant le matériel. Ce ferry fera escale dans les villes étapes. L’autre difficulté réside dans la configuration du réseau routier. En Corse, nous ne disposons pas d’itinéraire hors course comme nous en avons sur le continent. De fait, tous les suiveurs devront emprunter l’itinéraire de la course. Une gageure qui ne nous fait pas peur, mais qui va inciter tout le monde à anticiper. Après tout, une fois dans le siècle, ça doit être possible. Enfin, si la première étape qui nous mènera de Porto-Vecchio à Bastia se déroulera sur une route nationale assez large, les deux autres étapes en revanche emprunteront des routes beaucoup plus sinueuses et pentues. Mais tous les coureurs seront logés à la même enseigne, ce sont des professionnels, et ils savent que l’état de la route fait aussi partie de la compétition. D’ailleurs, l’expérience nous montre que les routes larges ne sont pas les plus sûres. Quoi qu’il en soit, nous nous préparons sereinement, et nous sommes impatients de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme une grande et belle fête.
Même si, par définition, le passage du Tour est éphémère, il en reste toujours quelque chose. À votre avis que va générer le passage du Tour de France en Corse ?
C’est vrai que le Tour est éphémère. Mais on s’en souvient très longtemps. Au-delà du fait que la Corse va être le centre du monde sportif pendant trois jours, je pense que ce grand départ va notamment laisser un héritage esthétique grâce à la télévision. Le Tour est un géant médiatique. 190 pays vont être branchés trois jours durant sur la Corse. Des milliards de télé­spectateurs sur les cinq continents vont ainsi découvrir à la fois ce merveilleux coin de France, mais aussi la réalité économique, culturelle, historique et sociale de l’Île. Cette médiatisation est un atout considérable dans une région où le tourisme est capital pour l’économie. Mais le Tour est aussi un géant sportif. L’annonce du grand départ a déjà quintuplé le nombre de licenciés dans les fédérations cyclistes implantées en Corse. Nous allons bien sûr poursuivre l’expérience réussie du Critérium international de la route qui se déroule dans le sud de l’Île depuis quatre ans, et le projet de relancer un Tour de Corse professionnel est dans l’air. À suivre donc, mais tout cela est plutôt encourageant.
Sur le plan de la course, à quoi peut-on s’attendre pour cette 100e édition ?
Depuis quelques années, nous assistons à un développement phénoménal de la langue et de la culture anglaise sur le Tour. On se souvient de Wiggins et de Frome l’an dernier. Le début de saison a confirmé cette tendance. Compte tenu du tracé de ce Tour 2013, nul doute que nous pourrions bien assister à une confrontation entre eux et des coureurs espagnols tels que Contador ou italiens avec Nibali. Mais encore une fois, les trois étapes corses dont deux très accidentées, peuvent nous réserver quelques surprises. Du côté français, des garçons comme Thibaut Pinot, Pierre Rolland et bien sûr Thomas Voeckler voire Sylvain Chavanel, vont à coup sûr nous surprendre et écrire de nouvelles et belles pages de l’histoire du Tour de France.

José Fort, Yvon Huet, Betty Gavazzi, Gérard Le Puill, Michel Scheidt, Jacques Teyssier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Rémo Gary : Des mots, du sens, du talent (n°175)

Auteur, compositeur, interprète, Rémo Gary, triture les mots, les fait suer, les pétrit, tout en les questionnant. Des mots qui glissent, ripent, se heurtent et font contresens. Ce disciple de Jean Richepin -auquel il vient de consacrer tout un album- nous l’avons rencontré dans sa petite maison de campagne à Tossiat, dans l’Ain sur les contreforts du Jura. Entretien.

Vous n’êtes pas encore ce que l’on qualifie un professionnel, lorsque vous enregistrez en 1983 à compte d’auteur, votre premier vinyle Archives. Cependant votre passion pour le chant remonte bien au-delà de cette date. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Tout petit, j’ai su des chansons par coeur. J’avais un an et demi, je chantais déjà. Mes parents nous faisaient chanter tout le temps, nous étions tous dans des chorales que par ailleurs, ils dirigeaient. Ce n’était pas du tout le répertoire dont on va parler. Encore que petit à petit nous avons vu arriver du Brassens, du Ferré, etc.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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LSR PTT Sud-Finistère : Marcel le bâtisseur (n°176)

« Très occupé, je suis en pleine construction de ma maison… Plutôt, je coordonne le travail des artisans auxquels j’ai fait appel. » Marcel Dénès, président de LSR PTT Sud Finistère m’accorde un petit quart d’heure pour, comme je le lui demande, se raconter et me raconter son association pour les lecteurs de Vie nouvelle. Ce temps suffira pour cerner cet homme et l’essentiel de l’état d’esprit de cette association.

Finalement, comme pour la construction de sa maison, ce grand gaillard affable de Marcel a toujours participé, coordonné et sollicité le travail collectif. C’était sans doute le cas dans son métier de technicien aux PTT devenu France Telecom. Comme dans sa participation à la vie du syndicat Cgt, pendant quarante ans. Ou encore dans sa responsabilité de secrétaire de son syndicat départemental pendant seize ans.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Rencontre avec Marcel Trillat : Il faut donner la parole et l'image à ceux qui ne l'ont pa (n°176)

Cet homme dont la vie se confond avec la télévision a quelque chose d’un Victor Hugo de notre temps : Aspect bourru, toison presque blanche. Lui, c’est de la pointe de sa caméra que, sans relâche, il écrit et décrit avec une lucide tendresse celles et ceux qui travaillent et souffrent. Son allié privilégié pour cette tâche, c’est le Service public de l’audiovisuel qui, comme il le proclame avec une belle opiniâtreté, donne la parole et l’image à ceux qui ne l’ont pas.s !

Sa petite maison de la banlieue parisienne est presque invisible de la rue. À ma remarque sur le calme du lieu, il rétorque d’un laconique : « Trop calme ! »
À l’intérieur, un grand fauteuil sert de nid à… une caméra ! Les livres et documents épars témoignent de son travail actuel sur un documentaire pour France 2 qui abordera le thème de l’accueil des immigrés en France.

Pierre Corneloup
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Le Haut-Kœnigsbourg plus qu’un monument (n°176)

En accueillant chaque année plus d’un demi million de visiteurs, le château du Haut-Kœnigsbourg fait partie des sites les plus visités de France. C’est un équipement de référence en Europe. Animé par des équipes passionnées et fortement impliquées, il s’attache à faire preuve d’exemplarité dans son développement. Découverte.

L’an dernier, la forteresse médiévale a de nouveau séduit son public grâce à une offre de visite sur mesure et de nombreux événements de qualité. En 2013, elle s’engage encore un peu plus dans la modernité, pour un développement durable.
Si le monument mène depuis plusieurs années des actions responsables, il franchit aujourd’hui une étape majeure, écrivant une nouvelle page de son histoire. Trente quatre projets concrets ont déjà été retenus, prenant en compte des considérations économiques, sociales et culturelles pour le bien-être et le respect du site, de son personnel, de ses visiteurs.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Peinture, Edward Baran : Le chemin à l'envers (n°176)

C’est sur le thème Le chemin à l’envers que le musée des Beaux-Arts d’Angers propose, jusqu’au 15 septembre, de redécouvrir l’œuvre d’Edward Baran, polonais d’origine, installé en Anjou depuis plus de trente ans. Première rétrospective en France consacrée à cet artiste, l’exposition revient sur près de cinquante ans de carrière. Aperçu.        

Né en 1934 à Lesko, Edward Baran a tout juste vingt et un ans quand, en 1955, il rentre à l’école des Beaux-Arts de Varsovie. De cette date à 1961, il suit le cours d’un peintre figuratif, mais fréquente aussi l’atelier de recherche textile. Le tissage est alors pour lui, une révélation. C’est ainsi que son travail va privilégier plus tard la trame et le rythme, l’espace et le rapport plein/vide, dans un double mouvement de construction/déconstruction.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Hervé Palud : Un facteur à Madagascar (n°176)

Hervé Lapalud n’est pas un inconnu des lecteurs de notre magazine. En 2010, lors de la sortie de son premier DVD, nous avions eu, en effet, l’occasion de parler de ce « Facteur de chanson » comme il se définit lui-même. Le voilà qui nous revient aujourd’hui avec son dernier CD : Pas pour une heure, dédié à ses copains d’hier et de demain. Présentation.

De l’Afrique où ce grand voyageur a déjà, par le passé, séjourné trois années durant comme volontaire pour Handicap International, Hervé Lapalud a gardé le goût des instruments acoustiques et un art du conte qui rassemble. Une nouvelle fois, c’est avec émotion et tendresse, des mots simples et qui touchent juste, qu’il nous chante ce qui lui tient le plus à coeur : l’amitié, la fraternité, la convivialité, la générosité des petites gens. Enregistré en partie au cours d’un périple d’un mois à Madagascar, Pas pour une heure est nourri des sourires et des musiques locales autant que des rêveries de l’auteur.

Raymond Massoni
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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Une poule sur un mur (n°176)

À Pincé, commune sarthoise, le conseil municipal a eu la drôle d’idée d’attribuer gratuitement à chaque famille deux poules pondeuses et 5 kg de grain, afin de faire diminuer le volume des ordures ménagères. Une poule est capable de manger jusqu’à 150 kg de déchets alimentaires (salade, restes de légumes cuits, épluchures de fruits, coquilles d’huître pilées etc) par an. Pour une dépense très modeste sur le budget municipal (600 euros), l’objectif était de faire baisser le coût du ramassage des déchets pour les 196 habitants du village, tout en leur procurant des œufs frais tous les jours. Pour éviter toutes tentations, les Pincéens s’engageaient par contrat à ne pas passer à la casserole les gallinacés avant deux ans de bons et loyaux services.

Ce pourrait être un fait divers qui fait sourire, mais on peut saluer cette initiative citoyenne aussi simple qu’efficace. Elle concourt à réduire les déchets, diminuer les charges des familles et créer du lien social, car il faut bien faire appel aux voisins ou amis pour venir nourrir les cocottes lorsqu'on s'absente. Cette initiative peut se réaliser dans les villes comportant un pourcentage important de maisons avec jardin.

Yolande Bachelier
Email : vienouvelle@ucr.cgt.fr

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