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Les grecs ont dit non massivement à l’austérité.
Les grecs dans leur très grande majorité, 61,5 % ! ont rejeté les propositions des institutions européennes. Ils ont résisté à toutes les pressions, tous les chantages, tous les scénarii catastrophiques. Une leçon de démocratie. Car jusqu’à présent seul l’intérêt des créanciers était pris en compte. Et quels créanciers ? Il est bon de rappeler que la dette grecque et son explosion sont, à l’origine, des dettes privées, qui à l’instigation de « la Troïka » (BCE, Commission européenne, FMI) ont été transformées en dette publique à la charge des contribuables grecs et européens. Une affiche brandie lors des rassemblements de soutien au peuple grec en France affirmait : « Si la Grèce était une banque, elle serait déjà sauvée ». C’est d’autant plus vrai que la spéculation financière a précisément pour cible les dettes des Etats, et que l’objectif des marchés financiers n’était pas de résorber la dette grecque mais de la faire perdurer.
Le vote grec est un coup de tonnerre dans le ciel consensuel des politiques d’austérité. En cela il est un précieux soutien pour les luttes des salariés, des sans-emploi et des retraités dans tous les pays d’Europe.