ACTUALITES
Petition : les retraités ne sont pas des vaches à lait !
La mise en application des mesures contenues dans la Loi de Finances pour 2009 a conduit à la suppression de la demi-part pour le calcul de l’impôt sur le revenu pour les personnes vivant seules si elles n’ont pas élevé seules un enfant pendant au moins cinq ans jusqu’à sa majorité.
Les personnes qui bénéficiaient de cette demi-part pour l’imposition des revenus de l’année 2008 l’ont conservée avec une limitation du gain d’impôt à 855 € en 2010, 680 € en 2011, 400 € en 2012, 120 € en 2013 et elles perdront cette demi-part pour l’imposition des revenus de 2013 si elles ne remplissent pas les nouvelles conditions fixées par la Loi de Finances pour 2009.
La Loi de Finances pour 2012 a instauré le gel du barème de l’impôt sur le revenu pour l’imposition des revenus 2011 et 2012, ce qui conduit mécaniquement des contribuables non imposables jusque-là à devenir imposables et parmi eux de nombreux retraité-e-s. Ce changement induisant de plus des pertes d’exonération ou d’abattement en matière de fiscalité locale, une augmentation des cotisations de
type CSG et une réduction des prestations sociales. Et de très nombreux retraité-e-s acquittent depuis le 1° avril 2013 la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie de 0,3 %.
Malheureusement la majorité parlementaire qui avait, étant dans l’opposition, condamné cette suppression de la demi-part et le gel du barème de l’Impôt sur le Revenu n’a pas annulé ces mesures.
Un rapport de la Cour des Comptes suggère au gouvernement de prélever 5 milliards sur le dos des retraités avec la suppression de l’abattement des 10 %, l’alignement du taux de CSG sur celui des actifs entre autres propositions.
C’est une véritable réforme de la fiscalité qu’il faut mettre en place avec une réduction de la TVA et au contraire une majoration de l’impôt sur le revenu avec le retour à une taxation plus importante des hauts revenus avec la création de nouvelles tranches. Il faut également réformer la taxe d’habitation en intégrant les revenus dans le calcul.
Cette taxe serait ainsi plus juste et permettrait à chacun de contribuer aux financements des collectivités territoriales à hauteur de ses moyens.
Contrairement aux économistes libéraux et au MEDEF qui veulent réduire au maximum la fiscalité, il faut au contraire augmenter les recettes fiscales afin de doter le pays des moyens nécessaires à un développement des services utiles à la population. L’impôt permet de financer l’éducation, la santé, les transports publics, les infrastructures routières, la recherche et l’ensemble des services encore aujourd’hui publics. Sans rentrées fiscales suffisantes c’est la privatisation des services qui interviendra avec un accès très difficile pour les populations aux revenus modestes, au rang desquels de très nombreux retraité-e-s.
L’accueil est rendu difficile dans les services des Finances Publiques du fait des suppressions d’emplois intervenues sous le gouvernement Sarkozy. Malheureusement là encore le gouvernement Hollande n’inverse pas la tendance et poursuit la politique mise en oeuvre avec la Révision Générale des Politiques Publiques, même si c’est sous le nom de Modernisation de l’Action Publique. Ce sont plus de 25 000 emplois qui ont été supprimés en 10 ans (dont 2 023 en 2013), c’est pourquoi vous êtes accueilli dans de mauvaises conditions malgré le dévouement et l’attachement au service public des agents qui vous reçoivent. Ils sont eux-mêmes victimes de cette situation.
Nous vous proposons de signer la pétition afin de revendiquer une profonde réforme de la fiscalité et les moyens nécessaires afi n que les services des Finances
Publiques puissent accomplir correctement leurs missions et traquer la fraude fiscale et sociale qui prive les finances publiques de 60 à 80 milliards d’€.
Montreuil, le 18 avril 2013
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1er Mai : pour le progrès social, mettons les pieds dans le plat !
De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des possédants, dans les banques, ici ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers partout dans le monde. Il circule, il se cache, il est surabondant.
C’est cet argent qui ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale. C’est cet argent qui manque en fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux.
Partout, on nous dit que nous coûtons trop cher ! Mais c’est nous qui, par notre travail, créons la richesse !
Pour le progrès social, mettons les pieds dans le plat !
Pour télécharger le tract :
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Le 28 mars : une mobilisation qui en appelle d’autres !
12 385 retraités (chiffres recensés à ce jour) se sont rassemblés et ont manifesté partout en France :
3 000 à Paris,
1 000 à Marseille,
1 000 à Lyon,
600 à Toulouse,
600 dans le département de la Loire,
400 à Limoges, etc…
Ce premier bilan n’est pas complet. En effet, un certain nombre d’USR et d’UFR ne nous ont pas encore communiqué leurs informations.
Incontestablement, la colère monte, ainsi que le refus de l’austérité imposée.
La campagne engagée depuis trois mois par l'UCR-CGT sur les questions du « pouvoir d’achat » commence à porter ses fruits. Il faut l’amplifier, la porter dans toutes les initiatives d’action à venir, comme celle du 9 avril prochain, et aussi lui redonner un nouvel élan !
La Commission exécutive du 18 avril fera l’analyse de ce 28 mars et décidera des prolongements à lui donner.
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Revalorisation des retraites du régime général, communiqué de l'UCR
Le gouvernement a annoncé, mardi, une revalorisation des pensions de retraites de 1,3 % à partir du 1er avril 201
Cette revalorisation correspond à la prévision d’inflation (hors tabac) pour 2013, de 1,2 %, à laquelle le gouvernement ajoute une correction de 0,1 %, correspondant à l’écart entre l’inflation constatée en 2012 (+1,9%) et la prévision initiale (1,8 %).
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28 Mars : Manifestations et rassemblements
Les retraités dans l'action le 28 Mars
Un quatre pages tiré à un million d'exemplaires et la perspective d'une action le 28 mars prochain afin de réaffirmer haut et fort « la retraite nous voulons la vivre dignement ».
L'Ucr-Cgt a édité un tract (à télécharger) pour cette journée d'action, de rassemblements et de manifestations...
Le Medef veut imposer son diktat avec une revalorisation pour les cinq années à venir qui se situerait en dessous du niveau de l’inflation, ce qui aurait pour effet une perte sèche du pouvoir d’achat des pensions, mais aussi un manque à gagner conséquent pour les futurs retraités. C'est dire que les salariés actifs sont aussi concernés par cette action
De plus le gouvernement compte bien imposer ces dispositions, à l’ensemble des pensions du privé, dupublic, des régimes spéciaux.
Les retraités sont en colère ! L'heure est donc à l'action
POUR LA RÉGION ILE DE FRANCE :
RENDEZ-VOUS À 14 H 30 ÉCOLE MILITAIRE près du Medef
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La retraite nous voulons la vivre dignement
Un 4 PAGES et une affiche accompagnent la grande campagne pour le pouvoir d'achat lancée par l'UCR-CGT.
CE 4 PAGES TIRÉ À 1 MILLION D’EXEMPLAIRES, FORMAT 29 X 40 cm est destiné à tous les
retraités des régions pour rétablir la vérité et pour clamer haut et fort que « les retraités ne
sont pas des nantis ».
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Commissions Ouvrières : Les retraités espagnols en congrès
Le Congrès de la Fédération des retraités des Commissions ouvrières espagnoles, s’est tenu, à Madrid, du 17 au 20 décembre 2012.
L’accueil des délégations étrangères et régionales, le lundi 17 décembre, fut l’occasion de participer à une manifestation, dans les rues de Madrid, contre l’austérité et les projets gouvernementaux (la santé, baisse des pensions, déremboursement des médicaments, des soins, voir suppression des remboursements pour certains cas de cancer, privatisation de la télévision, etc…).
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Journée d’action du 14 novembre 2012 - La mobilisation s’amplifie partout en Europe et en France
À l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats contre les politiques d’austérité en Europe et pour une Europe sociale, des mobilisations fortes ont été recensées dans 28 pays européens avec des appels à la grève générale comme en Espagne ou au Portugal.
En France, après la journée d’action sur l’emploi industriel du 9 octobre, une nouvelle étape de mobilisation a été franchie ce 14 novembre. 134 manifestations et rassemblements ont été recensés à l’appel de la CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires. Ce sont plus de 100 000 manifestant-e-s du public et du privé qui sont sorti-e-s de leurs services et entreprises, et ont participé aux différentes initiatives.
Les salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi ont tenu à exprimer leur rejet de cette politique d’austérité qui n’amène que fermetures d’usines, restructurations, dégradation du pouvoir d’achat, de l’emploi, accroissement du chômage et de la précarité.
Elles et ils veulent une autre politique qui soit source de croissance et de progrès social. Une politique rigoureusement tournée vers une autre répartition des richesses, le plein emploi, la revalorisation salariale, le développement industriel, et la lutte contre la précarité.
Cette journée de mobilisation européenne est un message fort adressé au patronat et aux gouvernements européens, dont le Président de la République Française.
« Le pacte de compétitivité », décidé sous la pression du patronat, avec les mesures d’allègement massif du coût du travail et les baisses des dépenses publiques, ne constituent en rien une réponse aux besoins du pays pour sortir de la crise.
L’avenir de l’Emploi et de l’Industrie nécessite un développement économique et social fondé sur une véritable valorisation du travail, une véritable sécurisation de l’emploi et non plus de flexibilité comme l’exige le Patronat dans les négociations en cours. Cela impose de lutter contre la spéculation en mettant, notamment, à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.
La CGT appelle les salariés à poursuivre la mobilisation afin de maintenir cette légitime pression en direction du gouvernement et du patronat.
Montreuil, le 14 novembre 2012
Le gouvernement doit répondre aux exigences des retraités maintenant
Communiqué de l’UCR-CGT
Le 11 octobre 2012 a marqué une étape importante dans la mobilisation des retraités.
Plusieurs milliers de retraités dont 12.000 à Paris, sont descendus dans les rues des principales villes de France, dans un cadre unitaire.
Partout les mêmes revendications : le pouvoir d’achat, 300€ de rattrapage immédiat, pas de retraites au-dessous du SMIC pour une carrière complète, une véritable loi sur l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité Sociale, et l’accès aux soins pour les retraités et personnes âgées.
La CGT revendique également le retrait du projet du gouvernement d’imposer à la hauteur de 0,15 % en 2013 et 0,3 % en 2014 les revenus des retraités imposables, pour financer la future loi sur l’aide à l’autonomie.
Le succès de cette journée doit servir, dans un cadre unitaire plus large, à exiger de véritables négociations à partir des préoccupations des retraités et personnes âgées.
Pour sa part, l’UCR-CGT lancera une campagne nationale sur le pouvoir d’achat dans les tous prochains jours.
Le gouvernement doit apporter rapidement des réponses concrètes aux exigences exprimées le 11 octobre et depuis de nombreuses années.
Les retraités de notre pays, comme partout en Europe, exigent une véritable solidarité intergénérationnelle. Ils refusent l’opposition jeunes/retraités, actifs/retraités, et refusent la stigmatisation orchestrée par certains.
L’UCR-CGT invite les retraités et personnes âgées
• à prendre la parole et à se faire entendre,
• à s’organiser au sein des organisations syndicales CGT territoriales et professionnelles retraités.
Fait à Montreuil, le 12 octobre 2012
Retraités et maltraités
Plusieurs milliers de retraités ont manifesté ce jeudi 11 octobre ; à Paris ils étaient 12 000. Des rassemblements ont également eu lieu dans de nombreuses villes de province. Objectif : défendre le pouvoir d’achat, l’accès aux soins et la prise en charge de la perte d’autonomie.
A l'issue de la manifestation parisienne, François Thièry-Cherrier, secrétaire générale de l'UCR-CGT a lu une intervention commune aux syndicats organisateurs de la journée :"
Ce 11 octobre 2012 marque une étape importante dans le processus de mobilisation des retraités de notre pays.
Dans de nombreux départements de métropole, mais aussi par exemple sur l’Ile de La Réunion, des mobilisations avec rassemblements et manifestations ont lieu depuis ce matin.
Ces mobilisations ont eu lieu dans un cadre unitaire à six Organisations syndicales de retraités : CFDT, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FGR-FP et CGT. Dans cette période, c’est rare pour être souligné.
Le contexte est particulier. Certes, la majorité présidentielle n’est plus la même que l’année dernière à la même époque. Certains nous disent d’attendre ou que manifester ne serait pas la solution.
La crise est présente, mais est-ce de notre faute ?"
Télécharger l'intervention in extenso
Vous pouvez aussi lire et voir des informations sur cette journée sur le site : http://cgt.fr/Par-milliers-partout-en-France.html
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Manifestation unitaire du 11 octobre 2012 : informations pratiques
- Les cars déposeront les manifestants à Sèvres-Babylone, rue de Sèvres pour un départ de la manifestation à 14 h
- ORDRE LA MANIFESTATION : CGT/UNSA/FGR-FP/CFTC/CGC/CFDT.
- Les délégations de Province en tête.
Le parking des cars se situe place Vauban (fin de manifestation).
- Fin de la manifestation autour de 16 h 00 / 16 h 30 maximum.
Des pancartes portant le nom des départements seront disponibles à partir de 12 h 00 au camion de l'UCR-CGT (ballon UCR-CGT).
••• Si vous cherchez un ami, un parent, vous pourrez ainsi vous repérer.
Un badge ? Une chasuble ? Un drapeau ? Si vous êtes intéressé rendez-vous au camion UCR-CGT si affinités. Mais tous les autres syndicats de retraités seront également présents.
Sur place, vous pourrez acheter des sandwichs, des boissons...
VIE NOUVELLE, LE MAGAZINE DES RETRAITÉS DE LA CGT sera aussi de l'action. Tout au long du défilé, le numéro 172 consacré à l'action du 11 octobre sera en vente. Vous pourrez l'acheter et vous abonner...
UCR-CGT
Journée du 9 octobre 2012 : forte mobilisation pour l’emploi et la défense de l’industrie
L’appel de la Fédération Européenne de l’Industrie, s’est traduit en France à l’initiative de la CGT par des arrêts de travail et des manifestations.
La CGT recense plus de 90 000 participants issus de nombreux secteurs professionnels, privés et publics, à l’ensemble des initiatives qui se sont déroulées sur le territoire.
La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales.
En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen.
Dans chaque pays l’idée fait son chemin que la rigueur est le pire des remèdes. Relancer une politique industrielle, est un levier essentiel pour le développement et le progrès social.
Les salariés des entreprises, sont en attente d’une loi protégeant leurs sites industriels, leurs emplois et les conditions de relance de la production.
Le monde du travail, principalement les jeunes et les femmes, sont victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables mais dont ils paient lourdement les conséquences. En témoigne les chiffres du chômage et du nombre d’emplois précaires. Un salarié sur deux tente de vivre avec moins de 1 500 euro par mois.
Ce n’est pas le coût du travail qu’il faut réduire c’est le coût du capital.
Les richesses créées par le travail doivent être mises au service de l’investissement dans l’appareil productif, du développement « bas-carbone », de l’emploi, de la formation professionnelle, de la satisfaction des besoins sociaux et de la protection de l’environnement.
Les aides publiques doivent être conditionnées au respect de critères portant sur les créations d’emplois et les politiques salariales.
Depuis plus de 30 ans, le travail a été la variable d’ajustement. Pour accroître la rentabilité du capital, les dividendes des actionnaires, les entreprises ont mis une pression sans précédent pour réduire le coût du travail, en organisant la dégradation des conditions de travail, de la qualité du travail et de son efficacité. En dévalorisant les qualifications, en développant la précarité et la pression salariale, en accentuant la pression sur les normes de travail et d’emploi, les systèmes de protection sociale et de santé.
Le développement industriel et des services publics est indissociable d’une meilleure sécurisation de l’emploi et de droits d’intervention des salariés sur leur travail, leur emploi et la stratégie de leur entreprise. La CGT revendique ainsi des droits attachés à la personne transférables d’une entreprise à l’autre, c’est-à-dire une Sécurité Sociale Professionnelle constitutive d’un nouveau statut du travail salarié. La CGT va s’appuyer sur le succès de la journée du 9 octobre pour porter plus fort les revendications des salariés pour sécuriser leur emploi. C’est cela que le patronat doit prendre en compte dans les négociations interprofessionnelles en cours.
Cette journée de grève et de manifestations pour la défense de l’emploi et de l’industrie s’adresse aussi au gouvernement et aux parlementaires. Ils doivent prendre rapidement de bonnes mesures pour trancher avec la logique patronale.
La CGT appelle les salariés à rester vigilants, mobiliser et à rejoindre plus nombreux les rangs de la CGT pour que ça change dès maintenant dans les entreprises et sur tous les lieux de travail.
Montreuil, le 9 octobre 2012
François Thiery‑Cherrier, secrétaire général de l'UCR-CGT : « Un rattrapage immédiat de 300 euros »
nvo : Vous appelez à une journée d'action des retraités le 11 octobre, quels en sont les enjeux ?
François Thiery‑Cherrier : "Cela fait plusieurs mois que nous travaillons de manière unitaire à la préparation de cette journée d'action. Nos revendications portent sur trois thèmes : l'accès aux soins pour les retraités et personnes âgées, une loi sur l'aide à l'autonomie et le pouvoir d'achat.
Concernant l'accès aux soins, on s'aperçoit aujourd'hui que de nombreux retraités n'ont plus de complémentaire et se soignent mal. C'est aussi une génération qui a souvent été exposée à des environnements dangereux, des produits cancérigènes ou des charges lourdes durant leur période d'activité. Et ils doivent choisir entre la nourriture, les loisirs ou les soins. On constate aussi que les retraités sont de plus en plus nombreux aux portes des CCAS, par exemple, pour demander des aides pour le chauffage.
Concernant notre demande d'une loi sur une aide à l'autonomie, Roselyne Bachelot avait lancé un chantier qui n'a pas abouti. Durant la campagne, François Hollande n'a pas dit un mot sur le sujet mais aujourd'hui Michèle Delaunay envisage une loi pour 2014. Mais on ne peut plus se permettre d'attendre. Nous souhaitons que le gouvernement fasse adopter rapidement une véritable loi qui prenne la personne tout au long de sa vie, sans distinguer les moins et les plus de 60 ans.
Enfin, sur la question du pouvoir d'achat, nous demandons un rattrapage immédiat de 300 euros. Une revendication que nous portons en parallèle avec celle d'aucune retraite complète en dessous du Smic, que réclame la CGT, soit 1700 euros".
Régis Fruitier pour NVOSécurité sociale
Le PLFSS 2013 répond peu à l’urgence de justice sociale
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à limiter les déficits publics et sociaux à 3% du PIB dès 2013, dans la perspective d’un équilibre budgétaire à l’horizon 2017. C’est la fameuse « règle d’or » prévue par le projet de traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union Européenne, traité auquel la CGT est opposée à l’instar de la Confédération européenne des syndicats.
Le taux de croissance de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) est par suite particulièrement contraint, puisqu’il est fixé au même niveau que les années précédentes, soit 2,7%.
Pour la CGT, cet ONDAM ne permettra pas de faire face aux défis auxquels est confrontée l’assurance maladie. Le gouvernement ne fait aucune proposition concrète pour mettre fin à la situation d’endettement insupportable de nombreux établissements de santé et notamment pour apurer les emprunts toxiques de Dexia, ni pour garantir le financement à long terme des besoins des hôpitaux. Il se contente d’annoncer que l’Etat prendra à sa charge les besoins de trésorerie des hôpitaux qui s’engageraient dans un plan de retour à l’équilibre.
Quelques mesures vont toutefois dans le bon sens, comme l’annonce de la fin de la convergence tarifaire public/privé (mais sans engagement de remettre à plat la tarification à l’activité), le remboursement à 100% de l’IVG, et un ensemble d’orientations allant dans le sens d’une meilleure organisation du système de santé, avec un engagement de répondre au problème des déserts médicaux et la généralisation d’une rémunération au forfait pour les équipes de soins de proximité.
Néanmoins, les attentes restent fortes sur la question des dépassements d’honoraires et sur celle de la répartition des professionnels de santé.
Par ailleurs, les travailleurs de l’amiante pourront liquider leur retraite à 60 ans, quel que soit leur régime. Jusqu’à présent, c’était impossible pour les salariés qui terminaient leur carrière dans les régimes spéciaux.
La réforme du financement est renvoyée à la discussion au sein du Haut Conseil du financement de la protection sociale qui vient d’être mise en place.
En revanche, le PLFSS prévoit la création d’une taxe additionnelle à la solidarité pour l’autonomie, au taux de 0,15% en 2013 et de 0,30% en 2014, pour les retraités imposables, censée financer la perte d’autonomie, mais affectée au fonds de solidarité vieillesse qui finance les pension de retraite des chômeurs et le minimum vieillesse, et qui ne financera donc pas la perte d’autonomie.
Cette mesure, qui équivaut à une augmentation de la CSG des retraités imposables, et qui conduira à une baisse de pouvoir d’achat des retraites pour ces derniers contredit le discours gouvernemental selon lequel aucune nouvelle ponction ne serait effectuée sur le pouvoir d’achat des assurés sociaux. Elle est inacceptable pour la CGT.
lundi 1er octobre 2012
La solidarité intergénérationnelle OUI, l’impôt NON !
L’Union Confédérale des Retraités CGT est opposée au choix du Gouvernement de créer une contribution supplémentaire de 0,15% sur les revenus imposables des retraités.
Selon le Gouvernement, cette contribution servirait à financer la CSA (contribution de solidarité mise en place par le Gouvernement Raffarin après la canicule de 2003), puis, à partir de 2014, pour financer le futur projet de Loi sur la dépendance.
Ce qui revient à dire clairement que cette Loi sera financée par l’impôt et non par les cotisations sociales.
Cette Loi ne se fera donc pas dans le cadre de la Sécurité sociale, sauf à ce que dans le futur, la Sécurité sociale soit financée par l’impôt.
De plus, des milliers de retraités seront, pour la première fois, imposables en 2013, du fait du gel du barème sur l’impôt, cela après le gel voulu par le précédent Gouvernement (Fillon) pour l’année 2012.
Le pouvoir d’achat des retraités subit et subira une véritable baisse.
Si cette contribution serait demain de 0,15%, de combien sera-t-elle dans les prochaines années ? N’oublions pas que les taux d’imposition sont révisables annuellement. De plus, une contribution de 0,15% pour les retraités et de 3% pour les salariés, cela est nettement insuffisant pour financer une véritable aide à l’autonomie et faire face à cet enjeu de société.
Les retraités ont dès lors une raison supplémentaire de manifester leur mécontentement le 11 octobre prochain.
Montreuil, le 1er octobre 2012
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Les retraité-e-s ne sont pas des vaches à lait !
Dans le cadre de la loi de Finances pour 2009 le parlement, sur proposition du gouvernement Sarkozy-Fillon, a supprimé en matière d’Impôt sur le Revenu la demi-part supplémentaire attribuée aux veuves, veufs, divorcé(e)s, séparé(e)s et célibataires vivant seuls et ayant des enfants majeurs. Pour celles et ceux qui en bénéficiaient, cette demi-part est conservée pour les impositions au titre des revenus des années 2009 à 2012 (imposition de 2010 à 2013) avec une limitation du gain d’impôt au titre de cette demi-part de 855 € en 2010, 680 € en 2011, 400 € en 2012, 120 € en 2013.
Pour bénéficier de cette demi-part depuis le 1° janvier 2009, il faut avoir élevé seul un enfant pendant au moins 5 ans jusqu’à sa majorité.
Plus de 4 millions de redevables seraient concernés par cette suppression d’une demi-part. A cela vient s’ajouter le gel du barème de l’Impôt sur le Revenu décidé fin 2011 dans le cadre de la Loi de Finances pour 2012. Malheureusement la nouvelle majorité parlementaire qui avait, étant dans l’opposition, condamné cette suppression de la demi-part et le gel du barème de l’Impôt sur le Revenu n’a pas annulé ces mesures. Au mieux, le Président de la République a annoncé qu’une décote serait instaurée en 2013 sur les revenus de 2012 pour les plus modestes. Mais dans le même temps, la Cour des comptes, recyclant un projet de la droite, propose au gouvernement de supprimer l’abattement pour frais de 10 % pour les retraités. Cette mesure avait été obtenue par les actions des retraités il y a des dizaines d’années. Si elle était remise en cause cela conduirait à une augmentation importante pour tous les retraités imposables et de nombreux retraité-e-s non imposables actuellement à l’impôt sur le revenu le deviendraient avec des conséquences en chaîne en matière de fiscalité locale et pour les cotisations et prestations sociales (cf. l’article sur la Fiscalité Directe Locale).
Nous ne pouvons accepter qu’une majorité qui a été élue pour conduire une autre politique que celle du gouvernement Sarkozy-Fillon ne remette pas en cause des mesures telles que la suppression de la demi-part, le gel du barème de l’impôt sur le revenu pour les revenus des années 2011 et 2012. Nous comprendrions encore moins que soit supprimé l’abattement de 10 %. Dès maintenant il faut se mobiliser pour exiger une autre politique fiscale et empêcher que de nouveaux mauvais coups ne voient le jour. N’oublions pas que, par exemple Terra Nova (1) et la CFDT, préconisent de soumettre les retraités au même taux de cotisation pour la CSG que les actifs. Ainsi les retraités imposables verraient leur taux passer de 6,6 % à 7,5 % et les non imposables de 0 à 3,8 %. De plus il y a toujours dans l’air l’idée de soumettre les retraités à la contribution solidarité autonomie (la journée de travail gratuit des salariés mise en place pour remplacer la suppression du lundi de Pentecôte) à hauteur de 0,3 % et de rendre obligatoire dès 50 ans la souscription auprès d’une assurance privée d’une assurance contre la « perte d’autonomie », alors que nous revendiquons que ce risque soit pris en charge par la Sécurité Sociale.
(1) think tank du PS
Montreuil, le 24 septembre 2012
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L'UCR-CGT réfute le rapport et les conclusions de la Cour des comptes
Communiqué de l’UCR-CGT
L’UCR-CGT réfute le rapport et les conclusions de la Cour des comptes
Une fois encore, on tente d’opposer la jeunesse de notre pays aux retraités. Et pour ce faire, on rédige un rapport via la Cour des comptes.
Non, les retraités ne sont pas des nantis. Faudrait-il que tous les retraités soient dans la misère ou pauvres, pour que leurs conditions de vie soient décrites avec sincérité ?
L’UCR-CGT dénonce un rapport orienté et non objectif sur la situation des retraités en France et particulièrement la situation des femmes retraitées ou veuves. Le rapport de la Cour des comptes préconise de récupérer 5 milliards sur les 12 dont les retraités bénéficieraient.
Que préconise ce rapport :
- Suppression de l’abattement de 10% sur le revenu déclaré.
- Suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants.
- Suppression « à terme » des ristournes sur la taxe foncière et taxe d’habitation.
- Augmentation de la CSG pour atteindre le niveau de cotisation des salariés actifs.
- Suppression des exonérations de cotisations sociales pour les retraités employeurs (ex : emploi d’une aide à domicile).
- Soumettre les pensions aux cotisations d’assurance maladie.
Aujourd’hui, 940 000 personnes sont au minimum vieillesse, plus d’un million vit en dessous du seuil de pauvreté, combien demain avec ces mesures ?
Ces mesures préconisées interviennent après la suppression de la ½ part pour le calcul de l’impôt sur le revenu ou encore le gel des tranches d’impôt qui ont eu comme effet l’augmentation conséquente de l’impôt, ou l’imposition pour des milliers d’autres, alors que dans le même temps, les pensions et retraites n’ont pas subi d’augmentation conséquente depuis des années.
Les réformes successives de 1993, 2003 et 2010 des retraités ont affaibli de façon significative le niveau des pensions et retraites. De cela, le rapport ne parle pas !
Ce rapport est dangereux, l’opposition jeunes/retraités est dangereuse !
Faire croire que tout ceci servirait à financer la prise en charge de la dépendance est un mensonge !
Les retraités doivent se faire entendre.
Pour ce faire, le 11 octobre prochain, partout en France et devant l’Assemblée nationale à Paris, l’UCR-CGT appelle les retraités salariés à manifester pour rejeter le rapport de la Cour des comptes, interpeller et exiger un véritable cadre de négociations du Gouvernement sur 3 revendications urgentes :
- Le pouvoir d’achat.
- Une véritable loi sur l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale.
- L’accès aux soins.
Montreuil, le 17 septembre 2012
UCR-CGT
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Action des retraités le 11 octobre 2012
Une action des retraités a été décidée à la dernière commission exécutive de l'UCR-Cgt, suite à l'intersyndicale du 29 juin où nous avons débattu de la forme, du lieu et de la date avant la Semaine bleue.
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La conférence sociale, c'est aujourd'hui !
Pouvoir d’achat-Autonomie-Santé
Retraité(e)s avec la Cgt, faites-vous entendre !
Depuis plusieurs mois, l’UCR-CGT agit dans un cadre unitaire, tout d’abord, auprès, des candidats aux élections législatives. Aujourd’hui, en direction des députés élus. Cette action vise à sensibiliser les députés sur trois sujets concernant, en particulier, les retraités.
15 millions de retraités, cela compte. Personne ne peut oublier cette réalité. C’est pourquoi, l’UCR-CGT, dans le cadre de la Conférence sociale organisée par le gouvernement les 9 et 10 juillet, entend par l’intermédiaire de la Confédération Cgt intervenir dans le débat. Des mesures immédiates sont attendues. Elles doivent être prises.
L’aide à l’autonomie est un dossier qui doit, aujourd’hui, être de nouveau pris en compte par le gouvernement sur une autre base que son prédécesseur.
Le pouvoir d’achat des retraités. Là, il s’agit d’une urgence prioritaire. Trop longtemps, les retraités ont été oubliés par le pouvoir et le Medef.
L’accès aux soins des personnes âgées et retraités, certes, il s’agit d’un dossier en lien avec les actifs, mais, il existe des spécificités que personne ne doit nier.
Les chantiers ouverts par la conférence sociale doivent porter des mesures aptes à répondre aux attentes des retraités.
L’UCR-CGT vous propose au travers de ce 4 pages, de débattre de ses revendications et des moyens pour les faire aboutir.
Pour la Cgt, il s’agit de lier économie et social et ainsi développer une autre répartition des richesses pour satisfaire les besoins sociaux.
François Thiery-Cherrier
Secrétaire général de l’UCR-CGT
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Crise européenne : Agir vite
La situation économique ne cesse de se dégrader en Europe.
Les politiques d’austérité affaiblissent l’activité économique, font progresser le chômage et la précarité et diminue le pouvoir d’achat.
Particulièrement préoccupants en Grèce, au Portugal et en Espagne, les effets de la crise se font sentir dans tous les pays européens.
Désormais, les financiers s’inquiètent de la situation des banques allemandes.
Il faut changer de cap. Il faut en finir avec ces politiques qui cherchent à répondre avant tout aux préoccupations des marchés financiers. Il faut mobiliser les politiques publiques et la finance au service de l’emploi, de l’investissement productif, de la réponse aux besoins sociaux.
La France doit peser de tout son poids dans les instances européennes et internationales, y compris à la prochaine réunion du G 20, pour atteindre ces objectifs. Il s’agit de faire du social le pivot de la construction européenne.
Il faut en finir avec l’austérité, le pacte budgétaire ; contraires aux attentes des citoyens et au développement des capacités productives, ils sont source de forts reculs sociaux ;
Il faut mobiliser les banques centrales au service du développement de l’emploi et des investissements productifs. Au lieu de prêter aux banques, la Banque centrale européenne doit pouvoir financer les projets d’investissements publics créateurs d’emploi et répondant aux besoins. Elle doit inciter les banques à accorder des crédits favorables à l’emploi et à l’investissement productif ;
Il faut une harmonisation fiscale et sociale au sein de l’Union Européenne ;
Il faut instaurer une véritable politique industrielle fondée sur les coopérations entre les pays européens dans l’intérêt des travailleurs et contre le protectionnisme ;
Il faut instaurer un salaire minimum dans chaque pays européen.
C’est à ces conditions, avec la mobilisation des salariés, des privés d’emploi et des retraités, que nous imposerons d’autres solutions pour sortir de la crise !
Montreuil, le 8 juin 2012
Retour partiel aux 60 ans, un cap à confirmer
Le Conseil des ministres vient d’adopter les modalités de son décret « retraite ».
Comme annoncé initialement, celui-ci permettra à des salariés âgés de 60 ans et ayant débuté leur carrière professionnelle à 19 ou 18 ans de partir en retraite à condition de réunir par exemple 166 trimestres cotisés pour les personnes nées en 1955 et après.
S’agissant des trimestres non cotisés, un nombre limité pourra être pris en compte au titre du chômage et de la maternité.
Pour la CGT, cette mesure doit s’inscrire dans une dynamique de retour aux 60 ans pour tous. A ce titre, la CGT la juge positive. Il s’agit d’une décision marquante qui rompt avec les politiques menées partout en Europe.
La CGT regrette néanmoins que la reconnaissance des trimestres validés ne soit pas allée plus loin, notamment pour la maladie, les accidents du travail et le chômage.
Elle aurait également apprécié que le gouvernement rétablisse l’Allocation équivalent retraite, supprimée par le gouvernement précédent, qui conduit à ce que nombre de salariés âgés, au chômage et en fin de droits, ne perçoivent que l’Allocation spécifique de solidarité, qui représente 468,90 euros par mois…
Dans les semaines à venir, et particulièrement lors de la conférence sociale de juillet, la CGT portera haut et fort l’exigence du rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous, associé à un bon niveau de pension ainsi que la nécessaire mise en place d’une véritable reconnaissance de la pénibilité, avec une possibilité de départ anticipé pour les dizaines de milliers de salariés ayant été exposés au cours de leur carrière professionnelle.
Montreuil, le 6 juin 2012
Majoration de l’allocation de rentrée scolaire 2012 : Une bonne nouvelle si la nature de son financement
Le CA de la Caisse Nationale des Allocations Familiales a été saisi du projet décret portant sur l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire suite à l’augmentation du taux de la base mensuelle des allocations familiales (BMAF) qui lui est applicable.
Dès le 20 août, 3 millions de familles seront concernées par cette mesure, leur nombre pourrait être élargi à la faveur d’une élévation du plafond de ressources.La CGT est bien entendu satisfaite de cette revalorisation qui va bénéficier aux familles modestes qui chaque année ont des difficultés à faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire. Difficultés qui s’étaient accentuées ces dernières années avec en 2010 le gel des prestations, en 2012 la limitation à 1% de revalorisation quel que soit le niveau de l’inflation et le report de trois mois pour son application (1er avril ou lieu du 1er janvier).
Par ailleurs, la CGT revendique l’application réelle de la gratuité scolaire sur l’ensemble des territoires notamment pour les livres et les fournitures.
Le projet de décret ne précise pas comment sera financée cette mesure qui selon la presse, se ferait par un transfert de recettes issues de l’abaissement du plafond du quotient familial- (QF).
La CGT rejette une telle éventualité qui s’inscrirait dans la poursuite d’un changement structurel du financement de la branche famille de la Sécurité sociale engagé par le précédent gouvernement.
La CGT réaffirme son attachement à un financement par les cotisations sociales. Elle rappelle sa totale opposition à la TVA Compétitivité créée par le gouvernement précédent, applicable au 1er octobre 2012. Elle attend du nouveau gouvernement la concrétisation rapide de sa suppression et le maintien des 13 milliards de cotisations versées actuellement par les employeurs pour le financement de la branche famille.
La CGT demande des engagements fermes du gouvernement sur le maintien des 5,4 points de cotisations Allocations Familiales, sachant que des propositions de plus grande envergure sont portées par notre organisation pour le financement de l’ensemble de la Sécurité sociale.
Montreuil, le 6 juin 2012
Conférence sociale en juillet : La CGT disponible, exigeante, vigilante.
Intervention liminaire de Bernard THIBAULT, Secrétaire général de la CGT lors de la conférence le 5 juin 2012
La CGT se félicite de l’organisation en juillet d’une conférence sociale après le changement de président de la République. Les attentes des salariés pour de véritables changements dans leur vie et au travail dont la CGT s’est faite l’expression sont pour beaucoup dans cette nouvelle donne. Il est donc naturel que des attentes s’expriment, tant vis-à-vis de mesures sociales qui seront prises par le gouvernement que sur les chantiers qui seront ouverts pour des changements en profondeur.
Nous sommes convaincus qu’après des années de politiques régressives dans les domaines de l’emploi et du pouvoir d’achat, des réponses structurelles sont indispensables en matière de reconnaissance du travail, de réforme de la fiscalité, de contrôle des aides publiques aux entreprises et d’incitation à l’investissement dans le tissu économique.
Il ne faut pas séparer l’économique et le social.
La CGT demande que le débat au cours de la conférence dite sociale ne soit pas enfermé dans le carcan d’un cadre économique qui resterait pour l’essentiel inchangé. Il faut pour cela rompre avec les préconisations qui ont inspiré les politiques publiques ces 10 dernières années.
Nous contestons que la compétitivité de notre économie et des entreprises impliquerait une nouvelle phase de déréglementation du droit du travail et une plus grande précarité sociale.
Le président de la République a lui-même insisté sur le fait que les données de fond du débat économique devraient être modifiées au plan européen, faute de quoi aucun des problèmes graves auxquels nous sommes confrontés ne peut trouver de réponse. Je rappelle que l’ensemble des syndicats européens a rejeté le pacte budgétaire qui prône une austérité généralisée à toute l’Europe.
La question de la croissance et d’une répartition des richesses plus favorable aux salariés sont à traiter prioritairement.
Ainsi, il doit nous être possible d’aborder différents axes des politiques publiques, comme par exemple :
La réforme fiscale,
La mise à plat des aides et exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises,
La mise en place de nouveaux outils publics de financement pour le développement économique et social.
La CGT considère important, dans ce contexte, que la conférence sociale débouche sur des mesures aptes à relancer notre économie. Elle estime indispensable que toutes les questions traitées le soient en présence des ministères compétents. C’est la condition pour modifier le cadre économique dans lequel se posent les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de protection sociale et de conditions de travail notamment.
Si la Conférence de juillet doit ouvrir un cycle de concertations, voire de négociations sur un certain nombre de sujets, le gouvernement comme le législateur ne doivent pas hésiter à décider d’actions immédiates lorsque la situation impose à l’évidence cette attitude.
Un seul exemple : l’égalité salariale entre les hommes et les femmes est une obligation dans la loi, pas dans les faits. Seule désormais la mise en place de sanctions est susceptible de faire respecter la loi.
La volonté du gouvernement de relancer le dialogue social doit se traduire par de nouvelles dispositions relatives à la démocratie sociale.
Si la loi d’août 2008 a permis des avancées en matière de représentativité syndicale, le législateur n’a pas été au bout de l’exercice.
Plusieurs sujets nécessitent un examen urgent. Je citerais entre autres :
L’articulation entre la loi et la négociation collective,
Les droits d’intervention des salariés dans les entreprises,
La reconnaissance du droit syndical dans sa dimension interprofessionnelle,
La fin de la discrimination dans les moyens matériels et financiers entre organisations d’employeurs et les salariés,
La représentativité des organisations d’employeurs,
Une loi d’amnistie qui doit réparer les condamnations liées à l’engagement syndical ainsi qu’un coup d’arrêt à la volonté de criminaliser l’action syndicale à l’image de la présence inacceptable de militants syndicaux dans le fichier ADN.
L’avenir de l’industrie dans notre pays est un défi majeur, tant pour le redressement économique que dans sa dimension sociale. Il justifie pleinement d’ouvrir un chantier en tant que tel.
Nous avons dans ce domaine, comme d’autres acteurs, des propositions très concrètes à formuler et les attentes sur nombre de sites industriels sont immenses, pour élaborer aussi des dispositions législatives efficaces pour préserver et développer les sites et les filières industrielles.
Il est également indispensable de reconnaître les représentants des salariés pour apporter leur contribution à la Conférence environnementale annoncée également pour juillet. Les impacts sociaux et économiques liés aux changements des modèles de production nécessitent d’être appréhendés avec tous les acteurs concernés.
Sur quelques thèmes, plusieurs observations :
en matière de santé et de sécurité sociale, des défis majeurs sont posés qui relèvent à notre sens de plusieurs types de réponse de court, moyen et long termes. Une première échéance concerne le PLFSS. Ils doivent être identifiés et traités parallèlement mais séparément du sujet des retraites.
Le taux de pauvreté des retraités est reparti à la hausse du fait des réformes précédentes. Nous constatons une augmentation du cumul emploi-retraite liée aux basses pensions et, parallèlement, un taux de chômage des seniors qui continue d’augmenter.
Le retour à la retraite à 60 ans, la reconnaissance de la pénibilité des métiers, le rétablissement de l’AER et la pérennité de notre système actuel de retraite par répartition sont pour nous parmi les objectifs prioritaires.
en matière d’emploi, les questions sont multiples. Outre les défis posés à l’industrie, nous devons traiter :
de l’explosion de la précarité qui se traduit par l’envolée du nombre des ruptures conventionnelles, la recrudescence des emplois précaires, l’utilisation abusive dans certaines entreprises des heures supplémentaires et du chômage partiel,
du service public de l’emploi,
de la formation professionnelle,
des dispositifs ciblés concernant l’emploi des jeunes et des seniors,
du système d’indemnisation du chômage,
il nous faut concrétiser la sécurité sociale professionnelle.
en matière de salaires, le débat ne doit pas être cantonné aux seuls bas salaires. Outre l’augmentation du SMIC, revendiqué à 1700 euros par la CGT, l’Etat doit se donner les moyens d’impulser des politiques salariales dynamiques faisant en sorte que l’amélioration substantielle du SMIC se répercute dans toutes les grilles professionnelles.
L’accès au logement, notamment pour les jeunes, et la prise en charge des frais de transport liés au travail doivent être traités conjointement aux salaires et au pouvoir d’achat.
S’il est indispensable de traiter la situation faite aux personnels des fonctions publiques et à leurs missions, il est également nécessaire que le gouvernement nous ouvre un cadre de discussions nous permettant de traiter différents sujets concernant, d’une part, la nouvelle étape annoncée de la décentralisation et par ailleurs, le rôle et les moyens des services publics dans leurs différents champs d’intervention.
Le gouvernement ne doit pas négliger l’importance de ces leviers qui participent à l’efficacité économique et à l’égalité d’accès pour des besoins essentiels.
La CGT aborde cette réunion avec un esprit constructif pour que les réponses gouvernementales soient à la hauteur des fortes attentes sociales. Elle sera disponible, exigeante, vigilante.
Le 5 juin 2012
Pour un puissant 1er mai pour les revendications, le progrès social et la solidarité internationale - Déclaration de la Commission exécutive de la CGT
Le résultat du premier tour de l'Election présidentielle du 22 avril 2012 fait apparaître notamment :
- une participation importante des électrices et électeurs, manifestant ainsi leur volonté d'intervenir sur les choix structurant leur avenir ;
- un premier désaveu pour le Président sortant, Nicolas Sarkozy, qui n'obtient que 27% des voix ;
- une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale.
Le rejet de la politique antisociale et autoritaire, que Nicolas Sarkozy a menée durant 5 ans, est massif. Après les mobilisations nombreuses et importantes de 2009 et 2010, les salariés, les retraités et les privés d'emploi ont ainsi confirmé leur refus de payer la facture d'une crise économique dont ils ne sont pas responsables.
La CGT réaffirme ses dix exigences :
* Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
* Contrôler les aides publiques aux entreprises
* Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
* Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
* Stopper les suppressions d'emplois et rétablir la retraite à 60 ans
* Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
* Réformer la fiscalité en profondeur
* Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits
* Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
* Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique
La CGT ne se résout pas au vote pour le front national de millions d'électeurs, ce qui renforce la place de l'extrême droite dans la vie politique française. Nicolas Sarkozy et sa majorité y auront largement contribué en flattant les thèses de ce parti tout au long du quinquennat. C'est une voie dangereuse pour la cohésion du pays et la recherche de réponses favorables au progrès social.
La CGT continuera son combat contre les idées d'exclusion, du rejet de l'autre, pour le « travailler et vivre ensemble ». Ce combat appelle à la mobilisation de tous les syndicalistes.
Le 6 mai, les salariés sont de nouveau appelés aux urnes. Pour la CGT, au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux inspirés des exigences patronales.
Battre Nicolas Sarkozy en élisant un nouveau Président de la République est nécessaire. C'est contribuer à créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales.
C'est réaffirmer la légitimité de l'action syndicale dans un pays démocratique.
C'est ouvrir de nouvelles possibilités pour intervenir dans la vie de l'entreprise et de la cité.
La CGT dénonce la provocation du président de la République qui vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l'annonce d'un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du « vrai travail ». Cette opération n'a d'autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales.
Dans ce contexte, la CGT appelle l'ensemble des salariés, retraités et privés d'emploi à relever le défi qui est lancé en participant massivement aux manifestations syndicales unitaires du 1er mai :
- pour conforter la place que les réponses aux revendications sociales doivent prendre dans les politiques à venir ;
- pour réaffirmer que la lutte pour le progrès social appelle à la solidarité de l'ensemble des travailleurs, quelles que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs croyances ;
- pour exiger que le progrès social soit placé au cœur des politiques européennes.
Montreuil, le 24 avril 2012
CGTVie nouvelle N° 168 : un numéro exceptionnel
Dans quelques jours, les Françaises et les Français vont élire leur président de la République. Depuis cinq ans, salariés et retraités vivent avec Sarkozy une véritable agression sociale. Vie nouvelle présente ce bilan catastrophique, mais rappelle aussi que la Cgt fait des propositions cohérentes pour que les choses changent durablement. Retrouvez sur le site de l'UCR ce dossier, exceptionnellement, en intégralité.
n°168 - à lire absolument avant les élections.
AU SOMMAIRE DU DOSSIER
2007-2012 : 5 ANS DE DESTRUCTION MASSIVE. Les acquis sociaux et démocratiques en ligne de mire - Tir à vue sur les retraites - Pouvoir d'achat en berne - La Finance a desindustrialisée la France - Le patronat ne fait pas dans la dentelle - Le Grenelle de l'environnement aux oubliettes - La culture parent pauvre - Se loger, se soigner, un privilège - Le Medef se taille la part du lion - La souveraineté nationale bafouée - Éric Aubin : des changements durables.
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Augmentation des pensions : nous sommes très, très loin du compte !
Communiqué de l'Union Confédérale des Retraités CGT
L'augmentation des pensions de base annoncée pour le 1er avril 2012 est : + 2,1%. Après celle de 2,30% pour les retraites complémentaires, elle n'est pas de nature à corriger un bilan désastreux en matière de politique économique et sociale, de rémunérations et de retraite.
Elle ne changera en rien le quotidien de millions de retraités qui peinent à boucler leur fin de mois. Les titulaires de basses pensions resteront fragilisés et, parmi eux, une majorité de femmes qui, pour la plupart, s'enfonce dans la pauvreté.
Les diverses réformes sur les retraites engagées depuis 1993 ont conduit à une baisse généralisée de plus de 20% du niveau de vie de tous les retraités. La réforme de 2010 imposée par Nicolas Sarkozy, les hausses de prix en tout genre, la surtaxation des mutuelles, les dispositions gouvernementales et autres plans d'austérités adoptés au cours de ce quinquennat n'ont fait qu'amplifier la dégradation du pouvoir d'achat des pensions des retraités et futurs retraités.
L'insupportable est atteint et il est grand temps de changer de politique en mettant fin à cette spirale infernale qui constitue un facteur de paupérisation continue des retraités et qui pèse sur la consommation et donc sur l'emploi.
* Parce que c'est vital pour vivre dignement leur retraite,
* parce que l'argent existe pour satisfaire les revendications,
* parce que, comme pour les salaires, c'est nécessaire pour sortir de la crise,
les retraités exigent, et dans l'urgence, un relèvement substantiel des pensions, des retraites complémentaires, et plus particulièrement pour les plus basses.
La CGT revendique :
* Le minimum de retraite au niveau du SMIC et que celui-ci soit porté à 1 700 € brut par mois.
* Le retour à l'indexation des pensions et retraites sur l'évolution du salaire moyen.
* 300 € par mois pour tous au titre du rattrapage.
* La pension de réversion à 75% de la retraite initiale.
* Le retour de la revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier.
* Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves, veufs, divorcés, séparés.
Les retraités qui sont également appelés à participer à l'élection présidentielle ont l'occasion d'exprimer, par leur vote, leur volonté de voir une autre répartition des richesses qui privilégie les revenus et le niveau de vie des salariés, des retraités et de la protection sociale.
Montreuil, le 29 mars 2012
EUROPE : UNIS CONTRE L'AUSTÉRITÉ, LE 29 FÉVRIER
Déclaration commune CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA le 9 février 2012
En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.
En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités.
Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.
Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.
Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la croissance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine.
Le besoin de gouvernance économique est utilisé dans beaucoup de pays pour justifier la mise en cause des systèmes de relations sociales et de négociations collectives, pour imposer une pression à la baisse sur les salaires, pour affaiblir la protection sociale, le droit de grève et privatiser les services publics.
Parce qu’il est contraire à l’Europe sociale que nous voulons, avec la CES, nous nous opposons à ce projet de traité. Nous avons besoin d’une nouvelle politique monétaire économique et sociale dans le cadre d’une gouvernance économique forte de la zone euro qui donne priorité aux politiques en faveur de la création d’emplois de qualité.
Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles.
(NB : La CFDT décidera lors de son conseil national des 14 et 15 février les modalités de son engagement dans cette mobilisation.)
Montreuil, le 9 février 2012
Sommet "social" : un scénario écrit d'avance
La CGT a été reçue avec l'ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.
Le Président a expliqué la nécessité d'aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre aux conséquences de la crise.
Le Président est contraint, face à l'augmentation du chômage et de la précarité, d'apparaître volontariste sur la situation de l'emploi dans cette période préélectorale.
Comme cela était prévisible, l'essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s'agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.
Si la délégation de la CGT* s'est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l'analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.
Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d'entre elles n'est susceptible d'avoir un impact réel sur la situation de l'emploi.
Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l'embauche d'un jeune dans les petites entreprises.
Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l'ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.
S'agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé - et a priori obtenu - qu'une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.
Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l'Etat est resté flou et devrait s'exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.
L'accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l'emploi sans que le salarié n'ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.
La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l'appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s'attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.
La CGT appelle l'ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l'intense bataille idéologique actuelle.
* Bernard THIBAULT - Mohammed OUSSEDIK - Maurad RABHI
Montreuil, le 18 janvier 2012
Journée d'action du 13 décembre 2011
La CGT se félicite des quelques 200 rassemblements et manifestations organisés dans le pays.
Ils témoignent de la volonté des salariés, des retraités et des privés d'emploi de ne pas accepter les mesures d'austérité qui ne vont qu'aggraver la situation économique et sociale.
En France, comme en Europe, les dirigeants veulent profiter de la crise pour faire passer des réformes structurelles qui sapent le droit social et mènent tout droit à la récession.
Partout sur le continent, à l'appel des syndicats, des mobilisations se construisent pour une Europe sociale. Il faut hausser le ton dans les semaines qui viennent. Le « compromis » de Bruxelles adopté par les chefs d'états prépare une aggravation de la pression sur les salariés alors que les marchés financiers ont préservé leur intérêt sur toute la ligne. Cette Europe là favorise les replis nationalistes.
D'autres solutions existent par une autre répartition des richesses au service du développement industriel, des services publics, de la valorisation du travail et de la protection sociale.
Il n'y a aucune fatalité à cette situation, les salariés doivent se faire entendre beaucoup plus que les institutions financières avec leurs agences de notation.
La CGT entend mettre le « sommet sur l'emploi » de janvier décidé par le Président de la République sous la pression des salariés.
C'est dans cet état d'esprit que nous nous rendrons à la rencontre intersyndicale du 19 décembre prochain.
Montreuil, le 13 décembre 2011
Débats, délégations et manifestations du 1er au 15 décembre. Et un grand temps fort le 13 décembre
CFDT, CGT, FSU et Unsa dénoncent les plans d'austérité injustes, dangereux
pour l'activité et l'emploi, inefficaces pour réduire la dette.
La France et l'Europe sont confrontées à une crise économique et sociale profonde.
Des millions de travailleurs, en France et en Europe, voient leur emploi détruit ou
menacé et le niveau de leur protection sociale mis en cause.
Dans ce contexte, après un premier plan de rigueur annoncé en août, le gouvernement
vient de décider d'une nouvelle série de mesures d'austérité, en l'absence totale de
discussion avec les organisations syndicales.
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Impôts locaux : chassons les idées reçues !
La fiscalité locale et la taxe d'habitation en particulier représentent une partie de plus en plus importante des impôts à acquitter par les foyers. Pensez-vous que la taxe d'habitation soit calculée en prenant correctement en compte les revenus ? Pas vraiment !
La Fédération des Finances CGT édite un quatre pages fort utile pour comprendre (et apprendre) la fiscalité locale...
4 pages, cinq chapitres :
• Les collectivités locales en France
• Mais comment est calculée votre taxe d'habitation ?
• Réformer la taxe d'habitation pour plus de justice fiscale
• Et si on mettait en place les propositions de la CGT ?
• Solidarité entre les collectivités
et une mine d'informations...
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NON À L'AUSTÉRITÉ !
Communiqué des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d'austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.
L'austérité en France et en Europe n'est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d'entraîner la récession.
Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales.
Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales
Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l'instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l'assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s'en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d'opposer les uns aux autres.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d'agir ensemble pour s'opposer à ces mesures et obtenir d'autres solutions. Avec un appel commun, elles s'adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d'entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d'en tirer le bilan et d'envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.
Montreuil, le 18 novembre 2011
Les retraités ne sont pas des nantis !
On lit et on entend dire fréquemment que le niveau de vie des retraités est presque comparable à celui des actifs, voire supérieur pour mieux les stigmatiser et les traiter de nantis.
On entend dire aussi que les ménages retraités sont plus souvent propriétaires de leur résidence principale et d'un patrimoine plus important que les ménages d'actif...
Et si vous lisiez les arguments de l'UCR-CGT...
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Journée d'action du 11 octobre :
L'URGENCE D'UN AUTRE PARTAGE DES RICHESSES
Une mobilisation pour d'autres choix est une nécessité !
Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers et les choix politiques d'austérité qui en découlent donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notations.
En Europe, plongée dans la pire des situations avec 23 millions de chômeurs, particulièrement les jeunes, l'unique réponse des dirigeants politiques est l'austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.
Le plan Fillon pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.
Alors que, d'après les Comptes de la Nation, le pouvoir d'achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.
La CGT pose la nécessité de la mobilisation sous les modalités à décider ensemble (rassemblements, manifestations, grèves) pour des mesures immédiates et s'inscrivant dans un processus d'action porteur d'alternatives aux choix actuels.
6 octobre : Des retraités fortement mobilisés pour le pouvoir d'achat et l'aide à l'autonomie
Communiqué de l'Union confédérale des retraités CGT
Des retraités fortement mobilisés
Pour le pouvoir d'achat et l'aide à l'autonomie
Le 6 octobre, à l'appel de leurs organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, CFTC, FGR FP, les retraités ont battu le pavé par milliers dans toute la France, où 110 manifestations unitaires étaient organisées.
10 000 à Paris, 2 500 à Marseille, 1 500 à Toulouse, 1 500 en Loire-Atlantique, 600 à La Rochelle, 1 200 à Bordeaux, 350 à Lons-le-Saunier, 500 à Toulon, les premiers chiffres font état d'une belle mobilisation. Visibilité et tonus étaient au rendez-vous pour exprimer leur mécontentement.
Ils ont manifesté pour l'augmentation des pensions, dont le pouvoir d'achat ne cesse de se dégrader, et leur revalorisation indexées sur les salaires, ainsi que pour un minimum de retraite à hauteur du SMIC. Ils ont dénoncés la hausse des dépenses contraintes, en particulier sur la santé et les mutuelles.
Ils ont également manifesté pour la création d'un nouveau droit pour l'aide à l'autonomie qui relève de la Sécurité sociale, condamnant le gouvernement qui renvoie la loi, promise par le Président de la République en 2007 et 2011, aux calendes grecques.
Ils se sont engagés à manifester à nouveau avec les salariés et leurs confédérations le 11 octobre contre les plans d'austérité européens qui auront inévitablement des conséquences sur leur situation comme pour l'ensemble des salariés.
Fait à Montreuil, le 6 octobre 2011
Le 6 octobre approche, allons à la rencontre des retraités !
Le 6 octobre approche. Il faut manifester haut et fort dans l'unité. Deux sujets essentiels sont à l'ordre du jour : le pouvoir d'achat des pensions et la perte d'autonomie. Les retraités doivent savoir ce que le gouvernement prépare et les propositions de la CGT.
Un tract sur le pouvoir d'achat et la perte d'autonomie (format Word) est disponible en pièce jointe.
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Perte d'autonomie : une expression de l'UCR-CGT
On ne peut qu'être indigné de la décision du président de la République et du gouvernement d'attendre pour légiférer sur l'aide à l'autonomie des personnes âgées.
Début 2011, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Roselyne Bachelot ont a grand renfort de discours promis une loi sur la prise en charge de l'aide à l'autonomie, soulignant l'enjeu de société que représentait cette question ; soulignant que le reste à charge des familles était inacceptable. Chacun renchérissant sur « les cohortes de personnes dépendantes pompant toutes les ressources de la protection sociale.
Cette décision nie tout le travail effectué par les différents groupes de travail, les comités, les débats publics. Il faut dire que les débats ont fait état d'une forte résistance aux projets gouvernementaux sur l'assurance privée obligatoire et sur le recours ou gage sur succession, en particulier, insistant sur la nécessité de faire jouer la solidarité nationale.
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Action unitaire des retraités le 6 octobre 2011
Les organisations syndicales de retraités, UCR-CFDT, UNAR CFTC, UCR-CGT, FGR-FP, UNSA Retraités se sont réunies le 30 août 2011. Elles confirment leur appréciation contenue dans le communiqué du 6 juillet 2011 sur les questions de la perte d’autonomie et du pouvoir d’achat des pensions et appellent les retraités à participer massivement aux manifestations qui se dérouleront
Le jeudi 6 octobre 2011
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Action interprofessionnelle le 11 octobre 2011
Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires
Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.
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Votre magazine à la Fête de l'Humanité les 16,17,18 septembre 2011
Vie nouvelle avec la NVO à la fête de l'Humanité
Pour la troisième année consécutive, votre magazine sera présent à la fête du journal l'Humanité dans l'espace Forum social, un lieu de débat(s), de convivialité, de fraternité. Une équipe de militants, diffuseurs, rédacteurs et dirigeants de Vie nouvelle et de l'UCR vous y accueilleront pour échanger, débattre à quelles encablures des journées d'action des 6 et 11 octobre. Un petit cadeau vous y attend. Vous pourrez également vous abonner au magazine ou (et) parrainer un ami, un proche...
Le visuel que nous présentons ci-dessous vous servira de point de repère...
Pouvoir d'achat des pensions : URGENCE !
Le pouvoir d'achat des retraités reflète les inégalités subies durant toute leur vie active et les accentuent.
La moyenne des pensions aux environs de 1 200 euros pour les hommes, 900 euros pour les femmes met en évidence tout à la fois la faiblesse des revenus et les inégalités liées au sexe.
Au-delà de la perte du pouvoir d'achat due au faible niveau de salaire de remplacement lors de la liquidation des pensions, la désindexation des pensions sur le salaire depuis la réforme Balladur de 1993 et leur indexation sur les prix, se chiffre aujourd'hui par un retard de plus de 20% par rapport au salaire moyen. Les lois Fillon allongeant la durée de cotisation requises pour une retraite pleine et entière ont encore accentué cette dérive.
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Action unitaire le 6 octobre prochain
Le 30 juin 2011 : une réunion unitaire sous le signe de l'action
Les organisations de retraités réunies le 30 juin, partagent la même analyse sur la dégradation des conditions de vie des retraités et la faiblesse des annonces sur le financement de la perte d'autonomie ; elles partagent également l'idée que les effets du pacte de solidarité (Euro +) vont encore aggraver cette situation.
Elles ont donc décidé d'appeler les retraités à l'action, le jeudi 6 octobre 2011.
La nécessité de se faire entendre dans cette situation est plus importante que jamais. L'ampleur des menaces sur le pouvoir d'achat des retraités et l'absence de réponse sur le financement de l'aide à l'autonomie a conduit les organisations à proposer une manifestation nationale, à Paris pour tous ceux qui le décideront, en particulier les régions proches ; les autres étant libres d'organiser ensemble des rassemblements ou manifestations locales, départementales ou régionales. sera diffusé à l'ensemble des organisations.
FSU retraités et Solidaires seront informés de notre décision d'action, conformément à l'engagement pris lors de la réunion de février 2010 avec l'inter UCR.
Prochaine Inter-UCR : mardi 30 août 2011, au siège l'UNSA
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Les retraités mis à contribution par le CESE, avec les héritiers
L'UCR-CGT est résolument opposée à la proposition d'aligner la CSG des retraités (6,6%) sur celle des actifs (7,5%). Cette augmentation s'appliquerait sur des pensions de mille euros. C'est une mesure injuste qui ne tient pas compte que les retraités perdent en moyenne 25 % de leur pouvoir d'achat lors du passage à la retraite. Par ailleurs, l'indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires induit un écart entre salaire et pension, qui s'agrandit tout au long de la retraite. Ce n'est pas non plus tenir compte de la dégradation du pouvoir d'achat des retraités depuis les trois dernières réformes sur les retraites (1993, 2004 et 2010).
D'une façon générale, les préconisations ne garantissent pas un financement suffisant et pérenne. Il n'affiche pas assez l'ambition de relever le défi de la solidarité par une répartition des richesses plus équitable. Les femmes sont les plus nombreuses parmi les personnes en perte d'autonomie, les aidants familiaux et les personnels. Un financement plus ambitieux aurait eu un effet positif sur leur place dans la société.
D'autre part, si nous ne sommes pas opposés à une taxe sur successions, nous aurions préféré qu'elle soit inscrite dans la préconisation d'une réforme de l'impôt sur succession.
Pour sa part, la CGT fait des propositions pour le financement de l'ensemble de la Sécurité sociale.
Nous regrettons d'autant plus les faiblesses de l'avis sur le financement qu'il est intéressant à plus d'un titre. Il se base sur la notion d'autonomie plutôt que de dépendance. Il réaffirme le principe fondamental de la solidarité nationale et préconise la prise en compte de l'aide à l'autonomie sans distinction d'âge par la création d'un nouveau droit universel de compensation de la perte d'autonomie.
La prévention tout au long de la vie, notamment à l'école et au travail, pour réduire les inégalités face à ce risque, l'organisation du parcours de soins et d'accompagnement, la professionnalisation et l'augmentation des personnels, le soutien aux aidants sont également des points essentiels de l'avis.
L'UCR-CGT apprécie la volonté du CESE de redonner à la branche maladie de la Sécurité Sociale un rôle plus important dans la gouvernance de ce nouveau droit. C'est pourquoi elle aurait souhaité que la CNSA soit intégrée dans la Sécurité sociale car, si l'aide à l'autonomie ne relève pas directement de la maladie, en revanche, elle relève de la santé. Un grand service public de l'aide à l'autonomie devrait donc faire partie des réflexions à avoir.
Montreuil, le 16 juin 2011
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Le 21 juin : communiqué commun CFDT, UNSA, CGT
Le 21 juin contre l'austérité
Pour une autre gouvernance économique européenne
La CFDT, la CGT, l'UNSA, membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), s'inscrivent dans la journée de mobilisation et d'information européenne et nationale, du 21 juin prochain, décidée par la CES. Le but de cette journée est de réaffirmer, à la veille du Conseil européen du 24 juin, que nous sommes « Contre l'austérité et contre le type de gouvernance économique que l'Union européenne veut imposer aux travailleuses et aux travailleurs en Europe ». Le message des syndicats européens est clair : Gouverner l'Europe, c'est renforcer son modèle social et non l'attaquer.
Le 12ème congrès de la CES qui s'est tenu à Athènes du 16 au 19 mai dernier, a condamné fermement les décisions prises par les Etats membres et les institutions européennes en matière de gouvernance économique et, plus particulièrement le Pacte euro-plus. Ce dernier ouvre la porte à des attaques sur les salaires, la protection sociale et l'autonomie de négociation des partenaires sociaux.
La CFDT, la CGT, l'UNSA décident d'interpeller les autorités françaises et les eurodéputés français sur les risques que les orientations actuelles en matière de gouvernance économique font courir à la cohésion économique et sociale. Elles vont diffuser à cette occasion un tract aux salariés sur le territoire national et leurs organisations régionales seront présentes le 21 juin à Luxembourg.
Avec la CES, nous militons pour une gouvernance européenne qui œuvre en faveur d'une Europe plus sociale et solidaire pour tous les citoyens, les jeunes en particulier. La coordination des politiques économiques des différents états membres est indispensable, notamment au sein de la zone euro. Aussi, la gouvernance économique responsable, que nous préconisons, doit être axée sur un développement économique créateur d'emplois stables et de qualité, la promotion de la formation pour tous, des salaires décents, ainsi qu'une protection sociale forte. Le pouvoir d'achat, le niveau des salaires et l'accès à des services sociaux de qualité doivent être défendus et assurés.
Avec la CES, la CFDT, la CGT, l'UNSA revendiquent :
- l'autonomie des partenaires sociaux dans le champ de la négociation collective et particulièrement en ce qui concerne les salaires et la négociation salariale ;
- le développement du dialogue social notamment dans l'élaboration des politiques économiques européennes ;
- une réduction graduelle des déficits publics respectant les capacités d'investissement en faveur d'un développement économique durable ;
- une gouvernance économique européenne incluant une harmonisation de l'assiette fiscale avec un taux d'imposition minimum pour les entreprises ;
- la mise en place d'euro-obligations (Eurobonds) pour financer des investissements dans les projets et les réseaux d'infrastructures et de développement européen ;
mardi 7 juin 2011
Réforme des retraites : ce n'est pas fini !
Frédéric DayanCongrès de la FERPA du 5 au 8 avril 2011 à Venise
Avec ses 10 millions d’affiliés, la FERPA (Fédération Européenne des Retraités et Personnes âgées) est aujourd’hui l’organisation la plus représentative des retraités et des personnes âgées en Europe. Elle coordonne sa politique avec celle de la CES notamment en matière de sécurité et de protection sociale, plus particulièrement en ce qui concerne les pensions, les soins de santé, la lutte contre l’exclusion sociale et contre la pauvreté qui touche plus de 50 millions de citoyens en Europe, dont plus de 16 millions sont des personnes âgées et des femmes âgées isolées.
L’UCR CGT en est membre depuis 1999, date de l’entrée de la CGT dans la CES.
Le congrès de la Ferpa s’est tenu du 5 au 8 avril 2011 à Venise. Les textes et résolutions adoptés à ce congrès seront en ligne sur votre site dans les jours à venir. En attendant de lire vous pouvez regarder la galerie de photos en cliquant sur le lien :
http://www.cislveneto.it/2011/galleria-fotografica-del-congresso/?nggpage=
+2,1% pour les pensions au 1er avril : on est loin du compte !
2,1% pour les pensions au 1er avril :
C'est le résultat des luttes, pour autant le compte n'y est pas et l'UCR réclame toujours le retour des revalorisations au 1er janvier.
Les mobilisations de ces derniers mois et la journée nationale d'action des retraités du 17 mars ont pesé dans la décision gouvernementale concernant la revalorisation des pensions de base au 1er avril 2011. Mais, face à la flambée des prix et au passif des années antérieures, cette augmentation ne changera pas le quotidien de millions de retraités qui peinent à boucler leur fin de mois. Les titulaires de basses pensions resteront fragilisés, et parmi eux une majorité de femmes. Cela ne met fin non plus aux conséquences qui découlent des diverses réformes sur les retraites et qui ont conduit à une baisse généralisée du niveau de vie de tous les retraités de plus de 20% depuis 1993.
Il y a urgence à ce que s'ouvre de véritables négociations qui débouchent sur des mesures qui contribuent à corriger les inégalités en matière de pensions et permettent à tous les retraités de vivre enfin dignement leur retraite.
Nos pensions valent mieux que les cadeaux fiscaux offerts aux grandes fortunes et les milliards d'euros de dividendes versés aux gros actionnaires du CAC40.
L’UCR-CGT appelle à construire de nouvelles mobilisations et dans l’unité pour gagner le droit à vivre mieux sa retraite.
Montreuil le 31 mars 201
On n'y arrive plus ! Tout coûte plus cher et nos pensions ne suivent pas !
L'alimentation, le loyer, le chauffage, les transports, la santé, les mutuelles, les impôts...
« On n'y arrive plus ! Tout coûte plus cher et nos pensions ne suivent pas ! »
Ainsi débute le tract sur le pouvoir d'achat que l'UCR-CGT vient d'éditer. L'échéance du 1er avril approche ainsi que celle de la valeur du point pour les retraites complémentaires. La bataille du pouvoir d'achat des pensions va, avec la question de la perte d'autonomie occuper le devant de la scène sociale.
Pour construire l'action qui s'avère nécessaire, la CGT-Retraités a décidé d'aller à votre rencontre dans les quartiers, les villages, les marchés et lieux de vie, voilà la priorité revendicative...
Les mille points de rencontre servent à cela. Allez à votre rencontre : rencontres revendicatives, rencontre de syndicalisation, rencontres pour la diffusion de notre magazine Vie nouvelle.
Au plaisir de vous rencontrer...
Vous pouvez prendre connaissance du tract que l'UCR-CGT vient sur le pouvoir d'achat.
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L'enjeu des retraites complémentaires en diaporama
Quelques chiffres
Pour les retraités non cadres, la retraite Arrco constitue entre 30 et 40 % de la pension globale ; Pour les retraités cadres, les retraites Arrco et Agirc constituent entre 60 et 70 % de la pension globale ;
Près de 18 millions de cotisants et plus de 11 millions de retraités à l'Arrco.
Près de 4 millions de cotisants et 2,5 millions de retraités à l'Agirc.
L'UCR-CGT a mis en ligne une déclaration de la CGT, un argumentaire au format Pdf (que vous trouverez sur le site en page actualités dans la rubrique négociations Agirc-Arcco). Nous complétons avec un diaporama très détaillé qui vous permettra de comprendre les enjeux qui sont au cœur des négociations actuelles.
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RETRAITES : La carte-pétition de la CGT est en ligne
Les décisions du congrès
Dès la semaine du 19 au 25 avril tous les rapports et décisions adoptées au congrès des retraités CGT de La Rochelle (Rubrique 9e congrès - sous rubrique : décisions et élections.). Prenez connaissance dès maintenant des noms et prénoms des nouveaux responsables de la direction de l'UCR-CGT.

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